Le 19 mai 1802, un décret porté par Napoléon Bonaparte est adopté à Paris par le Corps législatif. Il acte la création de la Légion d’honneur.
- •À la fin du XVIIIe, la Révolution française supprime les privilèges aristocratiques.
- •Lorsque Napoléon Bonaparte décide de porter, quelques années plus tard, le projet de mise en place de distinctions honorifiques, beaucoup craignent alors leretour aux principes de l’Ancien Régime.
- •Le Premier consul estime alors que la France a besoin d’honorer ses plus grands serviteurs et va lui-même défendre ardemment ce texte.
- •La création de l’organisation de la Légion d’honneur est finalement adoptée à Paris le 19 mai 1802 par 56 voix contre 38 au Tribunat, puis par 166 voix contre 110 au Corps législatif.
- •Dès le départ, la distinction est pensée pour être attribuée à des militaires mais aussi à des médecins, hauts fonctionnaires, industriels, magistrats, scientifiques, artistes ou même sportifs. C’est toujours le cas aujourd’hui.
- •Selon la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur, elle repose sur 3 principes: « la récompense du mérite individuel », « l’universalité de la reconnaissance » et « la contribution au bien public » .
- •Les premières attributions ont lieu le 15 juillet 1804 dans la chapelle des Invalides (7e), quelques mois après le début du Premier Empire.
- •Pour rentrer dans l’ordre, il faut avoir un casier judiciaire vierge, « une bonne moralité » et surtout un « mérite éminent » dans son domaine.
- •En 1925, un musée de la Légion d’honneur est ouvert à Paris, dans l’hôtel de Salm (7e). Il est dédié à toutes les récompenses et décorations françaises et internationales. Il a été largement rénové en 2006, puis à nouveau entre 2016 et 2018.
- •Avec la multiplication des conflits internationaux lors du XXe siècle, le nombre de légionnaires explose. En 1962, le général de Gaulle lance une réforme du système de décoration : désormais, seules 125 000 personnes vivantes pourront être récompensées.
- •En 2007, l’évolution se poursuit avec l’application de la parité entre les hommes et les femmes dans les promotions civiles.
- •On estime que plus d’un million de personnes ont reçu la Légion d’honneur depuis 1802 !!
- •Actuellement, 77 000 membres sont vivants et 2 200 Français sont décorés chaque année.
Alors que les travaux de rénovation de ses entrées se poursuivent, le musée d’Orsay (7e) ne cesse pas pour autant sa programmation culturelle. L’institution dévoile d’aujourd’hui au 13 septembre une exposition consacrée au photographe et vidéaste franco-égyptien Youssef Nabil.
- •Né en 1972 au Caire, Youssef Nabil est un artiste pluridisciplinaire franco-égyptien, reconnu pour ses photographies et vidéos.
- •L’une des techniques qui le caractérise est la colorisation à la main de tirages argentiques.
- •Il est le premier artiste contemporain à exposer dans les salles orientalistes du musée d’Orsay, institution plus habituée à recevoir des pièces d’artistes importants des XIXe et XXe siècles.
- •Intitulée De rêver encore, l’exposition propose un parallèle entre les œuvres de Youssef Nabil et les collections du musée.
- •Elle permet de se rendre compte de l’influence que le lieu a eu sur l’artiste depuis sa première visite en 1992, comme le montre son autoportrait The Dream, qui fait écho à la peinture Le Rêve de Pierre Puvis de Chavannes.
- •La manifestation explore aussi la place centrale du rêve, du souvenir et de la nostalgie dans son travail, et ses liens avec l’Égypte, son pays natal.
- •Formé de façon chronologique, le parcours permet de découvrir les évolutions du cheminement artistique de Youssef Nabil.
- •On y découvre d’abord ses productions de jeunesse, puis les changements de son art suite à son voyage en France en 1992.
- •La promenade se termine par la projection de deux de ses vidéos, l’un de ses nouveaux médiums de prédilection.
Y aller : Esplanade Valéry-Giscard-d’Estaing, 7e. De 9h30 à 18h (21h45 le jeudi). Billetterie ici, 16 € plein tarif.
Le Conseil de Paris se réunit à nouveau d’aujourd’hui à vendredi à l’Hôtel de Ville (4e). Travaux, végétalisation, accessibilité… Voici les principales thématiques qui vont être abordées.
- •Après une première séance d’installation puis une autre d’une journée pour mettre sur la table quelques grands projets du mandat (violences dans le périscolaire, vente du Parc des Princes, logements inoccupés…), le Conseil de Paris se réunit à nouveau.
- •Pour cette 3e session, le dossier prioritaire érigé par la nouvelle équipe est « l’entretien, l’amélioration et la transformation de l’espace public parisien ».
- •Comme toujours, les séances sont publiques dans la limite des places disponibles. Elles sont également retransmises en direct sur le site de la Ville.
- •La nouvelle mairie souhaite mettre en avant 5 priorités : « mieux vivre l’espace public au quotidien », « protéger les usagers », « transformer la ville pour un espace public plus beau, mieux partagé et adapté au changement climatique », «rendre Paris plus accessible et améliorer les transports du quotidien » et « garantir la qualité d’exécution des projets ».
- •Dans le détail, cela implique une meilleure protection des cyclistes et des piétons, la création d’une brigade contre les violences motorisées, la mise en place de 80 cœurs piétons ou la poursuite de la transformation des grandes places et des portes de Paris.
- •L’ouverture de 300 hectares d’espaces verts en plus est aussi prévue, comme l’aménagement d’une partie du périphérique en boulevard urbain autour de la porte de Gentilly. 15 lignes de bus express doivent également voir le jour.
- •Parmi les autres points abordés, un débat portera sur « l’avenir de l’École publique parisienne face aux fermetures des classes », annonce la Ville.
- •Les conseillers auront l’occasion de discuter des futurs travaux de réhabilitation du Centre de secours Chaligny, ou de l’attribution de l’organisation des épreuves du semi-marathon et du Marathon à un nouveau groupe jusqu’en 2030.
- •Enfin, ils évoqueront l’attribution de la Citoyenneté d’honneur à Narges Mohammadi, journaliste iranienne et prix Nobel de la paix en 2023, emprisonnée de façon récurrente depuis plus de 25 ans dans son pays pour ses prises de position contre le gouvernement.
- •L’ordre du jour complet de la séance de cette semaine est disponible ici.
La Galerie du Génie de la Bastille (11e) lance aujourd’hui deux semaines de festivités autour de la Fête de l’estampe avec une première exposition qui propose de découvrir la richesse de cet art séculaire.
- •En 2013, l’association Manifestampe lance la Fête de l’estampe, fêtée chaque année autour du 26 mai.
- •Cette date symbolique a été choisie pour commémorer l’édit de Saint-Jean-de-Luz, datant de 1660, qui consacre la liberté de créer des graveurs.
- •Soutenant son objectif de « promotion de l’estampe contemporaine et patrimoniale sous toutes ses formes », elle propose des centaines d’événements répartis sur toute la France, dont des portes ouvertes d’ateliers, des stages, des conférences ou des animations artistiques.
- •À Paris, cette 14e édition est lancée dès aujourd’hui avec l’exposition Le Génie de l’Estampe, à la Galerie du Génie de la Bastille. Le vernissage est prévu de 18h à 20h.
- •17 artistes y présentent des œuvres variées réalisées avec de nombreuses techniques : «eau forte, burin, aquatinte, monotype, linogravure, xylographie,collagraphie, gyotaku… », énumèrent les organisateurs.
- •Parmi les exposants figurent Michel Cailleteau, distingué en 2024 par le Prix Paul-Gonnand de la Fondation Taylor, ou Danielle Choukroun, qui exposent régulièrement dans les plus grands salons internationaux.
- •Dès mardi prochain et pour toute la semaine, les ateliers du site de Pajol (18e) proposent des portes ouvertes permettant de rencontrer les artistes et de les voir en action.
- •Les ateliers d’artistes de Belleville (20e) font de même du jeudi 28 au dimanche 31, de 14h à 20h.
- •Une vingtaine de rendez-vous parisiens sont recensés sur cette carte.
Y aller : 126 rue de Charonne, 11e. Du mardi au samedi, de 14h à 20h, et le dimanche de 14h à 19h. Entrée gratuite.
Ouvert en 1798, le passage du Caire (2e) est le plus ancien passage couvert de la capitale. Avec ses 370 mètres de galeries, il est aussi l’un des plus longs. Il est installé au cœur du Sentier, un quartier marqué par l’égyptomanie, entre la place du Caire et la rue d’Alexandrie.
- •Le passage du Caire est construit à la fin du XVIIIe sur les terrains de l’ancien couvent des Filles-Dieu.
- •Après la Révolution, les biens religieux sont nationalisés puis revendus, et le site est divisé en lots à partir de 1797, après son rachat par la Caisse des Rentiers.
- •Il est aménagé à l’emplacement des bâtiments et du jardin du couvent, rue Saint-Denis, près de la cour des Miracles.
- •Le passage comporte 3 galeries : Saint-Denis, qui suit en partie le tracé de la nef de l’ancienne église, Sainte-Foy, et la galerie du Caire.
- •Lors de la construction de l’ensemble, les pierres tombales des religieuses du couvent ont été réemployées dans le dallage des galeries.
- •D’abord appelé passage de la Foire du Caire, le lieu tire son nom de l’entrée des troupes françaises au Caire en 1798.
- •À cette époque, la campagne d’Égypte de Bonaparte suscite un fort engouement en France : on parle alors d’égyptomanie, un terme qui évoque la fascination pour la culture et les mythes de l’Égypte ancienne.
- •Le quartier où se situe le passage reprend justement cette thématique avec des rues alentour baptisées Alexandrie, Aboukir ou rue du Nil.
- •À l’entrée du passage, on trouve 3 effigies d’Hathor, la déesse de l’amour, de la beauté, de la musique, de la maternité et de la joie, reconnaissable à ses oreilles de vache et accompagnée de hiéroglyphes.
- •Avec seulement 2,60 mètres de largeur, il est l’un des passages parisiens les plus étroits.
- •S’il s’agit au XIXe d’un lieu important de l’imprimerie et de la lithographie, le passage se spécialise ensuite dans la production de mannequins de vitrine et d’équipements pour commerces, accompagnant la transformation du Sentier en quartier textile.
- •Aujourd’hui, il reste au cœur de cette activité de prêt-à-porter, dans une ambiance assez éloignée de passages plus luxueux comme la galerie Vivienne (2e).
- •Le lieu a été rénové en 2014 mais conserve cette physionomie étroite et son organisation qui font son identité.
Deux agences retenues pour le chantier du Louvre
Le ministère de la Culture a annoncé lundi les deux agences d’architectures qui vont encadrer le chantier de réaménagement du musée du Louvre (1er), qui prévoit notamment une nouvelle salle pour La Joconde et une nouvelle entrée. STUDIOS Architecture Paris et Selldorf Architects seront à la tête de ce projet estimé à 660millions d’euros, rapporte Le Parisien.
Les Spurs et Victor Wembanyama bientôt de retour à Paris
Selon une information du journaliste spécialisé Marc Stein, relayée par Actu Paris, une nouvelle rencontre de NBA, la ligue de basket américaine, devrait avoir lieu à Paris en 2027. Le Français Victor Wembanyama, l’une des nouvelles stars de la discipline, et son équipe des San Antonio Spurs, devraient être à l’affiche en janvier à l’Accor Arena (12e).
Une conférence sur les risques du plastique
Dans le cadre du cycle Plastiques : un poison systémique, une nouvelle conférence est proposée ce mardi à la Fondation Maison des sciences de l’Homme, sur la législation autour de l’utilisation des plastiques. Béatrice Parance, professeure à l’université Paris Dauphine – PSL et spécialiste des droits de l’environnement, sera interrogée.
- De 18h30 à 20h30.
- 54 boulevard Raspail, 6e.
- Gratuit, inscription obligatoire ici.
De la science en 13 minutes avec les Rencontres d’UPCité
Animer une conférence en 13 minutes, c’est le défi lancé par les Rencontres d’UPCité à plusieurs professeurs ou doctorants ce mardi soir à l’Amphithéâtre Buffon (13e). La défiance entre pêcheurs et scientifiques, la science par le rap, l’hydrogène naturel ou le rôle des enzymes seront notamment évoqués avec humour et entrain.
- De 19h à 21h.
- Amphithéâtre Buffon, rue Hélène-Brion, 13e.
- Gratuit, inscription obligatoire ici.
