Dans la continuité de son exploration des richesses de la Corée du Sud, à l’occasion des 140 ans du début des relations diplomatiques entre le pays et la France, le musée Guimet (16e) aborde l’histoire du royaume de Silla, ses trésors et son héritage.
- •Le Silla a existé de 57 avant J.-C. à 935, et s’étendait sur la partie sud-est de la péninsule coréenne.
- •La ville de Gyeongju en était le centre névralgique, tant au niveau culturel que politique. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 2000, elle se situe au cœur du parc national qui porte son nom.
- •Un partenariat avec le musée national de la ville a permis de monter cette exposition nommée Silla : l’Or et le Sacré, Trésors royaux de Corée.
- •De ce royaume restent de nombreux objets et œuvres d’art révélant à la fois un savoir-faire et des techniques déjà très développées, ainsi qu’une attention à l’esthétique.
- •Des couronnes d’or ainsi que des parures et bijoux avec des pierres précieuses comme des jades ont été retrouvées, notamment dans les tombeaux royaux.
- •L’art religieux s’y est aussi développé, en même temps que l’essor du bouddhisme à partir du début du VIe siècle.
- •Le parcours de visite présente d’abord la ville de Gyeongju, puis explique la formation du Silla, en la plaçant en parallèle du développement de l’industrie du fer dans la région. Des pièces archéologiques qui en témoignent sont exposées.
- •La centralisation du pouvoir autour du clan Kim, qui le conservera jusqu’au crépuscule du royaume, est ensuite évoquée, permettant de comprendre lesdynamiques qui lui ont permis d’exister dans le paysage socio-politique asiatique.
- •L’utilisation grandissante de l’or dans les accessoires et décorationssymbolise cette ascension. Elle est mise en lumière par des pièces comme des coiffes, colliers ou ceintures.
- •L’émergence du bouddhisme, adopté par le pouvoir en 527, et lestransformations qu’elle engendre, sont ensuite étudiées, comme le développement très important de l’art religieux.
- •La visite se termine sur une découverte de la grotte de Seokguram, sanctuaire de pierre bouddhiste construit au VIIIe et joyau de ce patrimoine.
Y aller : 6 place d’Iéna, 16e. Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h. Billetterie ici, 15 € plein tarif.
Envie d’un bol d’oxygène ? La Fête de la nature revient pour sa 20eédition à partir d’aujourd’hui et jusqu’à lundi, dans la capitale comme partout en France.
- •Cet événement national, gratuit et ouvert à tous vise à reconnecter les citoyens à la biodiversité qui les entoure.
- •Créé en 2007 à l’initiative du Comité français de l’UICN et du magazine Terre Sauvage, il propose chaque année des milliers d’animations pour découvrir, comprendre et protéger notre environnement.
- •« Nous voulons offrir à chacun l’occasion de vivre une expérience directe avec la nature, pour mieux la connaître et la préserver », explique l’organisation.
- •Dans un contexte de crise écologique, cette manifestation se veut un moment de sensibilisation joyeux et participatif, mobilisant associations, collectivités, écoles et citoyens.
- •Pendant 6 jours, plus de 3 000 lieux accueilleront le public autour de balades, observations, ateliers, rencontres, animations familiales, sorties naturalistes et expériences sensibles au contact du vivant.
- •À Paris, les festivités commencent dès aujourd’hui avec une rencontre sur la pollinisation au jardin Marcotte (11e), un salon de lecture et de jeux au parc de Bercy (12e) ou des visites du jardin du bas Belleville (20e).
- •Samedi et dimanche, le Jardin des Plantes (5e) propose une journée festive et gratuite avec stands associatifs regroupés dans un Village nature, dégustationsde plantes et glaces, spectacles en plein air, visites guidées et rencontres.
- •Enfin, des promenades et activités sont à suivre aux Buttes-Chaumont (19e), au jardin pédagogique La Rue Verte (12e), au jardin de Roquelaure, siège du cabinet du ministère de la Transition écologique (7e) et dans de nombreux espaces verts partagés de la capitale.
- •La carte complète est à retrouver ici.
- •Selon un sondage OpinionWay réalisé en mars 2026 pour la Fête de la Nature,87 % des Français souhaitent mieux connaître les espèces et les milieux naturels proches de chez eux.
- •Mais cette aspiration se heurte encore à un manque de repères : 47 % ne savent pas où se renseigner pour trouver une sortie nature.
D’aujourd’hui à samedi, le festival Ciné Chapelle transforme les espaces verts de ce quartier du 18e en cinémas à ciel ouvert. Des projections gratuites et à destination de toute la famille sont prévues.
- •Ciné Chapelle est organisé par le collectif des Jardins de la Chapelle, qui réunit plusieurs lieux culturels, solidaires ou associatifs du secteur.
- •Il se déroule entre le Shakirail, le jardin partagé Le Bois Dormoy, le tiers-lieuJardin des Traverses et le jardin de la bibliothèque Maurice-Genevoix.
- •Son but est de faire vivre ses espaces verts avec des animations gratuitespour tous et des projections en plein air suivies d’échanges en compagnie de membres de la production.
- •Le rendez-vous commence dès 15h par une après-midi familiale autour de 6 courts métrages dans le parc de la bibliothèque Maurice-Genevoix.
- •Jeudi, direction le Jardin des Traverses à 20h pour admirer Planter des hommes, d’Olivia Bernholc, avant une discussion autour du film.
- •Le Bois Dormoy accueille ensuite les festivités vendredi, dès 18h, et samedi, dès 10h30. Pour la soirée, le documentaire Ici rond-point de l’Asie est présenté en présence des réalisateurs, avant un autre, Chantemerle.
- •Le lendemain matin, 5 courts métrages d’animation sont à découvrir. Un pique-nique partagé est ensuite proposé.
- •La clôture du programme se tient au Shakirail dès 16h, samedi, avec une table ronde sur le thème de la Nature en ville. La chercheuse et géographe Nathalie Blanc et le réalisateur Geoffroy Couanon échangeront.
- •Dans la foulée, des spectacles, un chaleureux banquet et la projection de Douce France, documentaire de l’invité du jour, sont prévus.
- •Programme en détails ici.
Le musée du Louvre (1er) présente dès aujourd’hui et jusqu’au 15 mars 2027 une exposition imaginée uniquement autour de ses propres collections et dédiée à la maîtrise et l’utilisation de l’eau en Mésopotamie.
- •Le Louvre aménage son département des Antiquités orientales dès aujourd’hui pour accueillir ce nouveau parcours qui met en lumière le fonctionnement de la société mésopotamienne.
- •Cette ancienne région était située entre l’actuel Irak et une partie de la Turquie, de la Syrie et de l’Iran. Elle s’est constituée autour de deux fleuves, le Tigre et l’Euphrate.
- •Naissant vers 3500 avant J.-C., elle couvre une longue période de l’Antiquité. Elle est considérée comme l’un des berceaux des premières civilisations et a vu l’apparition de l’écriture et des villes.
- •Elle a aussi été le théâtre des débuts de la maîtrise de l’eau par l’Homme via des infrastructures, et notamment de l’invention de l’irrigation.
- •C’est en effet en Mésopotamie que l’on trouve trace des premiers ouvrages hydrauliques (canaux, ponts, aqueducs, lacs artificiels) qui ont contribué à transformer les vies des populations.
- •La manifestation se divise en plusieurs espaces mettant en lumière les divers aspects de l’importance de l’eau.
- •Les liens de l’élément avec le divin et dans la relation entre humains et dieuxsont racontés, comme son rôle dans la vie quotidienne ou dans le système de pouvoir.
- •Une centaine d’œuvres mésopotamiennes sont présentées, dont des statues, reliefs de murs ou stèles. Des objets comme des sceaux complètent le parcours.
- •Enfin, une sélection de 27 autres créations de toutes époques permet de porter un autre regard sur l’utilisation de l’eau et la protection de l’environnement au fil du temps.•Comme souvent, des visites guidées thématiques sont proposées autour de l’exposition, tous les vendredis en nocturne et tous les dimanches, à 10h, jusqu’en novembre.
- •Les mercredis, samedis et dimanches de juillet, des balades contées à destination des familles sont organisées, à partir du Conte des princesses de Bactriane.
Y aller : Rue de Rivoli, 1er. Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h (21h les mercredis et vendredis). Billetterie ici, dès 22 €.
La Journée mondiale de la métrologie est célébrée aujourd’hui. L’occasion de s’intéresser au Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), installé dans le 15e, qui fête ses 125 ans cette année. Méconnue du grand public, cette institution se porte garante de la fiabilitéet de la précision des mesures, comme l’explique son directeur général, l’ingénieur Thomas Grenon.
- •Créé en 1901 au sein du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), le LNE garantit la fiabilité des mesures en France, dans des domaines aussi variés que l’industrie, la santé, l’énergie ou les transports.
- •« Il est assez peu connu parce que, comme vous le savez, quand les trains arrivent à l’heure, quand les choses marchent bien, finalement, on n’en parle pas», souligne Thomas Grenon, directeur général du site depuis 10 ans.
- •« On intervient dans tous les aspects du quotidien, développe-t-il. Lorsque vous allez au marché et que vous achetez un kilo de tomate, quand vous prenez un volume d’essence à la pompe, ou lors d’analyses médicales, qui sont une série de mesures fiables qui doivent permettre d’évaluer votre état de santé ou de détecter des signes avant-coureurs. »
- •L’une des missions les plus concrètes du LNE concerne la métrologie légale, c’est-à-dire le contrôle des instruments utilisés dans les transactions commerciales ou liés à la sécurité publique.
- •Compteurs d’eau ou d’électricité, taximètres, radars routiers ou éthylomètres : tous doivent répondre à des normes strictes.
- •« Il y a deux notions essentielles. La première, c’est la fiabilité de la mesure : quelle confiance je peux placer dans un chiffre ? », poursuit le directeur.
- •L’autre réside dans le raccordement des mesures : « Pour qu’un kilo ait la même valeur aujourd’hui et demain, à Paris comme à New York, il faut que toutes les mesures soient comparées à un même point fixe », renseigne-t-il.
- •Une absence de mesures fiables paralyserait industrie, médecine, recherche, commerce et plus globalement, notre quotidien.
- •La métrologie évolue aujourd’hui pour soutenir activement la transition énergétique, environnementale et numérique.
- •L’établissement travaille aussi sur des sujets de pointe comme l’intelligence artificielle, les nanotechnologies, les technologies quantiques ou lacybersécurité, car ces nouveaux outils impliquent des méthodes de mesure.
- •« Notre vocation au niveau national et européen, c’est d’être le laboratoire des technologies de demain. De pouvoir les accompagner à la fois dans leur développement, mais aussi dans le fait que l’on puisse leur faire confiance », conclut Thomas Grenon.
La grève dans le périscolaire s’amplifie
Déjà appelés à la grève par l’intersyndicale depuis une semaine, les animateurs du périscolaire parisien doivent amplifier leur mouvement ce mardi, annonce Le Parisien. Une manifestation est prévue entre Bastille (11e) et l’Hôtel de Ville (4e), et 200 à 300 des 620 écoles parisiennes pourraient voir leur service périscolaire fermé.
Deux hôtels parisiens devraient perdre leur titre de palace
Trois hôtels, dont deux parisiens, devraient perdre leur titre de palace, n’ayant pas respecté les critères d’excellence imposés, selon une information du Figaro. Cela n’était pas arrivé en France depuis 2010. La décision sera confirmée par Serge Papin, ministre chargé du tourisme, le 2 juin lors de l’annonce de la nouvelle Collection Palace 2026.
Une exposition sur la préservation du patrimoine
Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa est la nouvelle exposition présentée dès aujourd’hui et jusqu’en janvier prochain à la Cité de l’architecture et du patrimoine (16e). Elle regroupe archives, œuvres et répliques numériques de sites historiques pour raconter comment le patrimoine fait face aux guerres et à la destruction.
- Tous les jours sauf le mardi de 11h à 19h (21h le jeudi).
- 1 place du Trocadéro et du 11-Novembre, 16e.
- Billetterie ici, 13 € plein tarif.
