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Les grands prix littéraires d’automne 2026 sont.

La plupart des prix remis en ce début novembre ont été attribués à des ouvrages qui connaissaient déjà un certain succès en librairie et dont Infos75 vous a largement parlé ces dernières semaines.

LE PRIX GONCOURT POUR PHILIPPE JAENADA

  • • Philippe Jaenada, déjà sélectionné à quatre reprises par le prix Goncourt, a fini par remporter cette année la plus célèbre des récompenses littéraires françaises avec son roman, L’inconnue du quai de Javel, paru aux éditions Flammarion.
  • •L’enquête de l’écrivain pour tenter d’élucider l’assassinat, en 1949, de Louise Cansot, un modèle pour peintres dans le Paris de l’après-guerre, s’était vendue jusque-là à plus de 60 000 exemplaires.
  • •Très ému, Jaenada a déclaré être « fier » et « joyeux » de recevoir un prix qui lui permettra « plusieurs années d’écriture tranquille ».
  • •L’écrivain a également tenu à rendre hommage au personnage central de son livre : « Je pense à elle et à toutes les jeunes femmes qui lui ressemblaient et qui lui ressemblent encore aujourd’hui ».
  • •Le jury a été séduit par son travail minutieux pour dénouer les fils de cette ancienne affaire criminelle et son style plein d’humour et d’autodérision.
  • •Il a obtenu 6 voix contre 3 pour le très beau livre de Sylvain Prudhomme, De l’autre côté du lac,  qui avait lui aussi marqué les esprits.

LE FEMINA ET LE RENAUDOT

  • •Autre finaliste malheureux du Goncourt, Yannick Haenel s’est consolé avec le prix Femina pour La solitude des professeurs est infinie, paru aux éditions Gallimard. Ce livre, consacré aux conditions de vie et l’engagement des enseignants dans les collèges, avait reçu un très bel accueil à la rentrée et il continue de séduire, sans doute, en raison de l’actualité du moment. L’agrégé de lettres en avait déjà vendu en début de semaine 45 000 exemplaires.
  • •Le prix Femina du roman étranger a été attribué à Laura Kasischke pour Baignade surveillée (Gallimard).
  • •Quant au 100e prix Renaudot, il est allé à François-Henri Désérable, pour son ouvrage Le Palais publié, lui aussi, chez Gallimard. Les aventures d’Arun Kumar, un jeune Franco-Indien, excellent dégustateur dans le milieu des grands crus bourguignons, ont déjà conquis plus de 50 000 lecteurs.

LE MÉDICIS ET LE GRAND PRIX DU ROMAN DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE

  • •Le prix Médicis a été décerné à un livre plus confidentiel intitulé Dans les grandes lignes, de Philippe Vasset(Flammarion). Ce récit, très bien écrit, raconte le périple très original de l’écrivain qui a traversé la France pendant deux ans, sans carte ni GPS, en suivant uniquement des lignes à haute tension. Il a utilisé les pylônes comme seuls points de repère et peu à peu, les lignes électriques l’ont conduit vers des endroits que personne ne songerait normalement à visiter.
  • •Le Grand prix du roman de l’Académie française, a été attribué le 29 octobre à Sébastien Lapaque pour Le rappel des oiseaux(Actes Sud), l’histoire très poétique d’un enfant qui apprend que le langage des oiseaux est capable de panser les blessures des hommes.
  • •Enfin, le prix du Quai des Orfèvres a été remis à Nils Barrellon pour son roman, Seine de crime.
  • •Le jury, présidé par Virginie Lahaye, la directrice de la police judiciaire parisienne, a distingué un roman dont le sujet n’est pas sans rappeler celui de Philippe Jaenada puisqu’il suit une capitaine de la brigade criminelle qui enquête sur la mort d’un homme retrouvé les poumons gorgés d’eau et le visage fracassé près du pont de Bercy.

 

À 62 ans, Philippe Jaenada a reçu le prix Goncourt mardi pour son treizième roman, une enquête sur le meurtre d’une jeune femme qui a eu lieu en 1949 (crédit : Pascal Ito / Flammarion)

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