Deux des plus importants prix littéraires français, le Goncourt et le Renaudot, qui célèbre son centenaire, sont remis ce mardi à Paris, depuis le restaurant Drouant(2e). Une adresse emblématique de la capitale qui entretient des liens forts avec la littérature depuis plus d’un siècle.
- •Le lauréat du prix Goncourt est annoncé aujourd’hui, vers 12h45, au restaurant Drouant, juste avant celui du prix Renaudot.
- •Pour le premier, 4 romans sont toujours en course : La solitude des professeurs est infinie, de Yannick Haenel (Gallimard), L’Inconnue du quai de Javel, de Philippe Jaenada (Flammarion), Choses que je croyais perdues, de Clémentine Mélois (L’Arbalète-Gallimard), et De l’autre côté du lac, de Sylvain Prudhomme (Minuit).
- •Côté Renaudot, 6 finalistes ont été désignés : François-Henri Désérable, pour Le Palais (Gallimard), David Djaïz, pour La Méthode (Stock), Patrice Jean pour Stay Free (Le Cherche Midi), Osvalde Lewat pour Un corps indocile (Philippe Rey), Anne Percin pour Eugénie sous les bombes (Buchet-Chastel) et Marie Petitcuénot pour Heures sauvages (Héloïse d’Ormesson).
- •Cette proclamation commune fête elle aussi cette année ses 100 ans.
- •La création du Goncourt est un peu plus ancienne : en 1892, l’écrivain Edmond de Goncourt décide, via son testament, de consacrer sa fortune à la création d’une académie littéraire qui récompenserait, tous les ans, « le meilleur ouvrage d’imagination en prose, paru dans l’année ».
- •L’auteur meurt en 1896 mais il faudra attendre 1902 pour que l’Académie Goncourt soit constituée. Elle remet en décembre 1903 son premier prix. Il est attribué à John-Antoine Nau pour Force ennemie.
- •Ce n’est qu’en 1914 que les académiciens décident de se réunir au restaurant Drouant, place Gaillon, au coeur de Paris.
- •En 1925, alors que les délibérations du jury du prix Goncourt s’éternisent, deux journalistes, Georges Charensol et Gaston Picard, ont l’idée de créer un autre prix littéraire, qui serait remis par des journalistes représentant différents titres.
- •Dès l’année suivante, ils mettent en application cette idée et donnent à cette récompense le nom de Théophraste Renaudot(1586-1653), considéré comme l’un des pères fondateurs de la presse française.
- •Le premier Renaudot est décerné à Armand Lunel, un professeur de philosophie peu connu, pour Nicolo-Peccavi ou l’Affaire Dreyfus à Carpentras.
- •Traditionnellement, il est désormais remis chez Drouant, là où il a été imaginé, juste après l’annonce du Goncourt.
Festival dédié au jazz international, Jazzycolors est de retour pour une 24e édition, organisée une fois de plus dans les centres culturels étrangers de la capitale, d’aujourd’hui au 11 décembre.
- •Au début des années 2000, l’idée de Jazzycolors naît de l’initiative de Michaël Wellner-Pospisil, alors directeur du Centre culturel tchèque de Paris (6e).
- •Ce dernier souhaite lancer un festival de jazz mettant à l’honneur des artistes de nombreux pays, pas forcément connus en France.
- •Dès la première édition, en 2003, l’événement s’appuie sur une coopération entre les instituts culturels étrangers de la capitale. Chacun invite des artistes de sa scène nationale à venir à Paris.
- •Durant plus d’un mois, 17 centres culturels et clubs de jazzde la capitale accueillent des concerts d’artistes représentant pas moins de 25 cultures.
- •Le rendez-vous s’ouvre ce soir avec un concert du très réputé pianiste de jazz franco-serbe Bojan Z, parrain du rendez-vous depuis 2008, à l’Institut Goethe (16e). L’entrée est gratuite, sur réservation ici.
- •La chanteuse franco-taïwanaise Estelle Perrault propose samedi une soirée de jazz vocal contemporain au Sunset-Sunside (1er).
- •Parmi les autres affiches attendues, la saxophoniste Linda Fredriksson s’associe au pianiste Tuomo Prättälä à l’Institut finlandais (5e) le jeudi 18 novembre, et le Emma Nagy Quintetreprésentera le jazz hongrois, toujours au Sunset-Sunside, le mardi 24 novembre.
- •Programmation complète et billetterie ici.
- •Cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions du Forum des instituts culturels étrangers à Paris (FICEP), fondé en 2002 et chargé d’organiser Jazzycolors.
- •Il réunit à ses débuts 31 centres culturels étrangers pour créer un réseau de coopération, qui s’étend aujourd’hui à 58 instituts.
- •L’organisme a pour but d’imaginer des projets communs mettant à l’honneur la diversité des cultures dans la capitale, comme la Nuit de la littérature, ainsi que de faciliter les échanges au quotidien entre les équipes.
Mimi Cracra, petite fille curieuse qui aimait découvrir le monde en n’ayant pas peur de se salir, a marqué plusieurs générations avec ses récits insouciants. La Bibliothèque nationale de France (BnF – 13e) consacre dès aujourd’hui une exposition à sa créatrice, l’autrice et illustratrice Agnès Rosenstiehl.
- •Diplômée des Métiers d’art, Agnès Rosenstiehl publie son premier album De la coiffure en 1969, dans un style minimaliste avec un simple trait noir et des couleurs vives. Son écriture se caractérise par une grande liberté de ton.
- •En 1976, elle crée pour le magazine Pomme d’Api le personnage de Mimi Cracra, une petite fille qui explore le monde en se salissant, qu’elle dessinera pendant 25 ans.
- •Esprit libre et engagé, elle réalise des albums comme Les Filles (1976) qui déconstruisent déjà les stéréotypes de genre et abordent le corps sans tabou.
- •Autrice de plus d’une centaine d’albums, elle a fait don de ses archives à la BnF, qui lui consacre cette rétrospective jusqu’au 24 janvier.
- •Mimi Cracra est en total décalage avec les héroïnes sagesde la littérature jeunesse de son époque.
- •Reconnaissable à sa robe rouge et ses deux petites nattes, elle n’hésite pas à explorer son environnement et à transformer des objets du quotidien pour en faire des jeux.
- •Un rouleau de papier toilette peut ainsi devenir un tapis volant quand un panier à linge fait office de bateau.
- •Ses aventures reposent souvent sur des activités improvisées, et l’eau occupe une place très importante dans son univers.
- •Agnès Rosenstiehl a aussi imaginé des abécédaires et des livres documentaires autour de l’algèbre, des couleurs, des voyages ou des figures de style.
- •En 1978, elle publie L’Alphabet fou ou le livre des syllabes sibyllines. L’album est rempli de virelangues, ces phrases difficiles à prononcer qui jouent avec les sons et les répétitions.
- •À l’occasion de l’exposition, la BnF réédite cet album qui a longtemps été difficile à trouver.
- •Certaines planches originales ont même été recolorisées à l’aquarelle par Agnès Rosenstiehl pour remplacer celles qui avaient disparu.
Y aller : Quai François-Mauriac, 13e. Du mardi au samedi, de 10h à 19h, et le dimanche de 13h à 19h.
La 2e édition du Championnat de France de Pâté-Croûtese tient aujourd’hui à Paris, au siège social de Groupama (8e). 21 candidats, dont 3 professionnels exerçant à Paris, vont tenter de décrocher le titre et de se qualifier à la finale internationale.
- •La création du Championnat du Monde de Pâté-Croûte, qui remonte à 2009, est antérieure à celle de la compétition nationale.
- •« Tous nos copains cuisiniers se targuaient de faire le meilleur pâté-croûte, alors on a décidé de les départager d’une façon officielle », résume Arnaud Bernollin, l’un des cofondateursde l’événement, également à la tête du Groupe Bernollin, spécialisé dans les cuisines.
- •« C’est un plat français emblématique qui regroupe des techniques de charcuterie et de pâtisserie. Et surtout, c’est un produit qui rend dingue. Une fois qu’on a commencé à en faire, on veut toujours s’améliorer », raconte-t-il.
- •Faisant face, chaque année, à une centaine de candidatures françaises pour le titre mondial, les organisateurs décident de lancer en 2025 un Championnat de France afin de sélectionner les meilleurs candidats tricolores.
- •À l’issue de présélections locales partout dans l’Hexagone, 21 candidats sont retenus pour cette finale.
- •Côté Parisien, Antoine Colot représente le traiteur Maison Thielen, et sera en concurrence avec Paul Di Giandomenico, de Dents de Loup (9e), et Fanny Schmitt, du Plaza Athénée(8e).
- •Leurs créations seront départagées par un jury composé de professionnels de la gastronomie et présidé par le chef du restaurant triplement étoilé Kei (1er), Kei Kobayashi.
- •« On a une grille de notation assez précise, décrit Arnaud Bernollin. La moitié de la note va pour la dégustation d’ensemble, le goût général. »
- •« Ensuite, on considère l’esthétique de la pièce entière, puis la présentation de la tranche uniquement. Enfin, la cuisson et la dégustation de la croûte se font à part, et on finit par la gelée, autre point très important », poursuit-il.
- •En 2025, le titre est revenu à Jonathan Dudek, de la charcuterie parisienne Arnaud Nicolas (18e).
- •Les 7 meilleurs candidats, dont le grand gagnant, seront qualifiés pour la finale du Championnat du Monde de Pâté-Croûte, qui se tiendra le 30 novembre à Lyon.
- •Ils retrouveront 8 autres concurrents internationaux et tenteront de succéder au Français Thibault Gonzales, récompensé l’année dernière.
Ancien trader devenu photographe, Jonk parcourt le monde à la recherche de lieux abandonnés, progressivement reconquis par la nature. Une passion née dans les rues de Barcelone et que ce Parisien concrétise depuis des années en publiant des ouvrages, dont Urbex Stories, son dernier en date, paru le 19 octobre.
L’été de ses 18 ans, Jonk passe deux mois à Barcelone. Amateur de photographie depuis son adolescence, il part avec son appareil et découvre l’ampleur du street art dans la ville. « À l’époque, il y avait des œuvres vraiment partout, et de grande qualité. Ça a tout de suite été mon sujet de photo», se rappelle le Parisien. À son retour, il continue à arpenter les rues. « Je ne voulais pas faire les mêmes clichés que tout le monde, donc j’ai cherché des peintures originales, inédites, et je me suis rendu compte que les graffeurs allaient beaucoup dans des lieux abandonnés pour peindre plus tranquillement ».
À partir de 2008, il visite les toits de Paris, les tunnels du métroet les stations fantôme ou encore les catacombes interdites. « Quand quelque chose m’intéresse, je vais au fond des choses », explique celui qui cultive cette passion en parallèle d’une carrière bien différente. Ingénieur de formation, il travaille dans la finance, en tant que trader.
Au fil de ses explorations, le regard de Jonk évolue et se concentre sur les bâtiments, leur atmosphère et surtout « la nature qui renaît dans ces lieux abandonnés. C’est ce qui me plaît le plus », explique l’artiste. Après la capitale, il élargit ses terrains d’exploration à la région parisienne, puis à des destinations plus exotiques. « Les friches m’ont aussi servi d’excuses pour voyager », sourit le passionné.
Depuis 2018, année de la publication de ses 3 premiers ouvrages photographiques, il a quitté son travail de trader, qui le passionnait mais dont il avait « l’impression d’avoir fait le tour ». Il se consacre depuis totalement à la photographie. Il vient d’ailleurs de publier son 12e livre, Urbex Stories (éditions Tempus Fugit), dans lequel il raconte, au-delà des images, les histoires et anecdotes fortes qui se cachent derrière celles-ci.
Pendant la crise sanitaire, après avoir exposé en Chine ou aux États-Unis, Jonk commence à imaginer un lieu où présenter ses œuvres à Paris. Son projet se concrétise en mars 2023, lorsqu’il ouvre Nature Forte (10e), une galerie installée à deux pas du canal Saint-Martin ouverte au public du mercredi au samedi de 13h à 19h.
« En plus de mes travaux, je voulais aussi présenter ceux d’autres artistes. La galerie est spécialisée sur le thème de la nature forte, concept que j’ai développé en analogie avec la nature morte et que je conçois comme un genre artistique qui permet de montrer toute la force de la nature », précise-t-il. Entre ses livres, son établissement et les visites dans des friches qu’il organise parfois, l’ancien trader a fait de sa passion une activité à part entière, sur les traces des lieux où la végétation reprend ses droits.
Lycées. En cette rentrée après les vacances scolaires de la Toussaint, quelques établissements scolaires étaient à nouveau bloqués lundi par des élèves, à l’appel d’organisations étudiantes et lycéennes, poursuivant le mouvement social engagé depuis plusieurs semaines. 7 lycées dont Charlemagne (4e), Turgot (3e) ou Voltaire (11e) étaient notamment concernés, rapporte Le Figaro Étudiant.
Changement de direction. Le Paris FC a rendu hommage ce week-end à Pierre Ferracci, président de la structure depuis 2012et qui va passer la main à Antoine Arnault à l’issue du prochainconseil d’administration du club, prévu lundi prochain.
