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La Gangrène de Nathalie Goulet : le livre qui prouve que l’argent sale. a plus d’imagination que nous.

Il y a des sénatrices qui passent leur temps à compter les virgules dans le budget. Et puis il y a Nathalie Goulet. Celle-là, elle a regardé la France en face et a déclaré : « Ça sent le pourri. » Résultat ? Un livre de 410 pages intitulé La Gangrène – Comment l’argent sale pourrit le monde.
Sorti début octobre 2026 chez Robert Laffont. Titre doux, rassurant, parfait pour la table de chevet.Nathalie ne fait pas dans la dentelle. Elle nous dresse une galerie de portraits digne d’une comédie noire.
On y croise le dealer du quartier, la femme de paille (spécialité française ultra-performante), le comptable qui « arrange » les comptes comme on arrange un bouquet, l’expert en faux parfums, le pro du kebab-blanchiment, et même le type qui revend des pièces d’avion contrefaites. Oui, votre prochain vol pourrait être sponsorisé par un réseau de contrefaçon. Charmant, non ?
Ce qui rend le livre savoureux, c’est le ton. Nathalie Goulet écrit avec un humour sec, presque britannique, alors qu’elle décrit une France en train de se faire gangréner de l’intérieur. Elle parle de « gangstérisation » comme d’autres parlent de la météo. 50 milliards d’euros blanchis chaque année. Cinquante. Milliards. Pendant ce temps, on se dispute pour 2 euros d’augmentation du SMIC.
Le plus drôle (et le plus inquiétant), c’est qu’elle montre que tout le monde peut être complice sans le savoir. Vous avez acheté un parfum trop beau pour être vrai ? Un médicament un peu trop pas cher ? Vous avez mangé dans un resto qui change de nom tous les six mois ? Bravo, vous êtes peut-être un maillon de la belle chaîne.
Nathalie ne vous juge pas… elle vous fait juste un petit clin d’œil méchant.Pendant que d’autres politiciens tweetent « Il faut lutter contre… », elle, elle sort le manuel pratique illustré. Avec des chiffres d’Europol et d’Interpol qui font mal. Des tonnes de fausse bouffe, de faux médicaments, de faux tout.
Et elle le fait avec un sourire en coin, comme si elle disait : « Regardez-moi ces salopards pluridisciplinaires. Ils sont meilleurs que nous. »Alors voilà. La Gangrène n’est pas un livre pour s’endormir tranquille.
C’est un livre pour rire jaune, se gratter la tête, et regarder son barbier local d’un œil un peu plus soupçonneux. Merci Nathalie. Grâce à vous , on sait maintenant que l’argent sale n’est pas seulement sale… il est aussi terriblement créatif.
À lire absolument. Et après, on se lave les mains. Deux fois.
T.Youf
Editions Robert Laffont
Prix 21,90 €

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