Une nouvelle journée de mobilisation et de grève est prévue ce jeudi à l’appel de l’intersyndicale, à Paris comme dans toute la France, pour demander une hausse du pouvoir d’achat, des salaires et une amélioration générale des conditions de vie. Voici ce qui est prévu dans la capitale.
- •Cette journée s’inscrit dans la continuité des mobilisations lycéennes et étudiantes qui ont lieu depuis plusieurs semaines et se sont déjà élargies à des revendications autour de la dignité et du pouvoir d’achat.
- •Cette fois, le mouvement se propage à la fois aux salariés du public et du privé, aux retraités et aux étudiants, et se développe aussi en contestation du projet de budget 2027.
- •Les syndicats demandent notamment une augmentation générale des salaires, le renforcement des services publics et une meilleure répartition des richesses.
- •Dans la capitale, l’intersyndicale avait déposé une proposition d’un parcours entre Bastille et Concorde le 21 octobre, mais celui-ci a été interdit par la Préfecture de police de Paris par un arrêté publié hier à 16h15.
- •L’institution a alors proposé un trajet entre la place de la République (4e) et celle de la Nation (12e). Des commercespourraient être fermés sur le trajet du cortège.
- •Côté transports, la circulation des métros devrait être normale toute la journée, selon la RATP, mais de nombreuses stations seront à nouveau fermées.
- •Les services des lignes de RER B, C, D et E et des lignes régionales de train devraient être « perturbés », selon la SNCF.
- •Plusieurs syndicats de l’Éducation nationale appelant à la grève, des fermetures d’établissements scolaires ou de cantines pourraient également être enregistrées. Aucune liste officielle n’a néanmoins été communiquée.
- •Même constat chez les organisations hospitalières : des consultations ou interventions non urgentes pourraient être affectées.
- •Des musées ou centres culturels vont aussi être concernés. La BnF (13e) a déjà expliqué que l’activité de ses sites pourrait être perturbée et que des salles pourraient être « saturées en raison de la fermeture de plusieurs bibliothèques ».
Après le lancement des Photos Days et d’une exposition dédiée au Louvre (1er), le mois parisien de la photographie se poursuit avec Photo Saint-Germain, parcours qui se déploie jusqu’au 28 novembre dans plusieurs galeries et lieux culturels du 6e.
- •En 2010, Juliette Aittouarès-Caillon, directrice de la galerie Espaces 54, lance l’initiative avec l’objectif de profiter du mois de la photo pour mettre la lumière sur les galeries de Saint-Germain-des-Prés.
- •Dès l’année suivante, le festival fédère plusieurs établissements autour d’un parcours d’expositions.
- •Une nouvelle dynamique est donnée en 2015 sous l’impulsion de l’autrice et critique d’art Virginie Huet et d’Aurélia Marcadier, commissaire et iconographe. Cette dernière est toujours la directrice du rendez-vous.
- •Au fil du temps, l’événement s’étend à des espaces situés dans les arrondissements voisins et à des musées, librairies ou centres culturels, et met autant en avant la création contemporaine que la photographie historique.
- •Entièrement gratuit, le festival invite les Parisiens à se balader d’exposition en exposition dans tout le quartier.
- •Le vernissage est prévu ce soir de 18h à 21h dans la plupart des lieux participants. Carte des parcours ici.
- •Près de 40 institutions font partie de la programmation, dont une vingtaine de galeries mais également l’Académie des Beaux-Arts, les centres culturels tchèque et irlandais, le musée d’Histoire de la Médecine ou Deyrolle.
- •Jusqu’au 28 novembre, des rencontres et visites guidéessont aussi proposées. Samedi, il sera notamment possible de découvrir la Maison d’Auguste-Comte ou d’échanger avecChloé Sharrock, lauréate de la résidence photographique du musée de l’Armée, à la mairie du 7e. Programme complet ici.
- •À l’occasion de Photo Saint-Germain, l’Institut national des Jeunes Aveugles – Louis-Braille (7e), installé sur le boulevard des Invalides, ouvre pour la première fois son fonds photographique.
- •L’exposition Des aveugles. La collection photographique de l’INJA raconte en photos l’histoire de cet établissement public fondé en 1785 dédié à l’éducation et l’autonomisation des jeunes aveugles et malvoyants.
- •Les clichés révèlent tant l’évolution de la prise en charge de ses publics que le quotidien des bénéficiaires.
Le salon Paris pour l’emploi est de retour aujourd’hui et demain, de 10h à 18h, pour sa 24e édition, sur la place de la Concorde (8e). Ce rendez-vous gratuit permet aux chercheurs d’emploi de rencontrer en direct des recruteurs et des organismes de formation.
- •Organisé sous des structures installées sur la place de la Concorde, le salon permet de trouver des opportunités d’emploi, mais également de stage, d’alternance ou de formation.
- •Près de 350 métiers sont représentés, et les visiteurs peuvent directement déposer des candidatures et même passer des entretiens sur place.
- •L’événement est pensé pour s’adapter à tous les profils, desjeunes diplômés aux salariés en reconversion, en passant par les personnes sans diplôme.
- •L’année dernière, le salon, l’un des plus importants du genre à Paris, avait accueilli près de 20 000 personnes et enregistré 27 000 visites virtuelles.
- •Dans le détail, plus de 1 800 offres sont proposées cette année selon la Ville.
- •Elles concernent des secteurs très variés, comme le commerce, la restauration, les transports, le numérique, la santé ou l’administration.
- •La Ville tient elle-même un stand, sur lequel elle met en place des recrutements pour la police municipale, la petite enfanceou les métiers techniques.
- •Pour préparer leur visite, les candidats peuvent consulter les offres en amont, créer leur espace candidat et sélectionner les employeurs correspondant à leur profil via cette plateforme.
- •Les organisateurs recommandent d’apporter plusieurs CVimprimés, car il n’est pas possible d’en imprimer sur place.
- •L’événement ne se limite pas au recrutement immédiat : il permet également de découvrir des métiers et des parcours de formation, notamment pour ceux qui souhaitent changer de voie.
Y aller : Place de la Concorde (8e). De 10h à 18h. Entrée gratuite.
UN MESSAGE DE DROUOT
La photographie sous toutes ses facettes à Drouot
À l’occasion du salon Paris Photo, l’Hôtel Drouot met la photographie à l’honneur avec une série de ventes qui traversent près de deux siècles de création. Des premiers procédés du XIXesiècle aux grandes signatures contemporaines, portraits, paysages, mode et reportages composent un véritable voyage dans l’histoire de l’image. Une programmation riche et éclectique qui révèle toute la diversité des regards et des sensibilités photographiques.
Parmi les temps fort, la maison Nouvelle Étude proposera 130 photographies de Matthieu Ricard, moine bouddhiste et photographe depuis plus de 60 ans. Des danses sacrées du Bhoutan aux paysages de l’Himalaya, ces tirages d’art témoignent d’un regard profondément sensible sur le monde. L’intégralité des bénéfices nets sera reversée à Karuna-Shechen, l’association qu’il a fondée, pour soutenir les populations népalaises touchées par les inondations d’août dernier.
De son côté, la maison Yann Le Mouël présentera 380 lots, des pionniers de la photographie aux grands noms de la mode, comme Richard Avedon, Herb Ritts ou Helmut Newton. D’autres ventes mettront à l’honneur Hiroshi Sugimoto, Andy Warhol, Jean-Pierre Laffont ou Paul Strand, tandis que Millon proposera un panorama allant de Gustave Le Gray à Henri Cartier-Bresson.
Le samedi 14 novembre, les visiteurs pourront assister à la vente des photographies de Matthieu Ricard et découvrir en exposition les œuvres proposées par Yann Le Mouël, avant leur passage aux enchères le mardi 17 novembre. Une belle occasion de profiter du nouveau rendez-vous Un samedi à Drouot, qui ouvre depuis la rentrée les portes de l’Hôtel des ventes chaque samedi.
Pour découvrir les œuvres et consulter les catalogues, rendez-vous sur 👉 drouot.com.
Une trentaine d’artistes sont réunis autour des arbres dans le cadre de l’exposition Histoires d’arbres, présentée d’aujourd’hui au 15 novembre à La Ruche (15e). L’événement propose de découvrir le travail du botaniste Francis Hallé, défenseur des forêts tropicales décédé en 2025.
- •Sous le commissariat de la photographe grecque Ianna Andréadis, cette exposition réunit une trentaine d’artistesautour de l’héritage de Francis Hallé.
- •Leurs œuvres sont présentées aux côtés de dessins et de travaux du botaniste, qui a consacré une grande partie de sa vie à représenter le monde végétal.
- •L’affiche de l’exposition reprend notamment un profil de forêt tropicale dessiné par Francis Hallé, sur lequel il a annoté les familles botaniques des arbres représentés.
- •Botaniste et biologiste, Francis Hallé (1938-2025) a consacré sa vie à l’étude des arbres et des forêts tropicales.
- •Il a notamment beaucoup travaillé autour de la canopée, la couche supérieure des forêts formée par les cimes des arbres.
- •Il a cherché à transmettre son émerveillement pour le monde végétal à travers des dessins où il représentait les plantes et leur environnement.
- •Ses travaux ont grandement contribué à faire évoluer la recherche scientifique autour des forêts tropicales et à défendre l’importance de leur préservation auprès du public.
- •La Ruche est une cité d’artistes fondée par le sculpteur Alfred Boucher, lauréat du grand prix de sculpture de l’Exposition Universelle de 1900 et fondateur du musée Camille-Claudel de Nogent-sur-Seine en 1902.
- •La même année, il crée cet espace pour offrir des ateliers à des artistes aux moyens modestes. Pour construire le lieu, il récupère des éléments de pavillons de l’Exposition universelle de 1900.
- •Au fil des années, le lieu accueille des artistes venus du monde entier, parmi lesquels Marc Chagall, Amedeo Modigliani ou encore Fernand Léger.
- •Menacée de démolition à la fin des années 1960, La Ruche est sauvée grâce à la mobilisation d’artistes et au soutien de Geneviève Seydoux, qui figurait alors parmi les plus grandes fortunes de France et a créé la Fondation La Ruche-Seydoux.
- •Les ateliers sont aujourd’hui encore occupés par des créateurs et s’ouvrent au public quelques jours par an, notamment pendant les Journées du Patrimoine, en plus des expositions que le lieu accueille depuis 2017.
Une grande partie du patrimoine immobilier de Paris a résisté à l’épreuve du temps, et même des guerres. L’ouvrage Protéger Paris en 1918, publié aujourd’hui, raconte en images comment les monuments de la capitale ont été préservés lors de la Première Guerre mondiale. Co-autrice, Constance Lemans-Louvet, qui travaille à la valorisation des collections patrimoniales de l’ECPAD, l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense, évoque ce projet.
POURQUOI CONSACRER UN OUVRAGE À CE SUJET ?
« Au sein de l’ECPAD, j’ai la chance de pouvoir consulter régulièrement nos archives, notamment un fonds exceptionnelde 110 000 plaques de verre de la Première Guerre mondiale. J’ai été frappée par un motif récurrent : ces sacs de terre, habituellement associés aux tranchées, qui recouvrent les monuments parisiens et transforment complètement le paysage. »
« Nous possédons des centaines de photographies de ces protections, mais aussi des destructions causées par les bombardements. J’ai proposé à Solène Amice, historienne etconservatrice du patrimoine, qui a consacré sa thèse aux politiques de sauvegarde du patrimoine pendant la Grande Guerre, de réaliser ensemble un beau livre. L’idée était de réunir nos deux approches, à la fois historique et esthétique, avec de nombreuses images. »
COMMENT LES BÂTIMENTS ÉTAIENT-ILS CONCRÈTEMENT PROTÉGÉS ?
« La protection du patrimoine devient une véritable préoccupation des autorités dès le début de l’année 1918. L’Étatprend des mesures dès la fin janvier, suivi par la Ville de Paris, chacun intervenant sur les monuments dont il a la responsabilité. »
« Une technique nouvelle apparaît : des sacs de terre sont empilés autour des édifices et des éléments patrimoniaux pour tenter de les préserver des bombardements. C’est une solution qui avait déjà été utilisée dès 1917, notamment à Venise, et qui est appliquée partout à Paris, y compris autour du Louvre, de l’Arc de Triomphe, de la colonne Vendôme ou encore de la porte Saint-Denis. »
QU’APPREND-ON SUR LE PARIS DE L’ÉPOQUE ?
« Ces photographies ne sont pas prises au hasard : lesopérateurs de l’armée ont pour mission de documenter la transformation de la capitale. Près de 80 % des imagessélectionnées pour l’ouvrage sont l’œuvre de Paul Queste, l’un des plus importants photographes militaires de l’époque. »
« Elles témoignent d’un Paris profondément transformé par la guerre, alors même que la capitale se trouve loin des tranchées. Les monuments disparaissent partiellement derrière ces amoncellements de sacs de terre, tandis que l’on voit également des marques d’espaces endommagés par les bombardements. Ces clichés permettent de raconter la Première Guerre mondiale autrement, à travers le patrimoine et le visage de Paris. »
Police. Le maire de Paris Emmanuel Grégoire a inauguré le premier kiosque de proximité de la police municipale, porte de Clignancourt (18e). Il est ouvert quotidiennement de 7h à 23h, doit permettre une présence dissuasive face aux trafics et aux incivilités et plus d’échanges avec les riverains.
Retard. Déjà repoussée une première fois à cet automne, l’ouverture de la ligne 18 du métro parisien va devoir encore attendre un peu. Île-de-France Mobilités (IDFM) a annoncé que l’inauguration serait décalée à décembre voire à janvier 2027. En cause, des essais trop longs et des problématiques techniques sur l’autonomisation des rames.
