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Après 15 ans en couple : 6 couples sur 10 continuent de fermer la porte des toilettes.

Après quinze années de vie à deux, que continue-t-on de se cacher ? JOYclub.fr, la communauté sexpositive et inclusive qui rassemble plus de six millions de membres dans le monde, publie les résultats d’une enquête menée auprès de 1 900 couples installés dans la durée.

Premier constat de cette enquête : même les histoires d’amour les plus solides conservent leurs zones de réserve.

Aller aux toilettes devant l’autre : le tabou qui résiste le plus

62,5 % des couples en couple depuis longtemps refusent encore de se rendre aux toilettes pour une défécation devant leur partenaire. « Cette donnée révèle que préserver certains aspects intimes n’est pas un signe de distance, mais au contraire de respect mutuel », commente Judith Langer, sexologue et responsable de la communication chez JOYclub.

 

Geste préservé de l’autre (parmi les couples de 15 ans et +)

Part concernée

Aller à la selle

62,5 %

Hygiène menstruelle (femmes)

48,2 %

Hygiène menstruelle (hommes)

43 %

Se curer le nez

37,9 %

Retirer du cérumen

32,1 %

Péter

26,2 %

Roter

25 %

Les flatulences, un tabou qui dépend surtout de l’âge

Autre enseignement de l’enquête : 43,1 % des plus de 65 ans évitent de péter devant leur partenaire, contre seulement 11,1 % des moins de 34 ans.

« Cette différence générationnelle montre l’évolution des codes d’intimité », observe Eva JOY, community manager de JOYclub.fr. « Les jeunes couples adoptent une approche plus décontractée du corps, tandis que les générations précédentes maintiennent certains protocoles de pudeur qui ont traversé les décennies. »

Uriner devant l’autre : la limite qui ne pose (presque) plus problème

Sur ce point, l’enquête contredit une idée répandue : uriner devant son ou sa partenaire reste acceptable pour 83 % des couples installés dans la durée. « Cela montre que l’intimité n’est pas binaire », souligne Judith Langer. « Les couples établissent inconsciemment une graduation de ce qui peut être partagé ou non. »

L’enquête JOYclub montre par ailleurs que la gestion des émotions suit la même logique générationnelle : plus les partenaires avancent en âge, plus ils tendent à préserver leurs moments de vulnérabilité émotionnelle.

Des limites qui, loin d’éloigner les couples, les rapprochent

« Poser des limites dans une relation ne signifie pas se cacher l’un de l’autre, mais trouver un équilibre entre une intimité profonde et une discrétion consciente », explique Judith Langer. « Ces données prouvent que des limites individuelles ne nuisent pas à une relation de longue date, mais la favorisent au contraire. »

Un constat que partage Eva JOY : « Sur JOYclub, nous observons que les couples les plus épanouis sont ceux qui savent doser transparence et mystère. Garder certains aspects privés, c’est aussi préserver la séduction dans la durée.»

À propos de l’étude

L’enquête a été réalisée en juin 2025 auprès de 6 608 membres JOYclub résidant en Europe. Les résultats présentés portent sur les 1 900 répondants formant un couple depuis au moins 15 ans (32 % de femmes, 67 % d’hommes, 1 % de personnes non binaires), pour un âge moyen de 51 ans.

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