Une vaste campagne de capture et de stérilisation est en cours dans le Puy-de-Dôme, et se poursuivra jusqu’au 30 avril. Portée par l’association de protection animale du département, en lien avec les communes et des vétérinaires partenaires, l’opération s’inscrit dans un cadre légal renforcé.
- •La reproduction des chats errants est difficile à contenir. « Une chatte bien nourrie peut avoir deux portées de huit chatons par an. Deux ans après, les nourrisseurs sont débordés », rappelle Ramon Ferrer, président de l’Association Protectrice des Animaux du Puy-de-Dôme.
- •Cette prolifération s’accompagne de nuisances sonores, de combats entre mâles et de marquages urinaires. « Même ceux qui aiment les chats finissent par ne plus supporter cela », relève-t-il, rappelant que le premier trimestre, au début des gestations, est un moment clé pour procéder aux stérilisations.
- •« Il est préférable d’intervenir avant la naissance des petits plutôt que de capturer la mère avec sa portée et devoir ensuite stériliser une dizaine de chatons », ajoute-t-il.
•En 2022, une opération similaire avait permis de stériliser 1 100 chats en trois mois. « Si on atteint un millier cette année, on aura fait une bonne campagne », juge Ramon Ferrer, sans connaître le nombre total de chats errants à stériliser dans le Puy-de-Dôme.
- •Sur le plan logistique, le défi est important. « On ne peut pas demander aux vétérinaires de l’APA de traiter 1 000 chats en plus de leur travail quotidien. »
- •L’association fait donc appel à plusieurs vétérinaires. « Il y a encore des professions libérales prêtes à nous aider, il faut le souligner. »
- •La capture se fait en lien étroit avec les communes. « La loi oblige les maires à gérer les chats errants, et elle s’est durcie début 2026 », rappelle Ramon Ferrer.
- •Concrètement, les collectivités doivent signer des conventions avec des associations habilitées afin d’organiser la capture et la stérilisation. « On a 40 à 50 trappes par jour », précise le président.
- •Après stérilisation, les chats sont relâchés, à l’exception de ceux porteurs du virus de l’immunodéficience féline (sida du chat) ou de la leucose, précise le président de l’APA 63.
- •Le message est clair : « Que vous les aimez ou non, adressez-vous aux services municipaux. La seule solution efficace aujourd’hui, c’est la stérilisation. »
