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Dès aujourd’hui et jusqu’au 15 juin, les 17 conservatoires municipaux de Paris ouvrent leurs portes au public. L’occasion de découvrir l’offre d’enseignements artistiques de son quartier et de s’inscrire pour la rentrée prochaine.

•Les 17 conservatoires municipaux parisiens sont des établissements où l’on apprend la danse, la musique et le théâtre.

  • •La plupart des élèves ont entre 5 et 25 ans mais les structures accueillent aussi des adultes débutants dans certaines disciplines, selon les places disponibles.
  • •L’idée est de s’engager durablement dans un parcours artistique en suivant un programme structuré sur plusieurs années.
  • •Les tarifs s’adaptent aux revenus grâce au quotient familial mis en place par la Ville.
  • •Pour celles et ceux qui visent plus loin, Paris dispose également d’un Conservatoire à Rayonnement Régional qui forme les élèves envisageant un parcours professionnel.
  • •Chaque conservatoire organise ses portes ouvertes à sa manière, certains sur une journée, d’autres sur une semaine entière.
  • Cet après-midi, celui du 14e propose d’assister à des cours de musique et de danse et d’échanger directement avec les professeurs.
  • •Le 23 mai, dans le 18e, place à la scène avec un concert inter-conservatoirespar les élèves des classes de flûte, clarinette, violoncelle, oud, mandoline et percussions.
  • •Dans chaque établissement, les équipes pédagogiques se rendent disponibles pour orienter chaque famille selon le profil du futur élève, en fonction de son âge, de son niveau et de ses envies.
  • •C’est aussi le moment d’obtenir des réponses sur les programmes, les horaires, le rythme et les disciplines disponibles.
  • •En parallèle, les conservatoires ouvrent leurs inscriptions aux débutants le 26 mai à 10h et ferment le 11 juin à 15h.
  • •Certaines disciplines, comme le piano, le violon ou la guitare, sont très demandées et les places y sont attribuées par tirage au sort.
  • •Les réinscriptions se font quant à elles en ligne jusqu’au 27 mai.
  • •Le calendrier complet des inscriptions et portes ouvertes par conservatoire est à lire ici.

 

Le festival des Folies Musicales est de retour d’aujourd’hui à lundi au Théâtre du Châtelet (1er), avec l’objectif inchangé de « présenter la musique classique de manière pas classique ». Olivier Py, directeur du lieu, détaille ses objectifs et la programmation.

  • •« Le Châtelet est le lieu de toutes les musiques, du rap au classique en passant par la musique contemporaine ou le rock. Et comme le public du classique vieillit, il nous faut conquérir un nouveau public, et changer le mode d’expression de cette musique », introduit Olivier Py.
  • •Les Folies Musicales s’inscrivent dans cette réflexion, pour « montrer à ceux qui peuvent avoir peur du classique qu’il s’agit simplement de musique », poursuit le directeur du lieu, également dramaturge et metteur en scène.
  • •Le festival a aussi pour but de « métisser les arts, avec l’ajout de danse ou de vidéos par exemple, mais aussi en s’amusant avec les répertoires. Cela peut être en jazzifiant Schubert ou en mélangeant des musiques indiennes et occidentales », détaille-t-il.
  • •Pour cette 2e édition, l’Orchestre de Chambre de Paris est de retour avec un concert inaugural allant de Jean-Sébastien Bach à aujourd’hui, qui mettra en avant le violoniste et compositeur indien Lakshminarayana Subramaniam.
  • •En clôture, lundi, les mêmes musiciens proposeront une œuvre autour d’Hector Berlioz, avec ses compositions mais aussi ses textes.
  • •« Après une rave-party sur Ravel l’an dernier, l’ensemble Les Apaches de Julien Masmondet s’attaque au ballet Parade d’Erik Satie, qui avait créé la polémique pour sa première ici même. Leur création explorera plusieurs artistes jusqu’à John Cage », explique Olivier Py.
  • •« Il n’y a pas de grand fil conducteur. Au contraire, tout s’est monté au fil des propositions des différents musiciens, car cela leur plaît eux aussi de sortir des clichés de la musique classique. On le retrouve notamment avec Locura, qui fait intervenir du hip-hop », précise-t-il.
  • •Programme complet et réservations ici.
  • •L’événement s’inscrit dans la continuité de ce qui est proposé par l’établissement, notamment depuis l’arrivée d’Olivier Py à sa tête en 2023.
  • •La danse y a une place particulière, comme le jazz et les musiques d’ailleurs. Et les ponts entre les disciplines sont fréquents dans sa programmation.
  • •« On ne vient pas au Théâtre du Châtelet pour s’ennuyer. C’est un théâtre profondément populaire et qui le reste, on y rentre sans crainte de se sentir mal accueilli », souligne le metteur en scène.

 

Dans le 18e, un nouveau lieu multiculturel ouvre aujourd’hui dans d’anciens locaux d’un magasin de bricolage. Le CiNey s’impose comme un lieu hybride, entre cinéma de proximité, maison de quartier et incubateur culturel.

  • •Porté par l’association La Sierra Prod, et monté en partenariat avec la Ville, la Mission locale et l’Armée du Salut, CiNey est l’un des projets lauréats de l’édition 2018 du Budget Participatif.
  • •Ce site comprend deux salles de cinéma. La programmation est orientée vers les films du monde, d’auteur et les documentaires, avec l’objectif d’obtenir le label art et essai.
  • •Un dispositif de ticket suspendu permet de rendre l’espace accessible au plus grand nombre.
  • •Cette ouverture vient combler un manque dans le nord du 18equi ne comptait quasiment aucune offre de cinéma.
  • •Sur place, les visiteurs pourront également faire leurs courses dans une épicerie solidaire ou profiter d’un bar ouvert tous les jours dès 17h30.
  • •Ils auront loisir de découvrir les produits du traiteur engagé La Table de Cana, qui lutte contre le gaspillage alimentaire et favorise l’insertion professionnelle.
  • •Ce site hybride déploie aussi une offre culturelle : une salle de 100 m² pourra accueillir spectacles, concerts et conférences.
  • •Les associations, structures de production ou des habitants du quartier souhaitant y organiser des événements pourront d’ailleurs louer l’espace.
  • •Enfin, un 3e pôle « insertion », piloté avec l’antenne de la Mission locale du 8e, du 17e et du 18e, aide les jeunes de 16 à 25 ans dans leur recherche d’emploi.
  • « Notre idéal, c’est de créer des ponts entre les différents pôles du CiNey : un jeune peut venir rencontrer un conseiller avant de prendre un verre au bar, de faire ses courses, puis d’aller au cinéma », résume Nora Suddoo, directrice de l’établissement.
  • •Dans un quartier longtemps marqué par un manque d’équipements, le CiNey propose également des studios de musique et de montage, ainsi que desformations aux métiers de l’audiovisuel.

Y aller126-128 Boulevard Ney. Programmation cinéma ici.

Dans le cadre de son programme hors-les-murs, le Centre Pompidoucontinue d’investir le Grand Palais (8e) pour proposer des expositions hautes en couleur. Jusqu’au 30 août, le site accueille un parcours dédié à Hilma af Klint, peintre suédoise qui fut l’une des premières à produire des œuvres abstraites en Europe.

  • •Née en 1862, Hilma af Klint se forme à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, sa ville d’origine.
  • •Produisant d’une part des tableaux figuratifs classiques, elle s’initie secrètement à l’art moderne, multipliant les pièces mêlant couleurs, formesgéométriques et motifs qui se répètent.
  • •Ce travail unique pour l’époque fait d’elle l’une des pionnières de l’abstraction en Occident.
  • •Décédée en 1944, elle avait gardé cette part de son œuvre cachée. Ce n’est qu’en 1986, lors d’une exposition à Los Angeles, que celle-ci est présentée au grand public.
  • •L’exposition se concentre sur les productions d’Hilma af Klint entre 1906 et 1915. Au total, 160 créations sont à découvrir.
  • •Elle met notamment à l’honneur son cycle Peintures du Temple, exposé pour la première fois en France, et dont est tirée sa plus célèbre série, Dix Plus Grands.
  • •Ces 10 tableaux illustrent les différentes étapes de la vie, de l’enfance à la vieillesse en passant par la jeunesse et l’âge adulte.
  • •Le parcours évoque aussi l’importance de la spiritualité pour l’artiste, qui participe à des cercles et s’engage même dans la Société théosophique, un mouvement qui réunit science, religion et philosophie.
  • •Il évoque aussi la place des femmes avant-gardistes et la façon dont elles ont longtemps été effacées de l’histoire de l’art.
  • •Enfin, les productions d’Hilma af Klint sont mises en parallèle avec celles defigures du modernisme comme Vassily Kandinsky.

Y aller : 17 avenue du Général-Eisenhower, 8e. Du lundi au dimanche de 10h à 19h30 (22h le vendredi). Billetterie ici, 15 € plein tarif.

Jusqu’au XVIIIesiècle, les ponts de Paris étaient habités. S’il ne reste aujourd’hui sur les ponts de la capitale plus aucun signe de cette époque, jusqu’au XVIIIe siècle, plusieurs de ces édifices étaient habités

  • •À Paris comme dans plusieurs grandes villes européennes, notamment en Italie, on trouve des traces d’habitation des ponts à partir du XIIe siècle.
  • •La ville est alors en pleine effervescence et commence à s’agrandir autour de l’île de la Cité, où la cathédrale Notre-Dame est construite à partir de 1163.
  • •« Les ponts vont commencer à être habités sans que cela ne soit trop planifié », explique Simon Gaulier, vice-président de la Fédération nationale des guides interprètes et conférenciers (FNGIC).
  • •« Autour de 1200, l’enceinte de Philippe Auguste se construit et délimite la ville. Il commence à y avoir des faubourgs, des habitations dans le Marais, mais on préfère vivre dans Paris car cela est synonyme de protection. Tous les ponts habités se situaient autour de l’île de la Cité », explique-t-il.
  • •Deux types de population s’installent dans ces lieux : les marchands et les personnes les plus démunies.
  • •En plus de la protection, leur intérêt est aussi financier. Ils peuvent en effet être exemptés du paiement du péage sur ces ouvrages et de certains impôts.
  • •« La construction du pont de Notre-Dame a été documentée et permet de voir que ces ensembles étaient principalement en bois. Ils abritaient entre 30 et 50 maisons étroites, avec des rez-de-chaussée décalés, et certaines avançaient au-dessus de la Seine pour gagner de la place », décrit Simon Gaulier.
  • •« Les marchands construisaient aussi leurs caves dans les piliers. Les rues devenaient très étroites, bruyantes, et l’atmosphère était humide et peu lumineuse », ajoute-t-il.
  • •Progressivement, chaque monument se spécialise : le Pont Notre-Dameaccueille les libraires, le Pont au Change les changeurs de monnaie et orfèvres, le Petit Pont réunit les apothicaires, et le Pont aux meuniers abrite des moulins.
  • •« Fragiles, ces ouvrages étaient souvent détruits par des incendies ou des crues. Entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe, on se dit qu’il faut arrêter de reconstruire ces maisons. Le Pont Neuf est le premier non habité, et aussi construit totalement en pierre. Il augure les futures transformations », complète Simon Gaulier.
  • •Paris commence aussi à s’étendre et les besoins d’habiter ces espaces sont moindres.
  • •« En 1786, Louis XVI décide de démolir pour de bon les maisons, pour des raisons de sécurité, de salubrité et d’embellissement. En une cinquantaine d’années, il n’y en a plus ».
  • •« Il reste aujourd’hui de nombreuses peintures et des archives comme des plans et des baux de location, notamment au musée Carnavalet (3e) et aux archives de la Ville, qui racontent cette époque », conclut le membre de la FNGIC.

REVUE DE PRESSE

Le Paris FC lance sa campagne d’abonnement

Le Paris FC vient de lancer sa campagne d’abonnement pour 2026-2027. Pour sa 2e saison depuis son retour en Ligue 1, le club déjà assuré du maintien depuis quelques journées proposera des tarifs similaires à ceux mis en place cette année, avec des offres dès 200 € pour l’ensemble de la saison, rapporte Le Figaro.

Une brasserie emblématique de la place de Clichy en travaux

La brasserie Wepler, installée depuis 1892 sur la place de Clichy (18e), est actuellement fermée pour d’importants travaux de rénovation. Les cuisines et la salle vont être rénovées, mais le lieu va conserver son âme et son aspect traditionnel, explique Le Parisien. La réouverture est prévue pour septembre.

Un forum de l’alternance au Quartier Jeunes

De nombreux étudiants sont à la recherche d’une alternance pour la rentrée prochaine. Recruteurs, entreprises, écoles et universités, mais aussi structures d’accompagnement se réunissent au Quartier Jeunes (1er) ce mercredi de 10h à 18h pour leur permettre d’y voir plus clair et de trouver le contrat qu’ils espèrent.

  •  De 10h à 18h.
  •  4 place du Louvre, 1er.
  •  Gratuit, réservation conseillée ici.
Photo &Les Dix plus grands, n°7 (Âge adulte) ; Les Dix plus grands, n°3 (Jeunesse) ; Chaos originel, n° 16 (crédits : Hilma af Klint Foundation / The Moderna Museet, Stockholm).

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