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Lire : Lettres de Napoléon Ier à Marie-Louise écrites de 1810 à 1814,Éditions Dualpha

Introduction et notes de Louis Madelin, de l’Académie française

Marie-Louise et Napoléon ont entretenue une correspondance importante durant les trois années 1812, 1813, 1814…

Napoléon et Marie-Louise, mariés le 1er avril 1810, ne se séparèrent guère que quelques jours au cours des vingt-sept premiers mois de leur union. Le 29 mai 1812, l’Empereur quittait sa jeune femme à Dresde pour aller se mettre à la tête de la formidable armée destinée à l’invasion de la Russie et ne revit l’Impératrice, le désastre consommé, que sept mois après, le 18 décembre.

Au cours de ces successives séparations – dix-sept mois – Napoléon écrivit, presque quotidiennement, à sa « bonne Louise » des lettres intimes et familières auxquelles, elle aussi, répondait presque chaque jour.

L’entourage des souverains avait connu les allées et venues des estafettes qui, journellement, apportaient et remportaient les lettres ; Marie-Louise avait même parfois communiqué à ses amis quelques-uns des billets de son mari.

Les lettres connues, écrites dans le style le plus familier, donnaient bien la note qui avait dû être celle de la correspondance intime. L’ensemble des lettres retrouvées constitue une sorte de journal quotidien de Napoléon pendant les campagnes de 1812, de 1813 et de 1814 et, partant, un document unique.

« Ils s’écrivaient chaque jour, souvent plusieurs fois par jour… C’est le caractère, le tempérament, le génie et l’âme même ! Là devant, on ne suppose ni ne déduit : l’homme apparaît (…) À côté (des lettres officielles), chaque jour, il y a les lettres familières et intimes que Napoléon adresse à sa chère Louise, à sa bonne Louise (…) Pensez qu’il lui écrivait du champ de bataille de la Moskowa, devant Moscou flambant, des bords de la Bérésina, de Lutzen, de Bautzen, et le soir de Champaubert, et le soir de Montereau, et de Fontainebleau quand il allait s’empoisonner » (Frédéric Masson).
Lettres de Napoléon Ier à Marie-Louise écrites de 1810 à 1814,introduction et notes de Louis Madelin, de l’Académie française,  Éditions Dualpha, 336 pages, 31 euros.

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