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Reconversion professionnelle, la fin des idées reçues : 82 % des Français l’envisagent en cas de licenciement

FORMATION ET EMPLOI
Un sondage exclusif AFPA / IPSOS
L’aggravation de la situation économique a bouleversé la notion de « sécurité du
travail ». La question n’est désormais plus « Quel métier et quelle entreprise pour toute
sa vie professionnelle ? » mais plutôt « Comment s’adapter en permanence à un
environnement instable en sécurisant au maximum son parcours professionnel ? ».
L’AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) a
demandé à l’institut IPSOS de recueillir l’opinion de 1000 français1, sur la reconversion
professionnelle.
La reconversion : un choix de première intention en cas de licenciement ou de crise
 82 % des personnes n’ayant pas changé de métier au cours de leur vie et qui ne pensent pas
en changer dans les 6 mois envisagent une reconversion en cas de risque de licenciement
 28 % des personnes n’ayant pas changé de métier au cours de leur vie estiment qu’un plan
social, une perte d’emploi… constituent les motifs principaux à l’origine d’une reconversion,
alors que ce facteur n’est évoqué que par 24 % des personnes ayant changé de métier
De solution de dernier recours, la reconversion devient une option réaliste ainsi qu’une véritable réponse aux
enjeux du monde du travail actuel et au risque de perte d’emploi. Les personnes interrogées semblent avoir
pris la mesure des bouleversements et sont prêts à envisager toutes les possibilités pour optimiser leurs
chances de trouver et/ou conserver leur emploi ; un choix pertinent notamment pour les métiers industriels en
crise où la mobilité géographique ne résoudrait rien.
La reconversion, un nouveau départ dans la vie perçu de façon positive :
1 Méthodologie : Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatives de la population française âgée de 15 ans et plus, duquel est extrait le
sous échantillon des « actifs » c’est à dire exerçant une activité professionnelle ou étant demandeur d’emploi.
L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, profession du chef de famille,
catégorie d’agglomération et de régions.
Mode d’interrogation : l’échantillon a été interrogé par téléphone, au domicile des interviewés.
Dates de terrain : les interviews ont été réalisées du 26 au 27 octobre 2012.
 Seulement 24 % des personnes ayant changé de métier l’attribuent à une cause économique
tandis que 55 % l’avaient fait par choix personnel.
 Des changements positifs pour la majorité des personnes ayant entrepris une reconversion :
épanouissement professionnel pour 64 %, conditions de travail pour 56 %, équilibre vie
privée/vie professionnelle pour 49 %, rémunération pour 54 % et enfin évolution de carrière
pour 47 %
 Elle a constitué un nouveau départ dans leur vie pour 71 % d’entre eux !
 Au final 35 % des actifs pourrait se réorienter professionnellement d’ici un an.
La reconversion apparait comme relevant majoritairement d’un choix personnel puisqu’un tiers des personnes
l’envisage à court terme au contraire de l’idée reçu d’une reconversion subie.
Une réalité expérimentée par une majorité, mais qui concerne surtout les ouvriers qui pour les 2/3
déclarent avoir déjà changé de métier 56 % des interrogés ont déjà changé de métier
 une réalité qui concerne plus particulièrement les plus modestes et les moins diplômés :
65,1 % des ouvriers et 56,8 % des employés contre 48 % des professions intermédiaires et
48,9 % des cadres supérieurs. 67,6 % des foyers disposant de moins de 1 200 euros nets
mensuels contre 47,9 % des foyers à 3 000 € nets mensuels.
A nouveau, les chiffres s’inscrivent en opposition avec les représentations d’un monde ouvrier figé dans ses
habitudes et accroché à son métier et ses savoir-faire, alors que les ouvriers constituent la majorité des
« reconvertis ». Un constat qu’il convient cependant de nuancer : les ouvriers sont plus concernés par les
reconversions subies. En effet, la reconversion résulte d’un choix pour 72 % des professions supérieures et
66,7 % des professions intermédiaires contre 45 % des ouvriers.
Le bonheur au travail, premier frein à la reconversion
 91 % des personnes n’ayant pas changé d’emploi ne veulent pas en changer car elles sont
satisfaites de leur vie professionnelle
 65 % parce qu’elles ne sont pas certaines de retrouver un emploi après leur reconversion
 51 % parce qu’elles ne savent pas vers quel secteur se reconvertir
 47 % parce qu’elles n’en ont pas les moyens
Au contraire
 l’incapacité à exercer un nouveau métier ne concerne que 18 % des personnes
 l’incapacité à suivre un parcours de formation, seulement 15 %
Avec ces chiffres, il semble bien que l’image de salariés français réfractaires à la prise de risque et au
changement ne soit par conforme à la perception classique.
En effet, l’étude dresse plutôt le portrait de personnes heureuses dans leur travail, mais conscientes de la
nécessité de devoir changer de vie si les contraintes économiques et la menace de perte de leur emploi le
nécessitaient.
La formation plébiscitée pour réussir sa reconversion professionnelle
 76 % des sondés feraient confiance à l’AFPA pour réussir leur reconversion loin devant les
autres acteurs
 34 % des français ayant déjà changé de métier au cours de leur vie estiment que la principale
difficulté rencontrée dans leur démarche de reconversion est le manque d’information et d’aide en
matière d’orientation et pour 31 % d’entre eux c’est le manque de soutien en matière de formation

A propos de l’AFPA
Avec plus de 160 000 personnes formées chaque année, l’AFPA (Association nationale pour la formation
professionnelle des adultes) est depuis plus de 60 ans, le 1er organisme de formation des actifs (demandeurs
d’emploi et salariés) en France. Elle propose une large gamme de formations adaptées aux besoins de tous les
actifs. Acteur majeur de l’alternance, l’AFPA accompagne de la formation à l’emploi : insertion, reconversion,
professionnalisation. L’AFPA est également le 1er organisme de formation pour les travailleurs handicapés.
Rappelons qu’en plus de 60 années d’existence l’AFPA aura formé plus de 5 millions de personnes soit 1 salarié
sur 8 en activité.

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