Pour la 3e année consécutive, 38 galeries spécialisées dans l’art moderne et contemporain resteront ouvertes ce soir dans le quartier Matignon Saint-Honoré (8e). Cette nocturne, qui marque le début de la semaine de l’art parisienne, est parrainée cette année par le célèbre décorateur Jacques Grange.
- •Pour cette nouvelle édition, les galeries participantes ouvriront leurs portes de 17h à 21h.
- •L’avenue Matignon et la rue du Faubourg Saint-Honoré seront exceptionnellement fermées aux voitures pour permettre aux visiteurs de déambuler plus facilement.
- •La soirée sera rythmée par une performance du danseur Mathieu Forget et celle de la plasticienne Amélie Caussade avec des danses en masques et costumes en hommage à la peintre Sophie Taeuber-Arp.
- •L’architecte d’intérieur Jacques Grange, parrain de cette édition, a également préparé un itinéraire à partir de ses œuvres et expositions coups de cœur.
- •De nombreuses galeries se concentrent dans le très chic 8earrondissement. C’est ici que sont implantées les enseignes les plus puissantes du monde comme la galerie Gagosian, Perrotin ou encore la Galleria Continua.
- •Le quartier bénéficie de la proximité du Grand Palais et du Petit Palais, ainsi que des palaces et des grandes maisons de haute couture.
- •Cette concentration facilite l’achat d’œuvres d’art, un acte encore fortement lié à l’industrie du luxe.
- •Depuis 3 ans, l’association Matignon Saint-Honoré, qui rassemble les galeries du secteur, organise cette nocturne pour donner davantage de visibilité à leurs expositions et faire connaître le quartier au-delà du cercle des habitués.
- •L’entrée des galeries est généralement libre : pas besoin de prendre rendez-vous pour découvrir les œuvres.
- •En revanche, comme le quartier accueille des grands acteurs du marché, les œuvres atteignent souvent des prix réservés à une clientèle fortunée.
- •En temps normal, l’ambiance des galeries de l’avenue Matignon est donc beaucoup plus feutrée.
- •Cette soirée est l’occasion de briser la glace pour observer de plus près un secteur artistique où les collectionneurs et les acheteursoccupent une place centrale.
- •Pour préparer sa visite, la liste des galeries partenaires est annoncée ici.
Durant deux semaines, la Ville réalise des exercices de montage de barrières anti-crues au bord de la Seine, afin de se préparer à une potentielle montée des eaux du fleuve.
- •Ces exercices permettant de prévenir les crues sont prévus jusqu’à la fin du mois.
- •D’aujourd’hui au 27 octobre, des barrières vont être installées par les équipes municipales sur 600 mètres entre le pont de Bercy et le pont Charles-de-Gaulle.
- •En conséquence, le quai sera à sens unique en journée, et fermé à la circulation les nuits du 19 au 23 puis du 26 au 27.
- •Dans la foulée, du 27 au 31 octobre, les mêmes opérations seront mises en place sur 150 mètres entre le pont Charles-de-Gaulle et la place Valhubert.
- •Les barrières amovibles qui vont être installées sont destinées à empêcher l’eau de se répandre sur les routes et dans la ville lorsque le niveau de la Seine monte.
- •Le risque d’une crue majeure est réel, et la capitale reste marquée par le souvenir de 1910, quand le fleuve avait atteint 8,62 mètres de haut au niveau du pont d’Austerlitz, inondant plusieurs arrondissements.
- •En juin 2016, l’eau était montée à 6,10 mètres.
- •Selon l’Assemblée nationale, « plus de 630 000 personnes se trouveraient en zone inondable et près d’un million supplémentaire vivrait dans une zone dite de fragilité » en cas de « crue centennale ».
- •En octobre 2025, Paris avait déjà connu un exercice grandeur nature Paris Inondé.
- •Il simulait les évacuations d’habitants et la mobilisation desservices de secours en cas de grande crue.
- •Cette fois, après la simulation de gestion de crise, l’exercice prévoit une mise en pratique des protections physiques.
- •Il y a un an, dans le cadre de l’opération HYDROS25, la Métropole du Grand Paris avait indiqué qu’elle possédait 500 batardeaux déployables utilisables en cas de besoin.
À 20h, le Casino de Paris (9e) accueille la soirée de gala de la 37e édition des Mandrakes d’Or. Considérés comme les Oscars de la magie, ils réunissent les plus grands maîtres de l’illusion et de la prestidigitation contemporaine.
- •Créé en 1990 par le prestidigitateur français Gilles Arthur, les Mandrakes d’Or sont un festival annuel dont l’objectif est de repérer et de récompenser les magiciens d’aujourd’hui et de demain.
- •En amont de la remise des prix qui a lieu ce soir, les artistes participent à une petite tournée qui a fait étape cette année en Île-de-France à Enghien-les-Bains (95) et à Gagny (93).
- •Cette soirée au Casino de Paris est le gala officiel de clôture au cours duquel les prix sont remis sur scène.
- •Les magiciens ont été sélectionnés par le comité de l’Académie Française des Illusionnistes pour recevoir un trophée doré à l’effigie du magicien Mandrake.
- •Ce soir, les spectateurs pourront assister à des numéros de manipulation de cartes, de mentalisme, de magie numérique ou encore de ventriloquisme. Ceux-ci seront entrecoupés par les remises de prix.
- •On retrouvera notamment sur scène le showman espagnol Dani Polo, spécialiste des grandes illusions, et le magicien coréen Eden Choi, venu directement de Las Vegas.
- •Par le passé, la cérémonie a récompensé des noms tels que David Copperfield, Éric Antoine, Fabien Olicard ou encore Solange Kardinaly.
- •Le nom de cette distinction fait référence à Mandrake le Magicien, héros de la bande dessinée éponyme créé en 1934 par l’auteur américain Lee Falk.
- •Le personnage, reconnaissable à son smoking noir, sa capedoublée de rouge et son chapeau haut-de-forme, est historiquement considéré comme l’un des premiers héros à pouvoirs de l’histoire des comic strips.
- •Dans ses aventures, Mandrake utilisait l’hypnose ainsi que desillusions d’optique pour vaincre ses adversaires.
- •En choisissant ce nom, le festival rend hommage à une figure universelle qui a façonné l’imagerie moderne et l’élégance du magicien de scène.
Y aller : 16 rue de Clichy, 9e. Billetterie ici, à partir de 22 €.
Carlo est un nouveau restaurant italien accessible du 8e, installé à deux pas de la Madeleine. L’adresse propose une cuisine traditionnelle, entre pâtes fraîches et pizzas au feu de bois, dans un décor soigné.
- •Carlo est le restaurant de Maison Honnel, un nouvel hôtel 4 étoiles de 41 chambres et suites, installé au 33 rue de Surène(8e).
- •L’établissement occupe un immeuble à structure Eiffel qui accueillait, au début du XXe siècle, plusieurs artisans, dont un tailleur italien, un photographe et un parfumeur.
- •Le restaurant tient son nom de Carlo Honnel, un tailleur venu du nord de l’Italie à la fin du XIXe et qui avait installé son atelier dans le quartier.
- •Installé au rez-de-chaussée de l’hôtel, Carlo dispose de sa propre entrée et accueille aussi bien les clients de l’établissement que les visiteurs extérieurs.
- •Le restaurant comprend une salle principale et une seconde salle, dotée d’un espace de réception dédié.
- •Il dispose d’une façade en marbre vert, de stores rayés bordeaux et blancs.
- •Dans l’esprit de la trattoria italienne traditionnelle, les assiettes sont cerclées de rouge et les serviettes brodées.
- •À partir de novembre, le lieu disposera aussi d’un bar ouvert du lundi au vendredi.
- •Carlo mise sur une cuisine italienne généreuse, avec une sélection de spécialités préparées sur place.
- •Les visiteurs peuvent notamment déguster des incontournables de la gastronomie italienne, comme des pâtes fraîches au gorgonzola, au pesto ou à la sauce tomate basilic et des pizzas cuites au feu de bois.
- •La carte comprend également des plats de poisson et de viande, dont l’escalope milanaise ou la piccata de veau au citron.
- •Particularité : le restaurant est pensé avant tout pour les déjeuners. Il ne propose pas de service classique au dîner, mais laisse place à une formule aperitivo en début de soirée.
- •À noter : antipasti de 6 à 22 €, plats dès 16 €, pizzas de 17 à 23 €, desserts de 8 à 18 €. Carte complète ici.
Y aller : 33 rue de Surène, 8e. Du lundi au vendredi, de 12h à 14h30. Réservations ici.
Fondateur du Quatuor Ebène et de l’orchestre Appassionato, le chef d’orchestre parisien Mathieu Herzog suit depuis son enfance sa vocation, avec un objectif permanent : donner à chacun l’envie d’aimer la musique classique.
Fils d’un musicien, Mathieu Herzog a grandi entre Boulogne-Billancourt (92) et Paris. « À 8 ans, je chantais dans un parc et une maman m’a dit que je lui avais fait oublier son fils une seconde. J’ai réalisé que ça pouvait faire rêver », confie l’artiste de 48 ans. À ses 13 ans, au conservatoire de Boulogne où il étudie le violon et l’alto, un concerto de Ravel au piano le laisse « tremblant de beauté », incapable de jouer de son instrument. Mais il supporte mal la compétition : des camarades « frères » deviennent « presque des ennemis » au moment des concours.
En 1999, il compose, joue dans les bars et des groupes, puis cofondeavec Pierre Colombet le Quatuor Ebène, qu’il quitte en 2014 pour explorer d’autres horizons : « On était des moines de la musique classique », se rappelle-t-il. Après une première direction improviséeau Verbier Festival, en Suisse, il se décide à devenir chef d’orchestre. Il crée l’orchestre Appassionato sur le conseil d’un grand maestro : « Si tu veux devenir un bon chef, il faut avoir un orchestre. »
« La musique classique est pour tout le monde, mais il faut unminimum d’initiation pour l’apprécier. J’ai créé le format de concerts pédagogiques Vous trouvez ça classique ? pour donner des clés au public. Le mélange des genres est aussi une porte d’entrée », explique le passionné.
Professeur, il s’attèle à « enseigner l’amour de la transmission » à ses élèves du conservatoire Serge-Rachmaninoff (16e). Très attaché à Paris, où il a également rencontré son épouse Câline Yamakawa, elle aussi dans le monde de la musique, il considère que la capitale porte un « dynamisme culturel sans équivalent ».
Il a récemment signé pour Louboutin la musique d’un spectacle d’orchestre à la Fashion Week. Le chef prévoit de nombreux événements ces prochains mois. « Je pars bientôt en Égypte avec l’Orchestre du Caire pour un hommage à la musique franco-arabe, avec des compositions de Dalida et des morceaux classiques arabes. »
Il se produira ensuite le 28 novembre à La Seine Musicale de Boulogne-Billancourt avec un programme autour de Mozart. Il y retournera le 8 janvier prochain pour diriger « Hollywood Symphonic : grandes pages de l’âge d’or hollywoodien », des compositions écrites par « des compositeurs qui auraient pu être des Mahler ou des Korngold ».
REVUE DE PRESSE
Manifestations du 17 octobre. Samedi, des manifestations contre la vie chère et pour les droits et les conditions de vie des jeunes ont eu lieu à Paris et dans plusieurs grandes villes de France. Dans la capitale, des dégradations ont été enregistrées sur plusieurs éléments patrimoniaux et espaces publics de la ville, notamment place de la République (4e). De nombreux magasins ont également été pillés ce week-end par des casseurs et pilleurs .
Le maire de Paris Emmanuel Grégoire, comme ses homologues de Lyon ou Marseille, sera reçu en début de semaine par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Une cellule d’urgence a été créée pour accompagner les commerçants victimes de pillages. Ce dispositif recensera les dommages et facilitera les démarches administratives et les échanges avec les assurances pour permettre la reprise des activités au plus vite. Le Monde a suivi les événements. Une réunion exceptionnelle réunissant notamment des représentants des commerçants, les chambres consulaires, les assureurs et les services de l’État est prévue aujourd’hui.
