Le musée du Luxembourg (6e) rend hommage à l’un des artistes les plus emblématiques de l’histoire du pop art, Andy Warhol (1928-1987). La nouvelle exposition de la structure, intitulée La ligne et l’image, s’intéresse aux dessins de l’Américain.
- •Mondialement connu pour ses sérigraphies (soupes Campbell…) et ses portraits de célébrités hauts en couleurs (Marilyn Monroe, Mona Lisa, Mao, lui-même…), Andy Warhol était un artiste complet.
- •Régulièrement mis en lumière à travers des expositions parisiennes (à la Fondation Louis-Vuitton en 2023, au Musée d’Art moderne en 2016…), l’artiste est à nouveau au centre du nouveau parcours du musée du Luxembourg.
- •Cette fois, ses œuvres dessinées sont au cœur du projet, qui s’attache à raconter son lien avec le médium durant toute sa carrière.
- •Environ 150 dessins signés Andy Warhol sont réunis à l’occasion de cette exposition, en plus de quelques peintures, sérigraphies sur papiers, photographies et documents d’archives.
- •Le parcours n’est pas chronologique mais thématique. Il revient d’abord sur les images excentriques et fantaisistes de l’artiste, puis sur la présence d’écriture manuscrite sur ses créations.
- •Il aborde aussi l’importante présence de visages et masques dans ses représentations, puis « l’abondante production d’une iconographie gay », moins connue car restée privée jusque dans les années 1970.
- •Enfin, l’exposition se conclut par une étude de son obsession pour la mort et les enfers.
- •Une conférence de présentation est prévue jeudi 24 septembre, à 18h30, en présence d’Alain Cueff, commissaire de l’exposition.
- •D’autres rencontres, mais aussi des visites guidées thématiques, des ateliers d’écriture ou de création, une soirée carnet de dessin et unenocturne festive en musique et spectacles sont aussi au programme ces prochains mois.
- •À partir du 29 octobre, il sera même possible d’assister à des déambulations poétiques et musicales en lien avec l’exposition.
- •Programme complet et réservations ici.
Y aller : 19 rue de Vaugirard, 6e. Tous les jours de 10h30 à 19h (22h les lundis). Billetterie ici, 14 € plein tarif.
Dans le cadre de la programmation de la Paris Design Week, qui se prolonge jusqu’à samedi, le musée de la Chasse et de la Nature (3e) accueille aujourd’hui un nouveau temps fort, les Rencontres du Design. 5 conférences sur le secteur sont prévues.
- •Pour continuer à faire de la Paris Design Week un événement complet, ses organisateurs innovent à nouveau cette année avec la mise en place de ce cycle de conférences.
- •Designers, acteurs de la création, historiens, spécialistes du monde de l’art, responsables d’institutions ou journalistes sont invités pour des tables rondes éclairant l’actualité de cet univers parfois opaque pour le grand public.
- •Pour cette première édition, les échanges traiteront de la question « Quels récits porter autour du design français aujourd’hui ? ».
- •Quelle est l’identité du design français aujourd’hui, comment mettre en avant les créateurs, quel futur pour le milieu ? Voici quelques questions qui trouveront en partie leurs réponses de 12h à 18h au musée de la Chasse et de la Nature.
- •La journée s’ouvre sur un focus sur le design dans la capitale, notamment dans l’introduction de pièces dans l’espace public.
- •L’histoire française du design, les spécificités de chaque territoire, la progression des objets de collection dans le design ou les nouvelles mises en scène des productions seront ensuite les sujets centraux des 4 autres conférences.
- •À 13h, les visiteurs pourront aussi découvrir le court-métrage Andrée Putman, la grande dame du design, de Saléha Gherdane.
- •L’accès aux conférences est gratuit et libre dans la limite des places disponibles.
Y aller : 62 rue des Archives, 3e. Inscriptions gratuites ici.
Le musée Guimet (16e) présente à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 4 janvier 2027 une exposition consacrée aux chaekgeori, des peintures coréennes qui explorent l’art du trompe-l’œil à partir de bibliothèques et d’objets savants.
- •À la fin du XVIIIe en Corée, sous la dynastie de Joseon, le roi Jeongjocommande des peintures représentant des étagères remplies de livres et d’objets.
- •Il les installe alors dans son cabinet de travail, et même derrière son trône.
- •Ces compositions, appelées chaekgeori, donnent l’illusion d’armoires et d’étagères réelles, remplies de livres et d’objets scientifiques.
- •Pour le roi, ce trompe-l’œil permet de rester toujours symboliquement entouré de livres et de rappeler l’importance du savoir.
- •Au fil du temps, le genre évolue. Si les livres demeurent, les peintres représentent une plus vaste variété d’objets que l’on ne possède pas forcément mais que l’on aspire à avoir un jour.
- •Le chaekgeori connaît plusieurs influences. À Pékin, les ambassades coréennes découvrent par exemple les cabinets de curiosités chinois, qui contiennent des accumulations d’objets rares en tout genre.
- •Elles y rencontrent aussi la perspective occidentale, diffusée à la cour de Chine par les artistes jésuites européens.
- •Les peintres coréens s’approprient toutes ces influences et proposent alors notamment des œuvres où les objets semblent sortir des étagères.
- •L’exposition rassemble des œuvres allant du XVIIIe au XXe pour montrer cette évolution.
- •Elle s’inscrit dans une année de programmation du musée dédiée à la Corée, à l’occasion des 140 ans des relations diplomatiques entre la France et le pays.
- •Des visites commentées sont proposées chaque semaine, assorties d’ateliers créatifs pour toute la famille.
- •Le 12 décembre, le musée proposera notamment un atelier Trésors en trompe-l’œil permettant de créer sa propre composition.
Y aller : 6 place d’Iéna, 16e. Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h. Réservations ici, 15 € plein tarif.
Alors qu’il est de plus en plus difficile de trouver un logement à louer ou acheter dans la capitale, le Quartier Jeunes (1er) accueille un forum dédié, à destination des moins de 30 ans, de 16h à 21h.
- •Le Comité local pour le logement autonome des jeunes de Paris (CLLAJ), association d’aide au logement, organise la 14e édition de cet événement.
- •Plusieurs acteurs importants comme la Ville, la CAF de Paris, l’Association pour le logement des jeunes travailleurs, Action Logement Services et le Centre d’Information et de Documentation Jeunesse (CIDJ) collaborent aussi à sa mise en place.
- •Selon le CLLAJ, « l’objectif est de permettre aux jeunes de moins de 30 ans de découvrir des dispositifs adaptés à leur situation (FJT, Résidences sociales…)».
- •Concrètement, de nombreux partenaires et acteurs du secteur proposeront des stands d’information et de conseil.
- •Les visiteurs pourront à la fois trouver des bons plans, avoir des informations sur leurs droits et découvrir tous les dispositifs auxquels ils peuvent avoir droit.
- •3 pôles sont mis en place : « solutions logement », « aides et droits » et « développement durable ».
- •Afin de rendre le rendez-vous plus agréable, des quiz seront organisés avec des petits lots à gagner.
- •D’après la dernière étude de l’Insee sur le logement à Paris, parue en mai, «parmi les locataires de moins de 30 ans, un sur deux consacre plus de 51 % de ses revenus à son loyer ».
- •Selon PAP, spécialiste du secteur de la location, dans une étude basée sur des chiffres relevés entre le 1er juillet et le 27 août 2026, l’offre en logements a progressé de 4 % cette année par rapport à 2025, mais cela n’est pas suffisant.
- •« À Paris, ce sont près de 5 000 nouveaux étudiants qui affluent à chaque rentrée », alors que « l’analyse des 200 annonces les plus recherchées dans la capitale fait apparaître une moyenne de 727 contacts par logement en quelques jours ». La concurrence est tellement importante que « la qualité même des dossiers devient difficile à apprécier ».
- •Tarifs en augmentation constante, concurrence et haute tension locativefont donc systématiquement partie du défi pour les jeunes à la recherche d’un logement.
Y aller : 4 place du Louvre, 1er. De 16h à 21h. Entrée libre et gratuite.
Station desservie par les lignes de métro 10 et 12 et située à deux pas du Bon Marché, entre les 6e et 7e arrondissements, Sèvres-Babylone porte une histoire peu commune qui se retrouve jusque dans ses panneaux d’affichage. On vous explique.
- •Le nom de la station Sèvres-Babylone vient de deux rues voisines de son emplacement.
- •La rue de Sèvres est une voie datant du Moyen-Âge et qui conduisait de Paris en direction de Sèvres.
- •La rue de Babylone tient son nom d’un ecclésiastique, Bernard de Sainte-Thérèse, ancien évêque de Babylone et fondateur du séminaire des Missions étrangères de Paris, situé à deux pas de là, rue du Bac.
- •Lorsque l’on se promène dans les allées de la station, une singularité se remarque rapidement : le nom de la station est écrit différemment sur le mur selon le quai sur lequel on se trouve : une fois avec Sèvres en plus gros, une fois avec le nom de Babylone plus grand.
- •Cette différence est le vestige d’une rivalité historique entre deux anciennes compagnies de métro.
- •En 1910, la station Sèvres – Croix-Rouge est ouverte sur l’actuelle ligne 12par la Société du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris, couramment appelée Nord-Sud, une entreprise privée qui a construit et géré 3 lignes du réseau parisien jusqu’en 1931, avant d’être rachetée.
- •En 1923, la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP), ancêtre de la RATP et déjà majoritaire à l’époque, ouvre au même endroit une station de la ligne 10, qui devait s’appeler Babylone.
- •Pour éviter d’avoir deux dénominations pour une même station, la Ville contraint les compagnies à trouver un terrain d’entente pour un nom commun, qui sera donc Sèvres-Babylone.
- •Lors de la finalisation des faïences de la station, les deux compagnies ont laissé trace de ce désaccord.
- •Elles ont en effet indiqué, pour l’une Sèvres en grandes lettres sur l’actuelle ligne 12, pour l’autre Babylone avec une typographie similaire sur la ligne 10.
- •Cette spécificité n’a pas été effacée lorsque la CMP a absorbé la Nord-Sud en 1930.
Visite du Pape. En raison de la venue du Pape Léon XIV les 25 et 26 septembre, la place de la Concorde (8e) va être totalement bouclée et interdite au public à partir de ce mercredi soir, afin de permettre les préparatifs de ce déplacement.
Météo. Paris a atteint hier un record historique en enregistrant sa 100ᵉ journée de l’année avec une température égale ou supérieure à 25 °C. Du jamais-vu depuis le début des relevés en 1872.
L’Orchestre de Paris à la Philharmonie
L’Orchestre de Paris retrouve laPhilharmonie pour deux soirées sous la direction de Robin Ticciati. Le pianiste Seong-Jin Cho est invité pour un concert symphoniqueréunissant des oeuvres de Johann Strauss II, Ludwig van Beethovenou Antonín Dvořák. Une traversée musicale des rives du Danube à celles de la Vltava.
- Aujourd’hui et demain, 20h.
- 221 avenue Jean-Jaurès, 19e.
- Billetterie ici, dès 47 €.
Photo & L’exposition présente plus de 150 oeuvres, dont des portraits et autoportraits de l’artiste (crédits : Scénographie Véronique Dollfus – Simon Lerat pour GrandPalaisRmn / The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts – ADAGP).
