L’hôpital, un lieu de culture ? Jusqu’au 3 juillet, le festival des Fièvres musicales s’installe à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (13e) pour sa 5e édition. L’idée est de faire dialoguer médecine et société par l’entremise de la musique. Cette année, les maladies rares sont au cœur de la programmation.
- •Depuis 2021, le festival réunit musiciens professionnels et amateurs à la Pitié-Salpêtrière dans une programmation de piano et musique de chambre.
- •Cette édition est consacrée aux maladies rares, qui concernent près de 3 millions de personnes en France, dont 50 % sont des enfants.
- •La programmation est construite en lien avec les équipesmédicales spécialisées pour sensibiliser le public à ces pathologies.
- •Les concerts de journée investissent les jardins et bâtimentsde la Pitié-Salpêtrière, tandis que les représentations du soir se tiennent dans la chapelle Saint-Louis.
- •L’un des objectifs de cet événement, organisé dans l’un des plus grands hôpitaux d’Europe, est aussi de casser les clichés sur les espaces médicaux et de faciliter leur visite pour tous les publics.
- •L’accès est gratuit pour les patients, les professionnels de l’AP-HP, les étudiants et les moins de 18 ans. Les concerts du soir sont ouverts à tous pour 15 €.
- •La musicothérapie est reconnue depuis plusieurs années comme un outil bénéfique dans la prise en charge des patients.
- •Elle réduit l’anxiété, diminue la perception de la douleur et améliore le bien-être des personnes hospitalisées, notamment dans les services de soins de longue durée.
- •La Pitié-Salpêtrière est l’un des rares hôpitaux publics en France à donner une place centrale à cette approche dans le cadre d’un rendez-vous culturel.
- •Pour les personnes concernées par les maladies rares, c’est aussi une occasion de rendre visibles des pathologies souvent peu représentées dans l’espace public.
- •La chapelle Saint-Louis, construite au XVIIe siècle sous Louis XIV, est réputée pour son acoustique exceptionnelle.
- •C’est dans cet hôpital que Jean-Martin Charcot a étudié la neurologie et l’hystérie, que Sigmund Freud est venu se former, et que des générations de chercheurs ont fait avancer la médecine française.
Y aller : 47-83 boulevard de l’Hôpital, 13e. Du 15 juin au 3 juillet. Programme complet ici.
Avis aux amateurs de cuisine japonaise. La boutique KAMA-ASA, à Saint-Germain-des-Prés (6e), fête d’aujourd’hui au 20 juin ses 8 ans. Pour l’occasion, elle organise un salon éphémère avec dégustations gratuites, démonstrations artisanales et vente de produits nippons rares.
- •La maison KAMA-ASA est fondée en 1908 à Kappabashi, le quartier de vente en gros des produits alimentaires de la capitale japonaise Tokyo.
- •Spécialisée dans les ustensiles en fonte, elle en est aujourd’hui à sa 4e génération de propriétaires.
- •Paris est la première implantation internationale de la maison, qui dispose désormais également d’une adresse à New York.
- •L’échoppe parisienne propose plus d’un millier d’ustensiles, dont plusieurs centaines de modèles de couteaux, pour les professionnels et les amateurs.
- •Chaque outil voit son origine, sa fonction et son mode d’entretien détaillés. L’enseigne propose aussi un service d’aiguisage et de réparation.
- •Pour ses 8 ans, la boutique organise un salon éphémère.
- •Toute la semaine, il sera possible de faire graver ses couteaux par une spécialiste venue de Tokyo pour l’occasion.
- •Côté emplettes, les pièces de KAMA-ASA seront proposées àprix réduits et du pain au levain naturel ainsi que deslégumes japonais rares seront vendus.
- •Pour conclure les festivités, les visiteurs pourront assister samedi à une démonstration traditionnelle de fabrication de mochi, ces confiseries japonaises réalisées à partir de riz gluant pilé à la main dans un mortier en bois.
- •Au Japon, le chiffre 8 (« hachi ») est fortement associé à la chance.
- •Il évoque l’abondance ainsi qu’une ouverture vers l’avenir, d’où l’importance pour les entreprises japonaises qui passent ce cap de marquer le coup.
- •En 8 ans, la boutique KAMA-ASA s’est imposée comme une adresse phare pour les chefs parisiens et les amateurs de cuisine japonaise, dans un quartier peu habitué aux boutiques spécialisées en arts culinaires.
Y aller : 12 rue Jacob, 6e. Du 15 au 20 juin de 11h à 13h puis de 14h à 18h, entrée libre.
Aménager des locaux professionnels pour offrir un toit à des personnes sans logement : c’est le concept lancé par les Bureaux du Cœur, association basée dans la capitale depuis 2022.
- •Fondée en 2020, l’association part d’un constat très simple : beaucoup de bureaux sont chauffés, même quand les salariés sont absents, et disposent d’espaces inoccupés comprenant parfois des douches, des cuisines ou des lits.
- •L’idée des Bureaux du Cœur est de permettre à despersonnes précaires, souvent sans domicile fixe, d’y logerpendant quelques semaines ou quelques mois.
- •La personne hébergée est accueillie sur des plages horaires déterminées, souvent de la fin de journée au matin, et le week-end.
- •L’engagement est pris sur 3 mois dans un premier temps, avec la possibilité de renouveler le contrat un mois supplémentaire, et ce 3 fois.
- •Au-delà du logement, la création de lien social est aussi un atout supplémentaire de la démarche.
- •Après une phase de mise en place et de tests durant un an environ, l’organisme s’est rapidement développé à l’échelle nationale.
- •En 2024, il affirmait avoir dépassé les 40 000 nuitéescomptabilisées dans une quarantaine de villes en France, dont Paris, mais aussi à l’étranger, à Lisbonne, Bruxelles ou Barcelone.
- •L’association peut aussi compter sur plus d’une centaine de bénévoles, et a annoncé début mars avoir atteint les 1 000 « invités » (le nom donné aux personnes logées) depuis sa création.
- •À Paris, plus de 100 personnes ont déjà été accompagnées par les Bureaux du Cœur depuis son installation en 2022.
- •Plus de 40 entreprises, des PME comme des groupes plus importants, se sont engagées dans la capitale.
- •Une quarantaine de bénévoles font l’interface entre les entreprises et les personnes aidées. Pour leur prêter main forte, vous pouvez postuler ici.
Les élèves de terminale vivent cette semaine au rythme des épreuves écrites du baccalauréat, dont le coup d’envoi est donné ce matin.
- •Comme chaque année, les bachoteurs entament le cycle avec l’écrit de philosophie, de 8h à 12h ce matin.
- •Les matinées de mardi, mercredi et jeudi seront consacrées aux spécialités. Chaque candidat est convoqué au maximum une fois par jour, en fonction des matières défendues et des disponibilités des examinateurs.
- •Il ne restera ensuite plus que le grand oral. La session de cette année est prévue entre le lundi 22 juin et le mercredi 1erjuillet inclus. Les résultats seront publiés à partir du 7 juillet.
- •Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé une plus grande vigilance vis-à-vis de la fraude. L’an dernier, 1 208 cassuspects ont été recensés, un chiffre en hausse de 30 %.
- •Il a notamment annoncé qu’une procédure disciplinaire pourrait être engagée plus tard, au moment de la correction, en cas de doute sur une utilisation potentielle de l’IA.
- •Autre point d’attention, à partir de cette session, le repêchage, procédé qui permet aux examinateurs d’augmenter la note en fonction du dossier scolaire, est limité à 50 points (0,5 de moyenne).
- •C’était également la première année que les élèves de première composaient en mathématiques, en plus du français. Pour eux, les sessions ont commencé dès jeudi dernier.
- •Cette année, on compte 727 327 candidats à l’échelle de la France. À Paris, ils sont 24 561, dont 16 341 en série générale, 3 656 en série technologique et 4 564 en série professionnelle.
- •En 2024, le taux de réussite global au Bac a atteint 88,3 % dans l’académie de Paris. En 2025, les résultats nationaux définitifs donnaient 682 000 bacheliers, soit un taux de réussite de 91,6 %.
- •La région Île-de-France octroie une aide au mérite de 1 000 € aux bacheliers boursiers ayant obtenu une mention très bien et qui poursuivront à la rentrée leurs études dans un établissement francilien d’enseignement supérieur.
Dès aujourd’hui et jusqu’à vendredi, la semaine nationale de la qualité de vie et des conditions de travail sensibilise aux enjeux du bien-être au travail.
- •Selon le baromètre Santé mentale & QVCT 2025 Ipsos–Qualisocial, 25 % des salariés se déclarent en mauvaise santé mentale en 2025.
- •La dégradation de la santé mentale a des effets directs sur la concentration, l’énergie et l’engagement professionnel. Lestroubles psychiques représentent d’ailleurs une part croissante des arrêts de travail.
- •Or une meilleure qualité de vie au travail peut générer jusqu’à 20 % de gain de productivité.
- •Organisée par l’Anact, cette nouvelle édition nationale a pour thème : Manager, c’est tout un travail.
- •Dans les entreprises françaises, les modes de management doivent évoluer pour mieux faire face aux défis : risques psychosociaux, phénomènes d’usure professionnelle, transformations du travail ou encore quête de sens.
- •La semaine est rythmée par des formats variés et participatifs autour de différents outils ludiques et pédagogiques.
- •En Île-de-France, l’événement principal est prévu jeudi à l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), à Montreuil(93), à deux pas du 20e, jeudi de 14h à 17h30.
- •L’organisme propose aux employeurs, salariés et responsables des ressources humaines qui connaissent des problématiques de management de venir se faire conseiller, afin de repartir « avec des pistes d’action construites collectivement ». Inscriptions ici.
- •Dès aujourd’hui, de nombreuses entreprises franciliennes prennent aussi part à ce rendez-vous annuel par l’intermédiaire de formations et ateliers internes.
- •Parmi les leviers de performance et de bien-être figure notamment l’aménagement des espaces de travail, qui ne se réduisent plus à du simple mobilier.
- •Lumière naturelle, confort acoustique, espaces de concentration, zones collaboratives ou végétalisation sont autant de paramètres qui réduisent le stress et favorisent la concentration.
REVUE DE PRESSE
Premier bilan réjouissant pour le téléphérique C1
Le Câble C1, premier téléphérique d’Île-de-France installé entre Créteil et Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne (94), vient de fêter ses 6 mois d’ouverture. Et d’après les premiers bilans chiffrés, annoncés par Île-de-France Mobilités, son installation est un succès : 1,5 million de voyageurs ont déjà été recensés, rapporte Actu Paris.
Un espace plus petit que prévu pour les chiens au parc Monceau
L’année dernière, la Ville permettait, dans le cadre d’une expérimentation, aux chiens et à leurs maîtres de profiter d’une importante zone dédiée dans le parc Monceau (8e). Mais malgré des annonces prometteuses au printemps, celle-ci n’a pas été remise en place cette année et un espace deux fois plus petit devrait ouvrir d’ici fin juin, rapporte Le Parisien, qui évoque la déception des principaux concernés.
