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Voila à quoi ressembleraient Paris Londres ou New-York si elles étaient frappées par une bombe-nucléaire

Le site Nukemap permet de simuler l’effet d’une bombe atomique sur une ville et de voir l’impact qu’elle pourrait avoir.
La Guerre froide est terminée. Avec elle, deux blocs et de nombreuses stratégies diplomatiques sont tombés. Pour autant, un aspect de ce conflit continue d’exister : la dissuasion nucléaire. L’équilibre de la terreur mis en place par les Etats-Unis et l’URSS perdure en effet à l’échelle mondiale. Le meilleur exemple se trouve dans les relations entre l’Inde et le Pakistan.
Ces deux pays possèdent chacun l’arme nucléaire, mais aucun des deux n’est tenté d’en faire usage. Cependant, les risques d’une prochaine guerre nucléaire existent. La volonté de la Corée du Nord et de l’Iran (pour ne citer qu’eux) de détenir cette arme de destruction massive montre que le monde doit rester sur ses gardes. Dès lors, vous vous êtes certainement déjà demandé quel impact pourrait avoir une bombe nucléaire sur votre ville ? A cette question, le site Nukemap a la réponse.
Conçu par Alex Wellerstein, chercheur à l’American Institute of Physics, ce site permet de visualiser les dégâts engendrés par une bombe atomique avec en options le choix de l’arme et le lieu à frapper.
Une fois le tir lancé, de nombreux renseignements sont donnés : la taille du rayonnement nucléaire, le taux de mortalité selon chaque zone, la durée des impacts ou encore des statistiques sur le niveau de démolition des bâtiments. Le tout donne une vision très réaliste et en 3D de ce que serait une attaque nucléaire. Sur le Journal du Geek, Alex Wellerstein justifie l’ouverture du site Nukemap : l’objectif est de sensibiliser le public aux conséquences d’une éventuelle guerre nucléaire. « J’ai réalisé que les étudiants n’ont pas conscience de l’impact d’une explosion nucléaire. […] Beaucoup de gens pensent que si une arme nucléaire se déclenche, la planète entière va disparaître. En réalité, des bâtiments s’effondreraient, il y aurait des incendies, des blessés et la pollution nucléaire se répandrait durant des années.
C’est bien plus vicieux que ce que l’on pense », explique-t-il. Infos75 vous propose de visualiser à quoi ressemblerait Paris si elle était frappée par une bombe nucléaire.
La cible est toute trouvée : la Tour Eiffel, symbole par excellence de la capitale. L’arme ? Celle utilisée par les Américains lors de l’attaque d’Hiroshima, la bombe surnommée « Little Boy ». Les dégâts humains seraient considérables. Selon les estimations de Nukemap, une bombe nucléaire d’une puissance de 15 kilotonnes (c’est loin d’être la plus puissante qui existe) causerait la mort de 219 900 personnes et en blesserait 622 710. Et dans les 24 heures après l’explosion, il y aurait plus de 2 millions de victimes.
Ensuite, l’attaque atomique aurait des conséquences diverses plus on s’éloigne de l’épicentre. Dans un rayon de 0,1 km², soit la taille maximale que peut prendre la boule de feu nucléaire, tout ou presque serait rayé de la carte. Dans un rayon de 1,5 km², les bâtiments en béton seraient gravement endommagés ou détruits ; le taux de mortalité avoisinerai les 100%.
Dans un rayon de 5,64 km ², la mortalité serait de 90% mais mourir pourrait prendre entre plusieurs heures et plusieurs semaines. Dans un rayon de 9,25 km ², la plupart des bâtiments s’effondreraient, toutes les personnes seraient blessées ou mortes. Enfin dans un rayon de 12,5 km ², les brûlures au troisième degré se multiplieraient et seraient souvent indolores car elles détruisent les nerfs de la douleur.
Une autre catastrophe nucléaire a été simulée sur l’ile de Manhattan. Cette fois-ci l’arme employée est celle qui a ravagé la ville de Nagasaki. Elle est légèrement plus puissante que la précédente (20kt contre 15kt). Une nouvelle fois, les dégâts matériels et humains vont être considérables. Le nombre de décès estimé est de 374 180 personnes. Il y aurait aussi 707 240 blessés. Dans les 24 heures suivant l’explosion, près de 2,3 millions de personnes seront considérées comme victimes. Pour ce qui est des considérations plus « techniques ». Le nuage nucléaire s’élèvera à une hauteur maximale de plus de 7 200 mètres, avec un diamètre de 5 km.
Les effets aux alentours sont presque les mêmes que lors du test sur Paris. Jusque dans un rayon de 1,84 km², la totalité des habitants seront morts, les bâtiments ravagés et un très grand nombre de personnes brûlées au troisième degré.
Enfin, pour le plaisir, un dernier essai nucléaire a été réalisé sur la ville de Londres. La capitale anglaise a eu droit à l’artillerie lourde. La plus grosse bombe disponible sur le simulateur a été envoyée. La « Tsar bomba » est soviétique. Elle est d’une puissance de 100 mégatonnes et ravage tout sur son passage. Il s’agit de l’arme la plus puissante jamais utilisée dans l’histoire de l’humanité. Elle fut larguée par un bombardier Tupolev Tu-95 et explosa le 30 octobre 1961. Heureusement les accords Salt I et II sur la limitation des armes stratégiques a permis d’interdire l’utilisation de tels programmes d’armement. Larguée sur Londres, cette bombe aurait fait plus de 8 millions de morts et plus de 4, 7 blessés.
Dans les 24 heures suivant l’explosion, il y aurait eu au total plus de 19 millions de victimes. Le sommet du nuage atomique se serait élevé à plus de 52 kilomètres de hauteur et le diamètre de ce même champignon serait de 203 kilomètres. Pour être plus imagé, des dégâts matériels seraient constatés jusque dans la ville d’Oxford à l’Ouest, de Cambridge au Nord ou encore de Southampton au Sud. En clair, il vaut mieux que tout cela reste fictif.
source Atlantico.

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