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La ZSP 19, zone de sécurité prioritaire, vient d’être mise en place par la Préfecture de Police de Paris.

 Un quartier touché par le trafic de drogue et les vols avec violences.
La zone de sécurité prioritaire Stalingrad – Orgues de Flandre Après le quartier Barbès/Rochechouart dans le 18e arrondissement, c’est un vaste périmètre allant de Stalingrad à Crimée dans le 19e qui est officiellement devenu zone de sécurité prioritaire le 13 février.
L’esprit de cette ZSP reste le même : renforcer la sécurisation de certains territoires particulièrement touchés par une dégradation de l’ordre et de la tranquillité publics grâce à une coordination renforcée et suivie entre police, justice, collectivités territoriales. Il s’agit de permettre aux habitants de se réapproprier leur quartier et d’user librement de l’espace public.
• PRÉSENTATION DU SECTEUR Il se délimite au nord par les rues de Crimée et Mathis, à l’est par l’avenue Jean-Jaurès jusqu’à la place de la bataille de Stalingrad, au sud par le boulevard de la Villette et à l’ouest par le jardin d’Eole en y incluant en partie les rues d’Aubervilliers, Riquet et Archereau. Quatre secteurs sont ciblés : la cité Pierre Reverdy, la place de la Bataille de Stalingrad, sa rotonde ainsi que le bassin de la Villette et ses deux grandes promenades, le jardin Eole et la cité des orgues de Flandres, soit pas loin de 30 000 habitants.Voir la carte• DIAGNOSTIC DE LA DÉLINQUANCE

Cette nouvelle ZSP parisienne est confrontée principalement à la vente et à la consommation de crack. Cette prégnance de stupéfiants débouche sur des nuisances sonores, une dépossession d’une partie des espaces publics et privés ainsi qu’un fort sentiment d’insécurité.

Les vols commis avec violences sont la seconde problématique de cette ZSP. Les auteurs de ces méfaits semblent agir généralement à proximité de leur lieu de résidence. Leurs actes sont particulièrement traumatisants pour les victimes souvent des femmes âgées.

• DISPOSITIF D’ACTION

Il repose sur deux cellules, spécialement créées pour l’occasion :

Une cellule de coordination opérationnelle des forces de sécurité intérieure sera mise en place sous la codirection du préfet de police, du procureur de la république, du maire d’arrondissement accompagné d’un représentant du maire de Paris. Elle échangera régulièrement afin de pouvoir adapter objectifs et modes d’action. Elle se concentrera sur l’investigation judiciaire, la sécurisation de la voie publique et la mobilisation des administrations partenaires.
Le commissaire d’arrondissement assurera la responsabilité fonctionnelle de l’ensemble du dispositif.

• Une cellule de coordination opérationnelle du partenariat, rassemblant les mêmes autorités policières, judiciaires et institutionnelles compétentes territorialement, de même que l’éducation nationale, les services chargés de l’emploi, le groupement parisien inter-bailleurs de surveillance (GPIS), les bailleurs de ce secteur, les services de la ville de Paris, se réunira mensuellement. Un « panel » d’habitants (collectifs de riverains, commerçants, associations…) y sera associé.
Elle portera son action sur l’amélioration de la physionomie et les actions préventives.

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