Actualités

Infos Paris.

Dès aujourd’hui et jusqu’au 15 novembre, le quartier d’affaires de La Défense (92) se transforme en une immense galerie à ciel ouvert. Avec le projet Brèches, 4 photographes présentent leurs regards sur les territoires qui nous entourent. 

  • •Installées en grand format dans différents espaces de La Défense, les photographies créent une exposition dont il est possible de profiter librement, en se baladant simplement dans le quartier.
  • •Le parcours réunit 4 photographes issus de la photographie documentaire, de la mise en scène, de la recherche plastiqueet du travail autour des territoires.
  • Marine Lanier développe par exemple une photographie autour de la nature intime et mystérieuse, quand Elsa Leydiers’intéresse à la nature brute et émotionnelle.
  • Julien Lombardi travaille autour de la lumière et des matières, et SMITH, photographe et artiste plasticien, explore plutôt l’invisible, avec un travail autour des flux énergétiques.
  • •Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la saison culturelle D’autres Mondes, dont la direction artistique est assurée par l’association COAL (Coalition pour une écologie culturelle).
  • •Les artistes invités partagent tous un intérêt pour les relations entre les êtres humains et leurs environnements, bien qu’ils utilisent des méthodes différentes.
  • •Leurs œuvres jouent sur la frontière entre document et fiction, et entre réel et imaginaire.
  • •Le parcours invite à prendre le temps de regarder autrement un espace quotidien.
  • •Le titre de l’exposition évoque les moments où une image ou un paysage vient ouvrir une brèche dans notre perception de l’espace.
  • •À La Défense, les tours et les grands espaces minéraux très neutres sont rarement regardés comme des espaces d’exposition.
  • •Ce parcours permet de déplacer la photographie hors des galeries pour la confronter directement à l’architecture et aux usages du quartier.
  • •C’est aussi une façon de faire de la culture un bien commun accessible au plus grand nombre.

Nonno San, un restaurant italien à l’accent japonais, 4eadresse du groupe Kobo Family dans la capitale, vient d’ouvrir près du Pont-Neuf, dans le 6e. Le lieu propose des associations osées et singulières qui tranchent avec les propositions traditionnelles de la cuisine transalpine.

  • •Kobo Family est un groupe de restauration japonais à Paris, dont l’histoire a démarré en 1981 avec l’ouverture par Shinsaku Sukeno de Tsukizi, un comptoir à sushis, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés.
  • •La marque s’est renforcée ces dernières années avec l’ouverture non loin de là, en 2024, de Shin Izakaya, un bistrot japonais traditionnel, puis d’une enseigne plus haut de gamme, Saku, à côté de la place Vendôme (1er).
  • •Désormais, le fondateur a laissé la place à ses fils, Toma et Keita, qui imaginent les nouvelles adresses avec l’épouse de ce dernier, Victoria Luciano, Calabraise d’origine.
  • •Avec Nonno San, ils combinent leurs univers pour créer une cuisine italienne faite par des Japonais, et mettent à l’honneur l’Itameshi, un courant gastronomique apparu au XXe siècle dans les coutumes nippones.
  • •Le restaurant propose une soixantaine de couverts, répartis entre une petite terrasse donnant sur la rue, une salle à la décoration simple mais lumineuse, et une petite mezzanine plus intimiste.
  • •S’attachant aux habitudes italiennes, le lieu est ouvert dès le matin, pour y partager un café et des viennoiseries, puis propose un service en continu jusqu’à 23h.
  • •La table se prête donc aussi bien à un déjeuner, un dîner ou un apéritif entre amis ou entre collègues.
  • •La carte affiche une majorité de recettes italiennes, souvent relevées d’une touche nippone.
  • •On y retrouve des antipasti à partager, comme une burrata au nduja, avec des touches de miso et de panko, des arancinisavec une panure au panko, une salade de courgettes ou une bruschetta au pomodoro.
  • •Des recettes de pâtes à la carbonara ou alle vongole (avec palourdes et persillades) sont notamment au menu.
  • •Mais la vraie spécificité du lieu se retrouve dans les pâtes wafu, qui mêlent par exemple des spaghettis à une crème de mentaiko (œufs de cabillaud pimentés) et des algues nori.
  • •La carte est complétée par un crudo de daurade, un carpaccio de bœuf au miso et yuzu ou une aubergine façon parmigiana, et par quelques notes sucrées comme une panna cotta au café ou une crème de mascarpone.
  • •À noter : antipasti de 7 à 18 €, plats de 14 à 26 €, desserts 9 €.

Y aller : 20 rue Dauphine, 6e. Tous les jours de 10h à 23h. Réservations ici.

La Goutte d’Or (18e) s’apprête à vivre pendant plus de 3 semaines au rythme d’animations sur l’environnement et la solidarité, dans le cadre de La Goutte d’Or s’arrache au bitume. Ce festival des jardins partagés du quartier se tient d’aujourd’hui au 10 octobre.?

  • •La première édition de ce rendez-vous est organisée par un collectif regroupant plusieurs associations de jardins partagés du 18e, comme les jardins Aziza et Bashung.
  • •Il s’est construit en partenariat avec plusieurs institutions et acteurs du quartier, comme Graine de Jardins, l’Institut des cultures d’Islam ou Les Enfants de la Goutte d’Or.
  • •Le projet « est né du désir de valoriser les enquêtes de terrain ethnographiques réalisées depuis 2021 dans les jardins et espaces publics du quartier de la Goutte d’Or par des étudiant.es de Virginie Milliot, anthropologue urbaine à l’université de Nanterre », expliquent les organisateurs.
  • •Toutes ces observations et les productions textuelles et photographiques qui en découlent permettent de raconter comment le territoire se transforme depuis quelques années, et servent de point d’appui à ce festival.
  • •Des animations autour de l’environnement, de la botaniqueet de l’histoire des jardins partagés sont prévues durant 3 semaines à travers les lieux partenaires.
  • •Des balades dans les espaces verts, des ateliers de cuisine, de cueillette ou de dessin, des expositions et des projections sont au programme. Agenda complet ici.
  • •L’événement s’ouvre ce soir, à 18h, sur le parvis du passage Boris-Vian, avec une soupe participative où un bol est offert à toute personne apportant un légume.
  • •La bibliothèque de la Goutte d’Or présente dès aujourd’hui l’exposition des portraits de jardiniers d’Erwan Floc’h.
  • •Et vendredi, l’espace accueille de 18h à 20h une conférence-débat sur la naissance des jardins partagés qui croisera les expériences de Paris et New York.

 

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, l’Hôtel Drouot invite à explorer toutes les facettes du monde des enchères. Les 19 et 20 septembre, de 11h à 18h, cette institution mythique du marché de l’art ouvrira ses portes en entrée libre, avec une programmation foisonnante mêlant expositions, visites, ateliers, expériences immersives, rencontres et ventes aux enchères. Une occasion rare de découvrir Drouot autrement, entre patrimoine, transmission et effervescence de la salle des ventes.

Au programme : des parcours découverte pour décrypter l’histoire et le fonctionnement de l’Hôtel Drouot, des visites de coulisses pour comprendre le ballet des œuvres, des manutentionnaires, des commissaires-priseurs et de leurs équipes, ou encore l’expérience immersive « Si j’avais un marteau… », qui invite les visiteurs à incarner tour à tour commissaire-priseur, clerc, crieur ou enchérisseur. Les amateurs d’art pourront aussi profiter de rencontres privilégiées autour de Camille Claudel, Edgar Degas, John Singer Sargent, de l’art himalayen ou du Paris mythique et insolite.

Tout au long du week-end, Drouot mettra également à l’honneur les savoir-faire et l’économie circulaire, avec des démonstrations de métiers d’art, une rencontre sur le mobilier ancien et deux ventes en entrée libre : l’une consacrée à la chanson française et internationale, l’autre à l’art moderne, marquée par la présentation d’un exemplaire rare de L’Âge mûrde Camille Claudel. Un week-end vivant et accessible, pour pousser la porte et découvrir le monde des enchères.

Hôtel Drouot, 📍 9 rue Drouot, 75009 Paris. 🗓️ 19 et 20 septembre, 11h à 18h. Entrée libre. Pour consulter le programme complet et réserver vos visites, rendez-vous sur 👉 drouot.com.

Dans le cadre de la première édition de la Quinzaine de l’Accessibilité et de l’Inclusion, qui s’ouvre jusqu’au 4 octobre et se déploie dans toute la capitale, une exposition sur le corps et le handicap est présentée à la mairie de Paris Centre (3e) dès aujourd’hui.

  • •Cette nouvelle initiative, qui s’étend sur deux semaines, propose des animations afin d’informer et sensibiliser les Parisiens aux enjeux et défis de l’inclusivité et de l’accessibilité dans la capitale.
  • •Elle se décline à travers des rendez-vous festifs, sportifs, des spectacles ou des conférences et discussions.
  • •L’événement souhaite aussi permettre aux citoyens derencontrer les acteurs qui agissent au quotidien pour rendre la ville et la société plus agréable à vivre pour tous, comme les membres d’associations locales ou de collectifs.
  • •Il espère aussi « visibiliser les personnes handicapées et leurs vécus, mieux faire connaître les réalités du handicap et lutter contre les discriminations », précise la Ville.
  • •La mairie de Paris Centre ouvre la manifestation avec l’installation de l’exposition Ce corps qui nous échappe, série de la photographe et réalisatrice Hélène Mastrandréas qui présente des clichés montrant le handicap invisible.
  • •Un vernissage est prévu ce soir de 19h à 21h en présence de l’artiste.
  • Elle-même touchée par un handicap invisible, la créatrice a immortalisé ses rencontres avec 7 personnes, et ajoute à ses photographies des témoignages afin de rendre les scènes encore plus parlantes.
  • •Une grande après-midi est prévue pour le lancement officieldu rendez-vous, samedi de 14h à 18h place Félix-Éboué (12e). Une ludothèque, une fresque participative, des initiations à des activités sportives ou un spectacle de théâtre.
  • •Des lieux spécialisés ouvrent également leurs portes au grand public, comme la Résidence Universitaire AdaptéeColliard (5e) ou l’International Visual Theatre (9e) samedi.
  • •Le week-end du 25 et 26 septembre, la place de la Bastille(12e) deviendra un grand terrain de jeu avec des animations parasportives ouvertes à tous.
  • •Le programme complet est ici, avec une soirée de stand-up, des projections et débats, des lectures ou des sessions de street art.

Le Grand Rex (2e) accueille ce jeudi une soirée dédiée à la sensibilisation à la sécurité routière par le rap, réunissant des artistes comme Rim’K, Soso Maness ou Guerta. Elle clôture Dérap’pas, une tournée nationale de prévention portée par Skyrock et l’association Antoine-Alléno, du nom du fils du chef Yannick Alléno, victime d’un homicide routier en 2022 à seulement 24 ans. Le cuisinier le plus étoilé au monde évoque ce combat qu’il mène aux côtés de l’association depuis près de 4 ans.

QUELS SONT LES OBJECTIFS DE LA TOURNÉE ET DE CETTE SOIRÉE ?

« Je pense qu’aujourd’hui, la prévention routière doit s’adapter à son époque. L’approche que l’on a envers les jeunes n’est pas toujours idéale, et selon moi, la meilleure façon de leur parler, c’est avec la musique qu’ils écoutent. Le rap est capable de faire passer des messages très forts, Antoine en écoutait beaucoup. »

« Skyrock et Fred Musa (animateur historique de la radio, ndlr)nous ont ouvert les portes de ce monde-là et nous ont permis d’aller dans ces villes pour parler aux jeunes et à ceux qui souffrent aussi des violences routières. Elles touchent tout le monde, partout, et restent la première cause de mortalité des jeunes en France. Les artistes ont un rôle à jouer sur ces enjeux-là, et font passer des messages dans leurs morceaux et leurs concerts. S’ils parlent des dangers du protoxyde d’azote, par exemple, les gens vont l’entendre. »

Y A-T-IL DES SPÉCIFICITÉS PARISIENNES CONCERNANT LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE ?

« Dans les grandes villes et notamment à Paris, la mobilité a énormément changé. Aujourd’hui, on voit de plus en plus de gens à vélos, trottinettes, scooters, qui sont beaucoup plus vulnérables que ceux qui utilisent des voitures modernes. »

« La réduction des vitesses maximales autorisées est aussi un sujet majeur, surtout dans l’épicentre des villes. Bien sûr, cela ne mettra pas fin à tous les drames – Antoine est mort sur un axe limité à 30 km/h – mais il est prouvé que de telles mesures font réellement diminuer l’accidentologie. »

« Je reste aussi persuadé qu’il faut plus de vrais contrôles sur les conducteurs, notamment vis-à-vis de la consommation de substances, et des punitions qui doivent être sévères. »

VOYEZ-VOUS UNE PROGRESSION DE LA PRISE EN CHARGE DE CES SUJETS ?

« Nous avons eu la reconnaissance du délit d’homicide routier en juillet 2025, qui n’est pas qu’une mesure sémantique et qui a entraîné une vraie évolution, néanmoins pas suffisante. Le message n’est pas encore passé, il faut continuer de le marteler. On fait ce qu’on peut avec nos petits moyens mais les organismes d’État doivent se faire plus entendre. »

« De notre côté, nous sommes convaincus que l’art peut toucher les jeunes, et notamment la musique et la danse. Nous espérons que les captations vidéos et les contenus que nous créons, comme le spectacle fragiles, pourront devenir des outils pédagogiques utilisés dans les établissements scolaires. »

 

REVUE DE PRESSE

Comédie-Française. Johanna Nizard intègre la troupe en tant que pensionnaire à partir d’octobre 2026. L’actrice fera ses débuts dans la salle Richelieu en novembre dans Le Suicidé, d’après Nicolaï Erdman, mis en scène par Stéphane Varupenne.

Visite du Pape. Face au succès de la messe géante que célébrera le pape Léon XIV à Paris le 26 septembre, avec 520 000 inscrits et 8 000 nouvelles demandes par jour, les autorités élargissent le périmètre de l’événement au-delà de la place de la Concorde et des Champs-Élysées (8e), comprenant une partie de la place de l’Étoile et de l’avenue de la Grande Armée.

Un festival de cinéma brésilien

Le festival Brésil en Mouvements se tient au cinéma Les 7 Parnassiens(14e) d’aujourd’hui à samedi. Depuis 2005, cet événement européen dédié au documentaire brésilien offre une fenêtre sur la société locale, l’économie sociale, les droits des femmes, les identités noires, les peuples autochtones et l’environnement.

  •  Ce soir, dès 20h.
  •  98 boulevard du Montparnasse, 14e.
  •  Billetterie ici, 10,50 € la place.

Laisser un commentaire