Une piscine, une station météorologique, un moulin à marée ou encore une tour à plomb : 100 nouveaux sites départementaux ont été sélectionnés par la Mission Patrimoine. Ils bénéficieront de fonds récoltés au cours de la 9e édition du loto du patrimoine, lancée cette semaine. Depuis 2018, plus de 1 080 sites ont été retenus partout en France.
- •Cette année, près de 650 nouvelles candidatures ont été déposées par des propriétaires, associations ou collectivités. Les dossiers ont été examinés par la Fondation du patrimoine, avec notamment des représentants du ministère de la Culture, avant une sélection par un comité présidé par Stéphane Bern.
- •Quatre critères ont permis de départager les dossiers :l’intérêt patrimonial et culturel du lieu, son état de péril, la solidité du projet de restauration et son impact sur le territoire. Un projet est retenu dans chaque département, en complément des 18 sites emblématiques sélectionnés à l’échelle régionale.
- •Les coût des travaux envisagés seront en grande partie pris en charge. Depuis le lancement de la Mission Patrimoine, plus de 383 millions d’euros ont été mobilisés : plus de 210 millions proviennent du Loto, 118 millions du ministère de la Culture et 55 millions de dons, de mécénat et des ressources de la Fondation du patrimoine.
- •Concrètement, le ticket à gratter « Mission Patrimoine » est vendu 15 euros, dont 1,86 euro revient à la Fondation du patrimoine. Du 7 au 21 septembre, 8 tirages du loto participeront également au financement de l’opération.
- •Pour les 100 sites départementaux retenus cette année, le montant de chaque dotation ne sera connu qu’à la fin de l’année, en fonction notamment des ventes. Les sommes accordées aux 18 sites emblématiques seront, elles, annoncées lors des Journées européennes du patrimoine.
- •La sélection 2026 illustre la diversité du patrimoine menacé : un tiers des lauréats sont des édifices religieux et près de la moitié ne sont pas protégés au titre des monuments historiques.
- •En Seine-Saint-Denis, la piscine de Marville figure parmi les bénéficiaires. À Château-Chinon, dans la Nièvre, c’est une station météorologique qui doit être restaurée. À Trégunc, en Bretagne, une digue et son moulin à marée rappellent l’époque où l’on utilisait les mouvements de la mer pour produire de l’énergie.
- •À Couëron, près de Nantes, une tour à plomb témoigne du patrimoine industriel. Le métal en fusion était autrefois versé depuis son sommet : en chutant, il se transformait en petites billes de plomb.
- •Un chalet suédois à Bagnoles-de-l’Orne, un ancien sanatorium en Saône-et-Loire ou encore une serre à Strasbourg complètent cette sélection.
- •Depuis 2018, plus de 70 % des 1 080 sites retenus ont déjà été sauvés ou sont en passe de l’être.
