La Maison de l’Europe (16e) accueille ce soir une conférence sur les dessous géopolitiques de l’Eurovision, à 3 semaines du concours. C’est l’occasion de voir le kitsch et les paillettes propres à cette soirée sous l’angle des relations entre les pays et de la diplomatie.
•Derrière l’engouement que suscite chaque année le grand spectacle de l’Eurovision se cachent de nombreux enjeux politiques et géopolitiques.
- •C’est ce qui explique les boycotts annoncés par certains pays, cette année notamment, ou l’inscription au concours de pays situés en dehors de l’Europe géographique.
- •La conférence portera sur le livre Géopolitique de l’Eurovision. La bande son de la construction européenne, paru aux éditions Studyrama.
- •Son auteur est Florent Parmentier, géopolitologue spécialiste de l’Europe orientale et secrétaire général du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Il animera la discussion.
- •Dans cet ouvrage, le chercheur analyse l’Eurovision comme un espace d’observation des diplomaties culturelles européennes et des tensions identitaires et mémorielles.
- •La 70e édition du concours se tient à Vienne, avec une finale prévue le 16 mai.
- •La France sera représentée par Monroe, une chanteuse franco-américaine de 27 ans.
- •L’année dernière, le chanteur autrichien JJ s’était imposé lors de la compétition.
- •Née en 1956 et reconnue d’utilité publique en 1973, la Maison de l’Europe de Paris a pour mission de permettre aux Parisiens et Franciliens de vivre l’Europe au quotidien.
- •C’est un point de rencontre ouvert à tous pour débattre des dossiers européens sans en être nécessairement spécialiste.
- •Depuis 2024, elle est installée au Pavillon de l’eau (16e), un monument historique appartenant à la Ville.
- •Elle abrite également un Centre Europe Direct, antenne locale de la Commission européenne qui offre un service d’information gratuit sur l’UE.
- •Son agenda propose des conférences thématiques, des formations, un club Erasmus et plusieurs événements grand public.
Y aller : 77 Avenue de Versailles, 16e. De 18h30 à 20h. Inscription gratuite mais obligatoire ici.
Et si votre téléphone devenait un outil de recensement scientifique ? Le Défi Nature Urbaine se déroule jusqu’à ce soir à Paris. Chacun est invité à photographier la biodiversité sauvage qui l’entoure pour alimenter une base de données mondiale utilisée par des chercheurs.
- •Le Défi Nature Urbaine est un événement mondial de sciences participatives organisé par l’Académie des sciences de Californie et le Muséum d’histoire naturelle de Los Angeles.
- •À Paris, cette 5e édition est coordonnée par des chercheurs de la Sorbonne et de l’Université Paris Cité.
- •Le but est de photographier des espèces sauvages dans leur environnement urbain, et de publier l’observation sur l’application gratuite iNaturalist, accessible sur Android et iOS.
- •Plantes, insectes, oiseaux, champignons, araignées, escargots, poissons… tout être vivant sauvage est le bienvenu, à l’exception des chats et des chiens.
- •Pour une observation de qualité, capturez l’animal ou la plante en entier avec son milieu environnant, multipliez les angles de vue, et ne stressez jamais les animaux sauvages en vous approchant trop.
- •Une phase d’identification collective suit toujours la phase de terrain. Du 28 avril au 10 mai, des experts et bénévoles analyseront les photos publiées pour valider les spécimens.
- •Parmi les espèces les plus photographiées l’année dernière dans la capitale, on trouvait la pâquerette vivace, la coccinelle asiatique, le canard colvert, ou encore le ragondin chez les mammifères.
- •Paris compte plus de 3 400 espèces recensées entre 2014 et 2024, selon les données de la Ville.
- •Les grands réservoirs de biodiversité sont les bois, où l’on observe parfois renards, hérissons et chauve-souris, mais aussi les parcs, les jardins et les quaisde Seine.
- •La capitale abrite près de 450 champignons différents, plus de 760 plantes à fleurs et environ 140 espèces d’oiseaux, dont certaines très urbaines comme le merle noir ou le moineau domestique.
- •De façon plus surprenante, il est possible d’observer des couples de faucons pèlerins sur les hauteurs de bâtiments comme le centre commercial de Beaugrenelle (15e) ou les tours de la Défense (92).
Y participer : télécharger l’application iNaturalist et rejoindre le projet City Nature Challenge 2026 : Paris – Île-de-France.
Adresse mythique de la vie nocturne et de la fête parisienne, le Bus Palladium (9e) reprend progressivement vie cette année. D’abord sous la forme d’un restaurant et d’un hôtel, qui viennent d’ouvrir, avant le retour d’ici quelques mois du club, qui fut l’un des plus prisés de la capitale.
- •Le Bus Palladium ouvre en 1965, à la place d’un cabaret appelé L’Ange Rouge, sous l’impulsion de James Arch, jeune danseur et assistant de cinéastes alors âgé de 22 ans.
- •Originaire d’Asnières-sur-Seine (92), il imagine une navette en bus entre la commune et la boîte de nuit, afin de permettre aux jeunes de banlieue parisiennede se mêler à la foule de la capitale.
- •Résolument tourné vers le rock, le club connaît des premières années compliquées à cause de fermetures administratives pour tapage nocturne.
- •Mais dès 1974 et grâce au producteur Sam Bernett, il reprend son activité et devient un haut lieu de la musique parisienne, où ont débuté ou défilé des stars comme Alain Bashung, les Rita Mitsouko, Indochine, la Mano Negra ou plus tard les Strokes et Pete Doherty.
- •En 2022, le lieu ferme définitivement alors qu’un projet de transformation totale du lieu est lancé. L’espace est détruit pour y installer un nouvel établissement.
- •Derrière ce retour, on trouve le propriétaire du bâtiment Christian Casmèze et le fondateur du groupe hôtelier Chapitre Six, Nicolas Saltiel.
- •Ils se sont associés aux directeurs artistiques Caroline de Maigret et Lionel Bensemoun, aux architectes du Studio KO et au chef Valentin Raffali, passé par l’émission Top Chef et qui est aux commandes des cuisines du lieu.
- •Le restaurant, qui compte 70 places assises, le bar et un hôtel 5 étoiles de 35 chambres viennent d’ouvrir au public.
- •Le club sera accessible d’ici quelques mois, et sera ouvert du jeudi au samedi, de minuit à 5h du matin. En attendant, l’espace festif accueille, de 22h à 2h les jeudis, vendredis et samedis, des concerts et des soirées cabaret.
- •Le menu du restaurant affiche des créations singulières, comme des asperges fumées aux fraises brûlées, des nems avec un kimchi d’ananas, un vol-au-vent aux morilles et vin jaune ou une daurade cuite au barbecue.
- •Des plats à partager sont aussi disponibles, dont un feuilleté de cochon Kintoaet une entrecôte maturée.
- •Un fraisier glacé, un chocolat liégeois et un donut caramel complètent la carte.
- •À noter : entrées de 19 à 22 €, plats de 29 à 43 €, desserts de 12 à 15 €.
Y aller : 6 rue Pierre-Fontaine, 9e. Restaurant du lundi au samedi, dès 19h. Réservations ici.
Le 27 avril 1867, la première représentation de l’opéra Roméo et Juliette, imaginé par Charles Gounod à partir de l’œuvre de William Shakespeare, est proposée à Paris, dans ce qui est alors le Théâtre-Lyrique du Châtelet (4e).
- •En 1867, le compositeur parisien Charles Gounod, déjà auteur de plusieurs opéras dont le célèbre Faust ou Mireille, se lance dans l’adaptation de ce monument de la littérature à l’occasion de l’Exposition universelle de 1867.
- •Plusieurs artistes italiens s’y étaient déjà essayés, mais le Français reste plus fidèle à l’esprit de William Shakespeare.
- •Il imagine une pièce en 5 actes, avec dialogues, dont le livret est écrit par Jules Barbier et Michel Carré.
- •La première se déroule dans le Théâtre-Lyrique du Châtelet, qui deviendra des années plus tard le Théâtre de la Ville – Sarah-Bernhardt.
- •L’œuvre va connaître un succès très important et rapide : quelques mois après la première, elle est déjà adaptée en italien et en anglais, et commence à être présentée en Europe et aux États-Unis.
- •En 1888, la version originale est légèrement modifiée avec l’apparition d’un ballet pour son entrée au répertoire de l’Opéra national de Paris.
- •Depuis sa création, elle est régulièrement jouée aux 4 coins du monde et est devenue l’un des classiques du genre.
- •Depuis 1985, le Roméo et Juliette de Charles Gounod n’a plus été présenté à l’Opéra de Paris, la version du chorégraphe russe Rudolf Noureev lui étant régulièrement préférée.
- •Néanmoins, l’institution a d’ores et déjà annoncé un retour prochainement : du 7 juin au 10 juillet 2027, la création sera en effet jouée au coeur de l’Opéra Bastille (12e).
- •La mise en scène a été confiée à Thomas Jolly, directeur artistique des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques de Paris 2025.
- •Les places seront mises en vente le 10 novembre 2026 à 12h.
Altrove AI est une jeune entreprise francilienne, basée entre Paris et Gentilly (94), qui utilise l’intelligence artificielle (IA) pour concevoir des alternatives à des matériaux critiques, rares et indispensables. Elle vient de remporter le Grand Prix ACF Autotech 2026.
- •Début 2024, Thibaud Martin, entrepreneur spécialisé dans l’IA, s’associe avec Joonatan Laulainen, expert des matériaux, pour créer Altrove AI.
- •« Notre objectif est de développer des alternatives à des matériaux critiques, dont l’approvisionnement est risqué ou dépend fortement de quelques pays, mais qui sont actuellement indispensables à de nombreuses industries. C’est un enjeu de souveraineté nationale et européenne très fort », explique Thibaud Martin.
- •Concrètement, cela peut concerner des matériaux aussi différents que des aimants permanents, des composants pour les puces électroniques ou les capteurs, des matériaux de capture carbone…
- •En 2 ans, l’entreprise a déjà levé 15 millions d’euros.
- •« Nous utilisons l’IA pour trouver des formules qui vont permettre de développer ces substituts », éclaire l’entrepreneur.
- •« Elle nous permet d’explorer de nouvelles combinaisons, les différentes caractéristiques de chaque création, puis de générer des sortes de recettes et d’analyser les résultats », précise-t-il.
- •Dans ses laboratoires, l’équipe, composée presque intégralement de docteurs en mathématiques, en chimie ou en informatique, peut réaliser jusqu’à 200 expériences par semaine.
- •Encore « en phase de recherche et développement », Altrove AI vise une commercialisation de ses premiers produits « d’ici 18 à 36 mois », explique son fondateur.
- •« L’objectif est de proposer un catalogue de matériaux que les industriels pourront commander », poursuit-il.
- •Automobile, mais aussi défense, énergie, aéronautique, robotique ou data centers : les domaines d’utilisation potentiels sont nombreux.
- •Avec une vingtaine de partenariats déjà noués, la startup veut désormais accélérer son passage à l’échelle. « Nous voulons apporter à la fois de la performance et de l’indépendance industrielle », conclut Thibaud Martin.
- •Le fait d’être lauréat du Grand Prix ACF Autotech va permettre à l’entreprise de gagner en visibilité et de toucher plus facilement les acteurs de cette industrie.
Le Muséum d’histoire naturelle lance un appel aux dons
Le Muséum d’histoire naturelle de Paris (5e), qui célèbre cette année ses 400 ans d’existence, a lancé la semaine dernière un appel aux dons afin de permettre la réalisation de nombreux travaux de rénovation, explique Ouest France. Plusieurs parties des bâtiments du site sont très dégradées.
La 2e cabine du funiculaire de Montmartre rénovée
Après plusieurs semaines d’intervention sur l’une des cabines du funiculaire de Montmartre (18e), remise en place il y a quelques jours, c’est au tour de sa sœur d’être décrochée pour une série de révisions, explique Le Parisien. L’appareil fonctionnera donc à 50 % de sa capacité maximale, au moins jusqu’en juin.

