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À la BnF François-Mitterrand (13e), l’exposition Cartes imaginaires, Inventer des mondes explore la part de rêve et de fiction qui se cache derrière la cartographie. Des parchemins médiévaux à l’art contemporain en passant par les jeux vidéo, elle est à voir d’aujourd’hui au 19 juillet.

  • •Au Moyen Âge, les cartes représentent autant les terres déjà découvertes que celles que l’on ne connaît pas encore.
  • •Les cartographes de l’époque imaginent les zones inconnues, appelées terra incognita, comme remplies de personnages fantastiques.
  • •Avec la Renaissance, la cartographie évolue et intègre des utopies qui donnent forme à des terres rêvées comme l’Atlantide ou l’Eldorado.
  • •Aujourd’hui, cet héritage se retrouve dans la fiction et le jeu vidéo, où les cartes continuent de créer des mondes imaginaires afin d’accompagner un récit.
  • •L’exposition réunit 200 œuvres de la BnF et d’établissements comme la British Library ou la Bibliothèque apostolique Vaticane.
  • •La première escale plonge dans les mondes inexplorés des cartes médiévales.
  • •La 2e présente des mondes légendaires comme le royaume du prêtre Jean ou les îles de l’Atlantide, entre réalité et merveilleux.
  • •La 3e partie explore les mondes littéraires et fictifs qui donnent corps aux histoires de Narnia, Game of Thrones, Le Seigneur des Anneaux ou Assassin’s Creed.
  • •Enfin, la dernière étape fait dialoguer cartes anciennes et art contemporain pour révéler la poésie et le symbolisme de la cartographie.
  • •Un dispositif tactile développé avec Ubisoft permet de naviguer dans l’Atlantide du jeu vidéo Assassin’s Creed Odyssey.
  • •Les plus petits peuvent également trouver leur compte en participant à une chasse au trésor avec une carte à gratter et des énigmes pour retrouver 10 œuvres parmi celles de l’exposition.
  • •« L’exposition est pensée comme un véritable voyage, avec une progression vers l’imaginaire rendue sensible par une scénographie féérique, presque enveloppante », précisent Julie Garel-Grislin et Cristina Ion, commissaires de l’exposition.

Y aller : Quai François-Mauriac, 13e. Du mardi au samedi de 10h à 19h. Le dimanche de 13h à 19h. Billetterie ici, de 8 à 10 €.

L’Institut du monde arabe (IMA – 5e) invite ses visiteurs à découvrir Byblos, l’une des plus anciennes villes habitées du monde, située sur la côte libanaise, au bord de la Méditerranée.

Aujourd’hui appelée Jbeil ou Jubayl, Byblos est l’une des plus anciennes villes encore habitées et est considérée comme le premier port maritime international.

  • •Des traces de vie de groupes de pêcheurs datant d’il y a 9 000 ans y ont été retrouvées, et la cité est aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
  • •Le nouveau parcours de l’IMA raconte son histoire et évoque sa place centrale dans l’histoire de la Méditerranée, en tant que point de croisement de nombreuses routes commerciales notamment.
  • •Le musée propose de « s’immerger dans l’épopée de cette cité » à partir de plus de 400 pièces, autant artistiques qu’archéologiques.
  • •Ses liens avec l’Égypte, ses atouts naturels, comme les productions de cèdre, mais aussi ses trésors matériels et son évolution au fil des années et des populations sont étudiés.
  • •L’IMA présente aussi pour la première fois les dernières découvertes réalisées lors de fouilles du port antique et de la partie sud de la ville.
  • •Une nécropole datant de l’Âge du bronze (de 2 700 à 800 avant notre ère) et exceptionnellement conservée est notamment au centre des travaux.
  • •En prolongement de l’exposition, Arte diffuse samedi 11 avril à 20h55 le documentaire Liban, les secrets du royaume de Byblos, de Philippe Aractingi.
  • •Dès demain, l’IMA accueille la 21e édition du Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient, qui prévoit la projection de 6 films en avant-premièrejusqu’au 11 avril.
  • •Enfin, de vendredi à dimanche, les Journées de l’Histoire de l’IMA présentent la richesse des fêtes populaires dans le monde arabe, et les émotions qui leur sont associées.

Y aller : 1 rue des Fossés-Saint-Bernard, 5e. Du mardi au vendredi de 10h à 18h, de 10h à 19h le week-end. Billetterie ici, 15 € plein tarif.

Techinnov, salon majeur consacré à l’innovation et aux connexions entrepreneuriales, fête ses 20 ans ce mardi au Parc Floral de Paris (12e). L’occasion d’évoquer le rendez-vous avec son président Laurent Legendre, mais aussi de mettre en avant les bonnes pratiques et les choses à ne pas faire lorsqu’on lance son entreprise en région parisienne.

« Le salon est né il y a 20 ans sur le plateau de Saclay (78 et 91), avec l’objectif de rapprocher les innovations technologiques qui sortaient de ce territoire avec les besoins industriels. Depuis, il a largement évolué mais conserve l’idée d’avoir des rendez-vous programmés où les startups innovantes peuvent rencontrer leurs futurs investisseurs et clients. »

« Nous nous sommes thématisés, avec une spécialisation sur les questions de défense en lien avec l’Agence de l’innovation de défense (AID), et bien sûr dans le cadre du plan France 2030. »

« Cette année, le salon accueille plus de 100 exposants, dont plus de 60 % de Franciliens, et plus de 12 000 demandes de rendez-vous ont été envoyées. Nous intégrons deux événements, Go Invest et Open Innov. Le premier encourage le développement des liens commerciaux, et le second propose des sessions de « reverse pitch« , dans lesquelles les grands groupes expliquent ce dont ils ont besoin. »

« Les différents financements vont arriver à des moments particuliers de la vie de l’entreprise. Au début, on a une idée, et on cherche de la « love money » (des financements via un entourage proche, ndlr). »

« Ensuite, quand on a un prototype, il est possible d’intéresser des business angelsou des fonds publics. C’est encore plus vrai en Île-de-France, où le financement de l’innovation est bien structuré et où il existe des pôles de compétitivité. Il est aussi possible de passer par des grandes entreprises déjà en place. Quand la structure est plus mature, qu’il faut industrialiser, la levée de fonds peut intervenir. »

« À Paris, l’avantage pour les entrepreneurs est qu’il y a une grande densité d’incubateurs, avec au moins 25 structures dont Station F, la plus grande de France, sans compter ceux de la couronne et notamment sur le plateau de Saclay. À cela s’ajoutent les instituts de recherche et de technologie, et toutes les grandes écoles, qui sont autant d’atouts. »

« Le piège principal, c’est l’isolement. La startup qui ne serait pas interfacée avec son écosystème a beaucoup moins de chances de survivre. Le partage de savoir est très important, et le réseau permet aussi de repérer des clients. »

« L’autre écueil concerne les startups trop optimistes, qui vont partir sur des business plans exponentiels alors que les besoins du marché, eux, ne sont pas exponentiels. »

Dans le cadre de son programme hors-les-murs durant ses travaux, le Centre Pompidou poursuit son partenariat avec le Grand Palais (8e) et y présente, d’aujourd’hui au 26 juillet, une exposition consacrée auxdernières années du peintre Henri Matisse.

  • Matisse, 1941-1954 revient sur les 13 dernières années de production de l’artiste, décédé le 3 novembre 1954 à Nice.
  • Plus de 300 œuvres variées, avec évidemment des peintures mais aussi des dessins, livres, textiles, vitraux ou des gouaches découpées, sont présentées.
  • •Elles sont majoritairement tirées de la collection du Centre Pompidou et de prêts de musées internationaux.
  • •Cette exposition est loin d’être la première sur Henri Matisse présentée à Paris. L’année dernière encore, le musée d’Art Moderne (16e) proposait un parcours sur le peintre et sa fille Marguerite.
  • •Au-delà de se focaliser sur ses dernières productions, cette nouvelle manifestation montre l’évolution de la démarche et des techniques utilisées par l’artiste au fil de sa carrière.
  • •L’attention est notamment portée sur la gouache découpée et sur ce qu’elle permet à Henri Matisse d’explorer. Cela se retrouve dans sa célèbre série des Nus Bleus.
  • •Il n’abandonne pas la peinture pour autant, et continue de produire des séries majeures comme les Intérieurs de Vence.
  • •Ce n’est pas un hasard si 1941 est le point de départ de ce programme : cette année là, à 72 ans, le peintre « survit à une grave opération chirurgicale qui manque de lui coûter la vie. Il a alors le sentiment d’entrer dans une « seconde vie » », explique le musée.
  • •Cette exposition est aussi l’occasion de raconter la richesse créative d’Henri Matisse, avec un parcours pensé comme « une immersion dans son atelier ».

Y aller : Du mardi au dimanche, de 10h à 19h30 (22h le vendredi). Billetterie ici, 19 € plein tarif.

Depuis près de 40 ans, l’École de Chiens Guides de Paris œuvre pour améliorer la mobilité et la qualité de vie des personnes aveugles ou malvoyantes. Comment s’organise-t-elle et quels sont ses besoins aujourd’hui ?

•Fondée sur des valeurs de solidarité et d’inclusion, l’École a inauguré son site parisien en 1987 et s’appuie aujourd’hui sur des affiliations reconnues, comme la Fédération française des associations de chiens guides d’aveugles (FFAC) et l’International guide dog federation (IGDF).

  • •En 2016, l’association a renforcé son action avec l’ouverture d’un centre d’élevage à Buc, dans les Yvelines, lui permettant une meilleure sélection des lignées de chiens guides.
  • •« Environ 80 chiots y naissent par an», explique Laura Meynier, référente communication et collecte de l’École de Chiens Guides de Paris. Ils sont ensuite éduqués et remis gratuitement.
  • •Au-delà de l’aide au déplacement, « un chien guide favorise la confiance, l’autonomie et l’équilibred’une personne aveugle ou malvoyanteainsi que son insertion professionnelle et ses interactions sociales », explique-t-elle.
  • •Depuis sa création, plus de 1 200 chiens guides ont été remis, et plus de 200 binômes maître/chien sont actuellement suivis. L’association compte quelque 250 bénévoles et plus de 45 salariés.
  • •« Chaque année, nous remettons une trentaine de chiens guides, mais il y a une forte demande sur Paris et en Île-de-FranceLe délai d’attente est aujourd’hui d’environ deux ans », précise Laura Meynier.
  • •Former un fidèle compagnon prend environ 18 mois et représente un coût de 25 000 € pour l’association. « Ils apprennent notamment le guidage, l’évitement d’obstacles et la recherche de lieux. Un chien guide connaît une cinquantaine d’ordres », ajoute-t-elle.
  • •L’attribution est ensuite personnalisée : « Les demandes sont étudiées afin d’attribuer à chaque personne le chien le plus adapté», affine Laura Meynier. Un suivi est assuré tout au long de la vie du binôme.
  • •Le financement des dispositifs repose principalement sur la générosité du public.
  • •« Soutenir l’École de Chiens Guides de Paris, c’est contribuer à offrir plus d’autonomie, de liberté et de dignité aux personnes déficientes visuelles », conclut Laura Meynier.
  • •Pour faire un don, rendez-vous sur le site de l’association.

Une conférence sur l’Orient-Express

Dans le cadre de son programme de conférences, l’École des mines de Paris (6e) accueille dès 18h30 une soirée autour de l’un des trains les plus célèbres au monde, l’Orient-Express. Blanche El Gammal, professeure de littérature et autrice de L’Orient-Express raconté par les écrivains, animera l’échange.

  •  De 18h30 à 20h30.
  •  60 boulevard Saint-Michel, 6e.
  •  5 € plein tarif, inscription ici.

EIFFEL à l’Olympia

Formé en 1998 à Bordeaux, EIFFEL est un groupe expérimenté de la scène rock française. Porté par Romain Humeau et influencé par les Pixies, les Beatles mais aussi les musiques du monde, il se produit ce soir sur la scène de l’Olympia (9e).

  •  Dès 20h.
  •  28 boulevard des Capucines, 9e.
  •  Billetterie ici, 35,20 € plein tarif.

REVUE DE PRESSE

Céline Dion bientôt de retour sur scène à Paris

La chanteuse québécoise Céline Dion sera de retour dans la capitale d’ici quelques mois, a dévoilé Le Parisien lundi. Une série de concerts devrait être proposée à la Paris La Défense Arena (92), dans la plus grande salle d’Europe, à l’automne 2026.

Le Paris Basket se sépare de son entraîneur

Le Paris Basket, battu à domicile dimanche par Bourg-en-Bresse en championnat, change d’entraîneur en cours de saison pour la première fois de son histoire. L’Italien Francesco Tabellini laisse sa place à son premier assistant, l’Allemand Julius Thomas, 29 ans, en poste depuis 2023, rapporte L’Équipe.

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