La réduction de la quantité de nos déchets peut passer par de nouvelles habitudes. Dans cet objectif, la Ville relance jusqu’à la fin du mois une campagne permettant aux Parisiens de s’équiper d’un composteur à installer en bas de chez eux.
- •4 fois par an, en janvier, mars, juin et septembre, la Ville met en place durant un mois des campagnes à destination des Parisiens et des structures locales, afin de leur permettre de s’équiper pour mieux gérer leurs déchets.
- •Elle propose jusqu’au 31 mars de s’inscrire pour recevoir gratuitement le matériel nécessaire au compostage de proximité.
- •Celui-ci rassemble deux bacs en bois de 600 et 400 litres, des seaux en plastique et un outil en acier servant à aérer la matière organique.
- •Les usagers et les sites retenus devront suivre certaines obligations.
- •« Les copropriétés privées, les immeubles ou ensembles gérés par un bailleur social ou privé, les établissements publics (écoles par exemple) etinstitutionnels peuvent se porter candidat au compostage collectif », énumère la Ville.
- •Il faut aussi obligatoirement disposer d’un emplacement de minimum 5 m², en extérieur et en contact avec la terre, pour installer le bac.
- •Logiquement, les usagers doivent aussi avoir des espaces verts ou des plantes d’appartement afin de pouvoir utiliser eux-mêmes leur compost.
- •Enfin, la démarche demande un nombre minimum de 7 foyers volontaires par site pour s’investir dans le projet.
- •Pour s’inscrire, les documents à remplir sont ici.
- •Pour chaque installation, deux à trois référents seront désignés et chargés d’assurer bénévolement le suivi du compostage.
- •Ils pourront suivre une journée de formation et seront ensuite accompagnés pendant 8 mois par un maître composteur pour tout savoir des bonnes pratiques.
Le RoissyBus, c’est fini. Depuis hier, la navette directe entre Opéra (9e) et l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle ne circule plus. Mais d’autres alternatives sont mises en place.
- •Le Roissybus a officiellement connu sa dernière journée dimanche, victime d’un trafic devenu trop important sur l’A1 et d’un temps de parcours dépassant régulièrement les 60 minutes aux heures de pointe.
- •Jugé trop lent et moins attractif que le RER B ou les futures offres ferroviaires, le service historique de la RATP disparaît au profit d’une réorganisation complète des liaisons vers Roissy.
- •Mis en service en 1992, le RoissyBus incarnait la solution simple pour rejoindre l’aéroport depuis le cœur de Paris : un bus, un trajet, un arrêt central à Opéra, le tout sans rupture de charge.
- •Au fil des années, il a accompagné touristes et Parisiens rentrant tôt ou tard d’un vol.
- •Sa disparition s’inscrit dans un mouvement plus large, qui a déjà vu la fin de l’OrlyBus il y a un an. Autre navette emblématique reliant la place Denfert‑Rochereau (14e) à l’aéroport d’Orly, elle a aussi été rattrapée par la congestion routière et la montée en puissance des liaisons ferrées.
- •En toile de fond, Île-de-France Mobilités (IDFM) rebat les cartes pour privilégier des trajets plus fiables et mieux connectés au réseau de métro et de RER.
- •La fin du RoissyBus ne signifie pas la fin des trajets vers Roissy. IDFM met en place dès aujourd’hui une nouvelle ligne, la 9517, qui reprend le flambeau avec un itinéraire repensé.
- •Elle ne part plus d’Opéra mais passe par le pôle Saint‑Denis-Pleyel, futur nœud majeur du Grand Paris, où les voyageurs pourront se connecter aux lignes 13 et 14 du métro et au RER D pour rejoindre l’aéroport dans des temps annoncés plus compétitifs.
- •En parallèle, le RER B reste l’option de base, économique mais parfois perturbée, tandis que se profile l’arrivée du CDG Express, liaison ferroviaire dédiée entre la gare de l’Est et l’aéroport, prévue comme une offre « premium » pour les plus pressés.
- •Sa mise en service est annoncée pour le 28 mars 2027.
Le Mois du vrac et du réemploi reprend en mars pour une 5e édition. Cettecampagne invite chacun à repenser sa façon de consommer avec de nombreux événements organisés localement.
- •« Des bons plans et initiatives, partout en France, nous invitent à changer collectivement nos habitudes », résume l’association Réseau Vrac et Réemploi, qui a développé la marque du même nom, à destination d’acteurs de l’écosystème du réemploi des emballages.
- •En ce mois de mars, elle lance sa campagne de sensibilisation du grand public, pour inviter « chacun à repenser sa façon de consommer (…), réduire les emballages à usage unique, favoriser des solutions de réemploi. Et montrer que changer ses habitudes peut être simple, concret et accessible à tous ».
- •À Paris, ce combat se traduit par l’exposition INVERSIONS, qui présente des œuvres du photographe François Christophe jusqu’au 31 mars à l’Hôtel French Theory (5e).
- •Elle « met en lumière l’absurdité de l’emballage à usage unique dans un monde aux ressources limitées » et présente « des alternatives », souligne le Réseau Vrac et Réemploi.
- •Le programme propose aussi, jeudi soir, d’assister à une conférence animée par Jérémie Pichon, père d’une famille « presque zéro déchet » et auteur d’un ouvrage sur le sujet.
- •Il racontera, depuis la Maison des Canaux (19e), son expérience dans ce projet démarré avec ses proches en 2014, et « partagera des astuces concrètes pour réduire ses déchets au quotidien, adopter le vrac et le réemploi, consommer autrement sans pression… et faire des économies », souligne l’organisation.
- •Pour rappel, la loi Climat et Résilience de 2021 impose aux supermarchés de consacrer au moins 20 % de leur surface de vente au vrac d’ici 2030.
- •Entrée gratuite, inscription ici.
- •Pour ceux qui souhaitent passer à l’action, plus d’une centaine de points de vente de vrac ou de produits consignés sont recensés sur cette carte.
- •Les consommateurs peuvent y apporter leurs propres contenants (sacs, bocaux, boîtes) pour emballer la quantité souhaitée de chaque aliment.
- •Les équipes de Mon Marché Engagé arpenteront aussi les marchés de Beauvau(12e) le 7 mars, de Saint-Quentin (10e) le 21 mars et de Saint-Martin (10e) le 28 mars pour livrer conseils et informations aux usagers.
Et si, pendant les vacances scolaires, vous poussiez la porte d’un cabinet scientifique du XVIIIe siècle ? Jusqu’à vendredi, l’escape game éducatif Enigma Botanica invite les familles à résoudre des énigmes autour de la botanique sur les traces d’un illustre savant parisien, à la Maison Paris Nature (12e).
- •Dans cet escape game organisé au cœur du Parc Floral, les participants incarnent les descendants d’Antoine de Jussieu, un célèbre botaniste du XVIIIesiècle.
- •Réunis dans son ancien cabinet, ils découvrent un univers figé dans le temps, rempli de trésors scientifiques.
- •Mais l’annonce tombe : le bâtiment sera détruit dans une heure. Il faut agir viteavant que ses découvertes ne disparaissent pour toujours.
- •Le jeu consiste à explorer le cabinet pour résoudre des énigmes, et ainsi sauver les recherches du botaniste.
- •Il s’adresse aux familles et aux adolescents dès 12 ans, en équipes de 2 à 6 joueurs.
- •Pendant le jeu, les joueurs récoltent des indices liés aux propriétés médicinales des plantes.
- •Leur principale mission est de préserver les travaux d’Antoine de Jussieu autour des vertus d’une espèce pouvant servir à guérir le paludisme.
- •Le scénario invite de cette manière à découvrir la botanique en sensibilisant à la biodiversité et à la transmission des savoirs scientifiques.
- •Antoine de Jussieu (1686-1758) était botaniste et médecin, membre d’une célèbre dynastie de savants qui a contribué à faire progresser la classification des plantes.
- •Il a notamment travaillé sur les propriétés médicinales des plantes et expérimenté leurs effets contre les fièvres.
- •Son nom résonne encore aujourd’hui à Paris. Il a donné son nom à une station de métro et à tout un quartier universitaire et scientifique du 5e.
- •Son savoir a formé des générations de chercheurs et continue d’influencer l’enseignement et la découverte des espèces végétales aujourd’hui.
Y aller : D’aujourd’hui à vendredi. Réservation ici.
Peu connu du grand public, le secteur des congrès et salons est pourtant capital pour l’économie locale. À Paris et dans la région, plus de 1 000 événements ont lieu chaque année, entraînant d’importantes retombées économiques.
- •Paris et sa région réunissent 24 sites d’accueil de congrès et salons, sur une surface totale de plus de 700 000 m² d’espaces d’exposition.
- •Selon la Banque de France et la CCI Paris Île-de-France, qui ont récemment organisé une conférence sur le sujet, le territoire dispose de la « première offre européenne en la matière ».
- •« Chaque année, entre 350 et 400 salons sont accueillis à Paris. Il y en a eu 367 en 2025, dont 210 rendez-vous professionnels et 157 ouverts au public », détaille France Morot-Videlaine, directrice générale adjointe à la CCI.
- •« Dans le même temps, entre 600 et 1 000 congrès sont organisés », ajoute-t-elle.
- •En 2025, « 6,2 millions de visiteurs ont été recensés dans ces événements, et plus de 103 000 entreprises ont exposé », précise-t-elle enfin.
- •« La région a des points forts très importants, notamment ses infrastructures, qui permettent d’organiser des rassemblements mondiaux. Mais c’est aussi un grand hub de transports », pointe Bernard Michel, président de Viparis, qui gère notamment les parcs des expositions de Porte de Versailles (15e), du Bourget ou de Paris Nord Villepinte (93), ou même le Palais des Congrès (17e).
- •« Aujourd’hui, la filière est un vrai outil de développement économique du territoire. Pour les TPE et PME, cela offre une exposition exceptionnelle à l’international, et ce sont aussi des lieux où l’on fait des affaires », ajoute Fabrice Laborde, vice-président de l’Union Française des Métiers de l’Événement.
- •Selon les institutions, plus de 5,5 milliards d’euros de retombées économiques annuelles sont générées par les salons et congrès dans la région.
- •Mise en pause durant la crise de la Covid, la filière a « retrouvé 94 % de son activité », précisent-elles.
Du changement à la tête des musées parisiens
Après la démission de la présidente directrice du musée du Louvre Laurence des Cars mardi, le chef de l’État a annoncé en Conseil des ministres la nomination de Christophe Leribault, jusqu’alors président du château de Versailles, à ce poste, rapporte Le Monde. Annick Lemoine, directrice du Petit Palais, est de son côté nommée à la tête du musée d’Orsay et de l’Orangerie.
L’une des plus grandes fontaines de Paris va être restaurée
Quasiment à l’abandon dans le parc de Bercy (12e), le Canyoneaustrate, œuvre de l’artiste Gérard Singer inaugurée en 1988, va être au centre de travaux chiffrés à 2,4 millions d’euros et entamés par la Paris Entertainment Company, gestionnaire de l’Accor Arena. La fontaine ne sera pas remise en eau, mais rénovée, et un sol vitrésur lequel les Parisiens pourront se déplacer sera posé par-dessus, explique Le Parisien.
