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Lire: “Tout ça à cause de moi” de Patrick Gofman

“Tout ça à cause de moi” revient au genre dit “roman épistolaire”, c’est-à-dire par lettres.

Un genre né au XVIIe siècle avec les immortelles “Lettres d’une religieuse portugaise” (1669) de Gabriel de Guilleragues, genre qui triomphait au XVIIIe siècle, avec les “Lettres persanes” (1721) de Montesquieu, “La Nouvelle Héloïse” (1761) de Rousseau, et surtout “Les Liaisons dangereuses” (1782) de Choderlos de Laclos.

Genre démodé, au XXIe siècle, à coup sûr, où l’on a tout l’air de se moquer du monde en publiant un ou deux “romans par sms” (Small Message Service), tandis que La Poste signale l’effondrement de la correspondance privée. Genre périmé, totalement artificiel ? On peut le contester, on peut même trouver du naturel, ici, dans les épîtres désespérées d’un petit groupe d’adolescents découvrant l’amour et aussi la foi marxiste dans les années 1960, prolongées dans les “70s”…

Un temps sans “réseaux sociaux” où même le téléphone était mal commode et surveillé comme le lait sur le feu, et plus encore la virginité des jeunes filles.

En “1re de” couverture : l’auteur à Escoville (Calvados), au début des années 1990, mari et père, photographié par l’illustre Edouard Limonov.

Édition numérique : 5 €. Imprimée, livrée à domicile : 5,28 € @ amazon.fr

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