Voir/Lire/Ecouter

Lire :Alain Pascal, Mai 68 et la destruction de la France.

mai-68-et-la-destruction-de-la-france-alain-pascal

Entretien avec Alain Pascal: Propos recueillis par Arnaud Robert

« Le gauchisme est une conséquence de la Renaissance »

thumbnail

— Vous faites un constat identique à celui de Gramsci : quiconque remporte la guerre culturelle, se place dans l’optique de remporter la victoire politique. Pouvez-vous brosser les principales étapes de la dislocation française depuis la fin du XVIIIe siècle et expliquer la place du gauchisme dans ce processus ?

— Gramsci n’a pas inventé le « tout est culturel », mais, dès les années 1920, il a programmé au bénéfice des communistes une guerre culturelle qui devait permettre leur prise de pouvoir politique dans le monde entier. Les communistes n’y ont pas réussi politiquement (encore que rien ne soit définitif), mais ils ont gagné la guerre culturelle. Simplement les mots ont changé. Et Mai 68 en est la preuve. Le gauchisme a été une roue de secours du communisme et aujourd’hui, la philosophie communiste et libertaire de Mai 68 a triomphé. En effet, tout ce qui avait été programmé pour détruire notre civilisation, l’Occident chrétien, a été réalisé. 

— Définissant les sources du gauchisme, vous affirmez que « tout est religieux »…

— À partir du moment où la Révolution est anti-chrétienne, le gauchisme s’inscrit dans la logique de la guerre de religion des forces occultes qui ont fait la Révolution, et qui la continuent aujourd’hui, puisqu’elle n’est pas terminée. En fait, il s’agit d’une guerre contre le Christ, mais aussi contre Dieu. Il va de soi que je n’invente rien, des intellectuels gauchistes l’ont clairement exprimé. Ils ont accusé l’Occident chrétien d’être la civilisation du Père, terme qui désigne Dieu. C’est en cela que le gauchisme est une conséquence de la Renaissance, l’homme – ou, pour être plus précis, l’Initié – qui prend la place de Dieu. Comme tous les mouvements révolutionnaires, le gauchisme veut détruire l’humanité dite ancienne, c’est-à-dire l’humanité créé par Dieu. Ce combat est la source religieuse de la théorie du genre. Dieu a créé l’homme bisexué, l’humanité « nouvelle » doit redevenir androgyne, comme dans la mythologie hermétique et dans la symbolique maçonnique. 

— Vous dites qu’après « la mort de Dieu », il y a la haine du père et la culpabilisation du Masculin occidental…

— Le gauchisme s’inscrit dans la suite de la philosophie qui a nié Dieu, mais va plus loin, car il rend Dieu coupable du Mal. C’est en cela qu’il reprend l’ésotérisme de la gnose et de la théosophie. Le gauchisme a donc des racines occultes et il ajoute à la haine de Dieu, celle du Père auquel il le réduit. L’accusation n’a aucun fondement théologique, mais une immense utilité, dénoncer le Masculin et promouvoir à sa place le Féminin. Il ne s’agit évidemment nullement de défendre la femme, mais de l’utiliser pour détruire la civilisation, selon le principe de Lénine : « qui tient la femme, tient la société ». 

— Quelles sont les principales impostures culturelles du gauchisme, selon vous ? A ce propos, vous me semblez bien sévère avec l’écologie, pourtant directement liée au conservatisme

— Pour nous culpabiliser et nous détruire, le gauchisme a imposé diverses doctrines qui sont des impostures, car elles n’ont aucun fondement historique, ni scientifique. Elles sont toutes mensongères, car des falsifications des faits. Il en est ainsi du pseudo anti-racisme, du tiers-mondisme, du féminisme, mais aussi de l’écologie. Je ne puis ici reprendre les arguments que j’ai donné dans mon livre, seulement insister sur les conséquences pratiques. Par exemple, dès les années 1950, Marcuse avait désigné les immigrés comme des révolutionnaires-nés qui prendrait la place des ouvriers occidentaux embourgeoisés. Les prolétaires étant détournés de la révolution par ce qu’il appelle le travail aliéné, il fallait que l’Occident soit envahi par des masses du tiers-monde. Ce programme me semble d’actualité. 

Un mot aussi sur l’écologie, qui devrait effectivement être une défense de l’Ordre naturel créé par Dieu, mais qui ne l’est nullement, puisqu’elle est une idéologie d’extrême gauche, donc anti-chrétienne, et, pour preuve, elle est sous-tendue par un culte d’une Nature considérée comme une divinité cosmique. Ce n’est pas théorique. Les enfants sont embrigadés à ce culte par ce que l’on appelle en psychologie des actes de compromission (planter un arbre, nettoyer la déesse Nature, etc.) et on leur apprend parallèlement qu’ils sont du « genre », ce qui rejoint l’attaque contre le Masculin occidental. 

— En quoi le gauchisme sert-il le mondialisme ?  Ou la destruction de l’ordre social chrétien ?

— Étant anti-capitaliste, le gauchisme semble l’ennemi du mondialisme financier, cependant, en tant que mouvement anti-occidental et anti-chrétien, il sert le mondialisme politique. Il en est un instrument culturel et, depuis que tous les grands médias sont devenus gauchistes, il s’avère que les financiers y gagnent beaucoup d’argent, de même que ceux qui participent à la guerre culturelle. Il y a ainsi une connivence entre le conformisme intellectuel gauchiste et la Finance. La « culture » gauchiste rapporte beaucoup d’argent et elle permet d’être en marche vers un gouvernement mondial. 

Sur le plan religieux, la conclusion sera la destruction de l’ordre social chrétien, dès lors que le christianisme est un universalisme et non un cosmopolitisme. Les mots ont un sens. Le Christ demande de convertir les nations, pas de les détruire. 

— Quid de l’origine religieuse de mai 68 ?

— La réponse à cette question n’est pas sans risque, donc je ne ferais que l’ébaucher. Il est de fait que l’École de Francfort et la majorité des intellectuels gauchistes sont juifs. Certains ont d’ailleurs revendiqué la révolution de Mai 68 comme une révolution juive. Maintenant, on ne peut pas ignorer qu’il s’agit principalement d’apostats. Ni que, depuis qu’ils ont refusé l’Incarnation annoncée par leurs prophètes, l’apostasie a été portée par des philosophes juifs, Maïmonide, Spinoza, Marx, Freud, Marcuse, etc. Or, tous sont des kabbalistes. L’ambiguïté métaphysique du judaïsme réside donc dans la nature même de la Kabbale, qui est une compromission de l’ésotérisme juif avec les cultes cosmiques.

Alain Pascal, Mai 68 et la destruction de la France, éditions des Cimes, 360 pages, 23 euros.

Laisser un commentaire