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L’Institut du Monde Arabe:3ème Biennale des photographes du monde arabe contemporain

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La Biennale des photographes du monde arabe contemporain se déroulera simultanément dans neuf lieux parisiens : l’IMA, la MEP, la Cité internationale des arts, la Mairie du 4e, la Galerie Clémentine de la Féronnière, la Galerie Agathe Gaillard, la Galerie XII, la Galerie Basia Embiricos et Graine de photographe, dessinant un parcours pluriel à travers les différents regards des photographes contemporains sur le monde arabe.

Chacun des lieux d’exposition présentera à la fois les travaux de créateurs issus du monde arabe, résidant dans leur propre pays ou « parlant » depuis un autre rivage, et les œuvres d’artistes étrangers témoignant eux aussi de la réalité des pays arabes. Le mélange des cultures et le dialogue des sensibilités est au cœur de la Biennale.

Le Liban à l’honneur à l’IMA

Les années de guerre civile au Liban (1975-1990) ont profondément marqué les photographes. Le besoin d’entretenir la mémoire d’un patrimoine architectural perdu, de montrer les stigmates du conflit, semblait au cœur de leurs préoccupations artistiques. Certains travaux actuels en conservent la mémoire ; mais une nouvelle génération s’en détache et aborde des thématiques inédites.

Un regard sur le Liban d’aujourd’hui

C’est cette nouvelle génération qui est à découvrir à l’IMA. Créateurs reconnus ou encore peu montrés en France, les artistes participent d’une effervescence artistique qui transparaît au fil du parcours. La plupart sont libanais, même si certains ont décidé de vivre ailleurs tout en continuant de produire des œuvres dans et sur leur pays. Quelques-uns sont des « étrangers » de passage et ont donné du Liban une vision marquée de l’empreinte de leur propre culture ; d’autres encore ont choisi de s’y installer. Cette diversité de motifs et d’approches, ce dialogue des sensibilités nourrit l’esprit de l’exposition. Les œuvres exposées ont pour l’essentiel été réalisées au cours des années 2010.

Du réalisme à la fiction

L’exposition s’articule en deux temps. Une première séquence, à caractère documentaire, est en prise avec la réalité géographique, urbaine et sociale, l’histoire, le devoir de mémoire, le mélange des communautés, l’exil. La seconde, échappant aux contraintes du réalisme, réunit des artistes qui nous entraînent dans d’autres paysages, rêvés ou inventés, exprimant la quête d’un ailleurs, le désir d’évasion. Les travaux ici réunis abordent le registre de la fiction, cultivent l’imaginaire, développant des formes telles que le photomontage ou le collage numérique.

Deux projections encadrent le parcours : Beyrouth centre ville, 1991, un court-métrage documentaire de Tanino Musso sur la capitale libanaise au sortir de la guerre ; et à la fin de l’exposition, une installation de Zad Moultaka associant une vidéo – paysages – à une composition musicale. Enfin, un passage aménagé entre les deux niveaux d’exposition accueille Beyrouth mon amour de Vladimir Antaki, une installation dont la forme évoque celle d’un kaléidoscope.

The Missing of Lebanon,  2010

INFORMATIONS PRATIQUES

L’Institut du Monde Arabe
1 rue des Fossés-Saint-Bernard
75005 Paris

DATES

 Jusqu’au 24 novembre 2019 :
mardi, mercredi, jeudi, vendredi de 10h à 18h
et samedi, dimanche de 10h à 19h

PRIX

Payant – 6 – 10 €

S’Y RENDRE

  • 7, 10 : Jussieu (365m) 7 : Sully Morland (417m)
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