Pour vous aider à planifier vos prochaines sorties culturelles, voici les rendez-vous à ne pas manquer en 2026 dans la capitale.
«MATISSE, 1941-1954»
Du pinceau aux ciseaux. Le Grand Palais met en lumière les dernières années de la carrière d’Henri Matisse, cette «seconde vie», comme il aimait lui-même la nommer, qui s’ouvre en 1941, après sa guérison d’un cancer du côlon, et se poursuit jusqu’à sa disparition en 1954. L’exposition explore cette période foisonnante et novatrice à travers plus de 230 œuvres : peintures, dessins, vitraux et un ensemble exceptionnel de gouaches découpées, peuplées d’oiseaux, de végétaux et de formes féminines. Parmi les pièces phares exposées figurent «La Tristesse du roi», «Zulma», «La Danseuse créole» ou encore les célèbres «Nus bleus». Sans oublier les panneaux monumentaux de «La Gerbe» et des «Acanthes», et les principaux éléments du programme de la Chapelle du Rosaire de Vence (Alpes-Maritimes), décorée par Henri Matisse pour les sœurs dominicaines.
«Matisse, 1941-1954», du 24 mars au 26 juillet 2026, Grand Palais (Paris 8e).
«VIDEO GAMES & MUSIC»
La partie va bientôt commencer à la Philharmonie de Paris. Du minimaliste Pong, premier jeu d’arcade de l’histoire, aux orchestrations épiques de Final Fantasy et d’Assassin’s Creed, l’exposition «Video Games & Music» retrace un demi-siècle d’innovation musicale, depuis les premières notes composées dans les laboratoires de recherches des années 1960. Pensé comme une véritable expérience sensorielle teintée de nostalgie, le parcours sera ponctué d’une vingtaine d’installations interactives, pour jouer, écouter et expérimenter. Chaque dispositif entend montrer au public comment la musique vidéoludique transcende sa fonction première pour devenir un art à part entière. Gameurs comme mélomanes devront toutefois patienter jusqu’au 3 avril prochain avant de pouvoir appuyer sur «play».
«Video Games & Music», du 3 avril 2026 au 1er janvier 2027, Philharmonie de Paris (Paris 19e).
«RENOIR ET L’AMOUR»
En 2026, le chef-d’œuvre «Bal du moulin de la Galette» (1876) fête ses 150 ans. Pour marquer cet anniversaire, le musée d’Orsay consacre une rétrospective d’envergure à Pierre Auguste Renoir (1841-1919), maître de l’impressionnisme, peintre du bonheur et témoin privilégié de la vie parisienne de la fin du XIXe siècle. Près d’une cinquantaine de toiles, rarement présentées ensemble et toutes réalisées au cours des vingt premières années de sa carrière (1865-1885), y sont rassemblées. On pourra y voir «La Grenouillère», «Les Parapluies» ou encore «Le Déjeuner des canotiers», exceptionnellement prêté par la Phillips Collection de Washington. Ce corpus, où les regards se croisent, et parfois se cherchent, permet de (re)découvrir l’œuvre de Renoir à travers le prisme de l’amour et des relations entre hommes et femmes, celles qui se tissent sur une barque, dans les guinguettes ou au cœur des jardins.
«Renoir et l’amour», du 17 mars au 19 juillet 2026, Musée d’Orsay (Paris 7e).
«MARTIN PARR-GLOBAL WARNING»
Un style reconnaissable entre mille. Décédé le 6 décembre 2025 à l’âge de 73 ans, le photographe iconoclaste britannique Martin Parr est célébré au Jeu de Paume. Quelque 180 œuvres retracent plus d’un demi-siècle de création, depuis ses débuts en noir et blanc jusqu’à ses séries les plus récentes aux couleurs saturées. Intitulée «Global Warning», l’exposition met en perspective ses thèmes de prédilections : le tourisme de masse, le consumérisme, l’usage effréné des transports, les dégâts environnementaux, mais aussi le luxe et la malbouffe. Avec une ironie mordante, celui qui a hissé le kitsch au rang d’art n’a cessé de braquer son objectif sur les scènes ordinaires, aux quatre coins du globe, pour en révéler les excès, les déséquilibres, les contradictions et parfois la tendre absurdité.
«Martin Parr-Global Warning», du 30 janvier au 24 mai 2026, Jeu de Paume (Paris 8e).
«SPLENDEURS DU BAROQUE»
Situé à quelques pas des Champs-Élysées, le Musée Jacquemart-André, quant à lui, met à l’honneur l’art baroque hispanique. Ce rendez-vous offrira au public l’occasion d’admirer de près une quarantaine d’œuvres issues de la prestigieuse Hispanic Society of America (New York), réunies pour la première fois en France. Cet accrochage fera dialoguer des grands maîtres du Siècle d’or espagnol, période de rayonnement culturel majeur de la monarchie catholique en Europe, qui s’étend du début du XVIe siècle à la fin du XVIIe siècle. Marquée par une profonde spiritualité et son intensité expressive, cette époque sera incarnée par des toiles emblématiques, notamment celles de Diego Velázquez, dont «Portrait de fillette», de Doménikos Theotókopoulos, dit Greco, ou encore du Sévillan Francisco de Zurbarán, surnommé «le peintre des moines».
«Splendeurs du baroque», du 26 mars au 2 août 2026, Musée Jacquemart-André (Paris 8e).
«DIS QUAND REVIENDRAS-TU ? BARBARA ET SON PUBLIC»
Près de trente ans après sa disparition, la voix envoûtante de Barbara (1930-1997) et la profondeur de ses textes continuent de résonner avec une force intacte. Un héritage que la Bibliothèque nationale de France (BnF), située à Paris, choisit de célébrer à travers l’exposition «Dis quand reviendras-tu ? Barbara et son public», accessible gratuitement entre le 27 janvier et le 5 avril 2026. S’appuyant sur le fonds confié en 2023 à l’institution par l’association Barbara Perlimpinpin, elle réunit une centaine de documents issus de son domicile. Affiches, photographies, partitions imprimées, lettres d’admirateurs, coupures de presse… Autant d’archives qui permettent de retracer la carrière de l’interprète de L’Aigle noir et de mieux comprendre ses méthodes de travail singulières. Au-delà du processus de création, ce parcours intimiste s’attache à explorer son rapport au corps, à la scène, son engagement dans la lutte contre le sida, mais aussi, et surtout, le lien fusionnel qui unissait Barbara à son public, sa «plus belle histoire d’amour», scellée à jamais dans un titre devenu emblématique.
«Dis quand reviendras-tu ? Barbara et son public», du 27 janvier au 5 avril 2026, Bibliothèque nationale de France (BnF) (Paris 13e).


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