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Moulins entre en Scène et revêt tout l’été ses Habits de Lumière

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Moulins, 20 000 âmes,   Ville d’Art et d’Histoire,   campée dans le département de l’Allier,  Région Auvergne Rhône-Alpes, est un lieu historique majeur    de la Grande Histoire de France.     Pourtant  méconnu des Français.  Berceau de la dynastie régnante  des Bourbons pendant  2 siècles,  sa prestigieuse saga méritait une mise en lumière exceptionnelle.

Lumières en Bourbonnais,  nouveau projet de territoire,  fait revivre cette Histoire,  ses personnages emblématiques, ses lieux de mémoire.

Lumières en Bourbonnais   illumine  4 sites patrimoniaux majeurs  de la ville,    dès  la tombée de la nuit,  jusqu’au 30  septembre  2019.  L’événement,  spectaculaire,  est  gratuit.

 

Moulins,  capitale du Bourbonnais,  prend des galons

Les Bourbonnais,  habitants du département de Allier,   peuvent s’enorgueillir de la notoriété de leur capitale,  confortée   par ce projet de territoire fédérateur  réunifiant la ville, le Département, la Région.  Ensemble au cœur d’une Histoire  prestigieuse  française. 

Aujourd’hui le patrimoine est devenu un objet de consommation. Mais le  découvrir de façon originale,   c’est un  pari  gagné.  Moulins entre joliment en scène ! Et justifie le nouvel  engouement des Bourbonnais pour leur ville.

Moulins,  6 siècles d’architecture. 6  siècles d’histoire.  Un cœur de ville médiéval dotée de bâtisses à pans de bois, un Château des Ducs de Bourbons honoré  par la présence de Louis XIV, un musée Anne de Beaujeu riche d’une élégante statuaire bourbonnaise,  Un Centre national du Costume de Scène unique au monde ! 

 

Lumières en Bourbonnais,   par un  mapping video  projeté sur 4 différents monuments,   donnent une nouvelle vie à la Cité historique par une déferlante de couleurs. Elles retissent  cette grandiose Histoire de la dynastie des Bourbons et de   la Grande Histoire de France.  

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Crédit Les Allumeurs de rêves – Gilbert Coudène

 

Les Bourbons ?  

De la modeste seigneurie de Souvigny, à  12 km de Moulins,  jusqu’au Royaume de France !   Que de siècles parcourus. Deux  mariages chanceux ont propulsé  la  famille dans les hautes lignées aristocratiques du Royaume.   

Au  13ème siècle,  Béatrix de Bourbon  épouse le 6ème et dernier fils de Saint Louis,  Robert de Clermont.   Leur  premier fils va devenir Duc de Bourbonnais.   Moulins devient la capitale du jeune Duché.  

Autre mariage important au  15ème siècle,  scelle la notoriété de la dynastie :   Pierre de Bourbon épouse  la fille du roi Louis 11, Anne de France.  La magnificence de la Cour d’Anne de France à Moulins  sonne  les grandes  heures du Bourbonnais. 

Le Bourbonnais est ensuite rattaché à la France. Le  Connétable de Bourbon,  branche aînée de la dynastie,  meurt  sans descendance,  

Lumières en   Bourbonnais.   Vieilles pierres et numérique font bon ménage 

 Le Château  des  Ducs de Bourbon, 14ème siècle,   phare de la cité,  ouvre le bal des Lumières. 600 ans d’histoire. Le plus vieux monument de la cité. Donjon, tour défensive, baptisée par Louis XIV la Mal Coiffée.  Sa   toiture tronquée, trop petite par rapport à la taille imposante du Donjon,  justifiait-il   ce sarcasme ?

Outrages du temps,  incendies,  avatars de l’histoire.    Le Donjon,  encore  là,  en ruine,  se  visite.

Lumières aussi sur l’Hôtel de Ville,  19ème siècle,  côtoyant la  rassurante Caisse d’Épargne.  Le Jacquemart sonnant toujours les heures.   Les ravissantes maisons à pans de bois.   La Cathédrale styles gothique flamboyant et néo gothique.   

Lumières sur L’Église du Sacré Cœur et enfin le Centre National du Costume de Scène ouvert en  2006.  

Ancienne caserne militaire hébergeant un régiment de cavalerie,  elle est classée Monument Historique en 1984 et ainsi  préservée d’une démolition annoncée. 

Costumes de scène de l’Opéra de Paris,  de la Comédie française, de la Bibliothèque Nationale,  y sont  précieusement conservés et mis en scène. 

Les 350  ans de la création de l’ Opéra  de Paris et les 30  ans de la scène  Bastille,  cela se fête ! 

L’exposition  « Habiller l’Opéra.   Costumes et Ateliers de l’Opéra de Paris » est en place  jusqu’au  3 novembre 2019.  

Scénographie signée Jean-Michel Wilmotte. Il a habilement conçu les vitrines comme de petites scènes de théâtre. 

Un espace permanent abrite la collection  offerte par le grand danseur russe Rudolf  Noureev.   A voir et revoir. 

Moulins  et ses  Chefs d’œuvre  uniques au monde

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Ne pas  quitter Moulins sans  rendre visite au singulier Musée  de la Visitation,  campé  dans une vieille demeure médiévale moulinoise.    12 000 objets précieux, authentiques, retracent les travaux   manuels des nonnes  :  travaux d’aiguille, dentelle  et fuseaux,  paperolles,  tapisseries,  boîtes à reliques,  enluminures,  fruits de leur  travail.

La congrégation des  Visitandines,  créée par Sainte Jeanne de Chantal et Saint François de Salle,  il y a  400  ans,  a fait des émules dans le monde.

Ce jubilé des  400 ans est fêté  exceptionnellement  cette année par une intéressante  exposition à l’Espace Patrimoine « Le Paris des Visitandines »,  jusqu’au  22  décembre  2019.  

Autre merveille inoubliable : le Triptyque du Maître de Moulins,  retable,  chef d’œuvre de la peinture française du 16ème siècle,  attribué récemment  à Jean Hay.  Convoité par le Musée du Louvre.    Soigneusement préservé dans la Cathédrale la mieux gardée,  la plus sécurisée  de France.    

L’étonnante  Maison Louis Mantin,   pur  19ème siècle,  dans son jus,  et le musée Anne de Beaujeu  l’on peut admirer l’excellence de la la statuaire bourbonnaise.   Un  prêt exceptionnel de cinq chefs d’œuvre du  Musée du  Louvre souligne les caractéristiques  de cet art  réalisé par des « ymagiers »,  nom donné aux sculpteurs à cette époque.  Vierge  au front haut et bombé, sourcils à peine esquissés,  yeux en amande. Tout simplement magnifique. 

La saga  départementale  bourbonnaise  continue avec  de nouveaux projets pleins les valises. 

Les patrimoines naturels sur les berges  de la rivière Allier seraient au programme…

Affaire à suivre…

Une petite faim ?

Où déjeuner dans une belle Brasserie Art Déco des années 30,  stylée Belle Époque ? 

Le  Grand Café en cœur de ville.   Charme des vieux décors dans leur jus et bonne cuisine  traditionnelle de brasserie.

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Gabrielle  Chanel  dite Coco y a poussé autrefois la chansonnette,  sur  l’air  de Qui qu’a vu Coco dans l’ Trocadéro !Elle  y était   « pauseuse »,  chanteuse de seconde catégorie,  et   aurait gardé ce surnom  familier de « Coco ».

Fernand Raynaud y avait aussi ses habitudes.

Geneviève Guihard

Tout savoir : 

www.moulins-tourisme.com

www.lumieres-bourbonnais.com

www.musees.allier.fr

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