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Témoignage : il bat sa femme sans être condamné…

Et sans être musulman ! Le féminisme attise la guerre des sexes. Les violences conjugales sont l’occasion de pleurnicher sur les femmes battues et d’accabler le mari violent. De fait, s’en prendre à plus faible que soit est ignoble. Sauf qu’intervenir dans la vie des couples n’est jamais simple et qu’il y a autant d’histoires que de couples…

Il y a vingt ans je suis passé au tribunal pour violences conjugales et quelques semaines plus tard j’obtenais la garde des enfants. Marié à la mairie au milieu des années 1980, puis à l’église quelques années plus tard, une fille et un fils dans cette période, les relations se sont imperceptiblement détériorées dans les années 90. L’alcool est devenu progressivement l’amant caché, et de plus en plus envahissant de ma femme. Médecins, pompiers, police, psychologues, son état empire sans que les tiers puissent intervenir. Les mains courantes et récupérations aux urgences de l’hôpital se succédent.

Attitude des médecins : 

« — Vous êtes le mari ? Je peux vous parler ?

  • Je vous écoute.
  • Vous savez que votre épouse boit ? Son taux d’alcoolémie est anormalement élevé.
  • Merci docteur, je suis au courant. Vous pouvez me faire une attestation ?
  • Impossible, cette information relève du secret médical. »

Impuissance des professionnels

Aux urgences, avec SOS Médecins, les pompiers, toujours la même réponse empêchant la production d’un document indiscutable permettant d’engager une thérapie. Impossible aussi d’aborder le sujet avec ma femme ni en tête-à-tête ni avec un tiers. Le déni systématique. Donc pas de possibilité d’envisager une cure, a fortiori une amélioration de son état.

L’impasse avec deux enfants, une fille en pension au collège, un fils en primaire à conduire et récupérer tous les jours, faire les courses, assurer le quotidien avec une épouse qui, n’ayant plus d’horaires, met en difficulté l’équilibre de tous.

Exemple : lundi 6 h du matin, départ pour la pension avec ma fille de 14 ans et sa valise de 15 jours. Au sortir de la maison arrivée de sa mère qui s’effondre ivre sur les marches du perron. Rien d’autre à faire que de la ramasser et de partir pour ne pas rater le train. Situation de la jeune fille qui constate l’état de sa mère et qui ne reverra pas sa famille avant deux longues semaines.

Torture psychologique

Une procédure de divorce avait été ouverte avec jugement en faveur du père, mais sans exécution de ma part. On espère toujours que ça va s’arranger.

La pression psychique permanente est entretenue par une torture psychologique insidieuse : tentatives de suicide (simulacre de pendaison, ouverture des veines, …), discussions stériles avec conclusions du style : « le mariage n’est qu’une forme légale de la prostitution », les bouteilles d’alcool cachées dans toute la maison, y compris dans la chambre du garçon, les discussions interminables au téléphone avec des inconnus… Des nuits interrompues deux à trois fois par semaine par des retours à l’aube. Une situation qui conduit à l’épuisement physique et psychique jusqu’au geste fatal. 

Violence physique

Elle n’avait pas porté plainte quand elle était rentrée avec des hématomes au visage et des traces de coups sur le corps, mais avec le nez en sang elle avait couru au commissariat. Mon compte était bon, elle avait obtenu ce qu’elle semblait espérer. Le cas d’école du mari qui bat sa femme ! L’officier de police en charge de l’enquête (féminin comme il se doit) reste factuelle, je m’attendais à pire.

Réouverture de la procédure de divorce, doublée d’une procédure pour violences conjugales. L’audience dans la salle encombrée et glaciale du tribunal amène le déballage public des détails plus ou moins sordides du naufrage d’un couple.

La production de l’attestation d’alcoolisme d’un médecin, le seul à prendre le risque, amène la réaction de la partie adverse : « s’il ne retire pas son attestion, il sera attaqué devant le Conseil de l’ordre pour violation du secret médical ». La réponse avait été anticipée, le témoignage est maintenu. La plainte est alors retirée, l’action en justice est éteinte. Il ne peut y avoir de condamnation. Quelques semaines plus tard, j’obtiens la garde des enfants par le juge des affaires familiales (encore une femme). 

Je n’ai pas gardé rancune à ma femme, j’ai forcément une part de responsabilité, et je n’ai jamais exigé qu’elle assume ses obligations du jugement. Les services sociaux lui ont accordé un logement pour qu’elle puisse accueillir les enfants. Ils n’iront pas, elle n’a jamais vraiment fait d’efforts pour qu’ils viennent s’installer dans les périodes où elle avait la garde. Elle n’a pas plus envisagé de se faire soigner pour son addiction. Aujourd’hui, on lui donne 20 ans de plus que son âge et elle continue de pourrir la vie de ceux qu’elle approche.

Hypocrisie et duplicité

Il n’est pas question de généraliser à partir d’un cas particulier. La violence du mari contre sa femme est ignoble. L’hypocrisie est de s’en prendre au mari, dont la violence laisse des traces, quand la violence psychologique n’en laisse pas.

La duplicité est de focaliser sur le mâle blanc en occultant soigneusement que l’islam enseigne au mari de battre sa femme. Avec une législation qui prévoit d’expulser immédiatement le mari violent, ma femme serait restée dans la maison, laissant la justice imaginer une solution pour les enfants…

Les féministes ne sont pas là pour défendre les femmes, mais pour compliquer des relations devenues très complexes.

Arnaud Martagot 

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