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Les solutions de déplacements en “free-floating” (sans stations) à Paris

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Trottinette, vélo à assistance électrique, voiture accessible en autopartage… Les solutions de déplacements en “free-floating” (sans stations) étaient en démonstration près de l’Hôtel de Ville. Reportage.

“Free-floating” : l’expression, qui désigne une flotte de véhicules accessible en libre service et sans stations, s’impose peu à peu dans la réalité parisienne. Une quinzaine d’entreprises actives sur le secteur de la mobilité partagée étaient présentes ce matin place St Gervais (4e), à l’arrière de l’Hôtel de Ville, à l’invitation de la mairie de Paris.

Premier constat : la diversité de l’offre. Vélib’, vélos en libre service (Mobike, Oribiky, OFO, Obike, Donkey Republic), scooters (Cityscoop, Coup…), voitures en autopartage (Ubeeqo, Communauto, Zipcar, Renault, Totem Mobi…) et même des trottinettes électriques (Lime et Txfy) !

“La mobilité partagée correspond à l’évolution actuelle des technologies, avec des systèmes plus souples et plus agiles qu’auparavant”, explique Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris en charge des transports. Ces nouveaux modes de transports qui s’appuient notamment sur l’essor des applications mobiles, complètent l’offre actuelle : “Vélib’ et les vélos en libre service sont complémentaires”, précise par exemple Christophe Najdovski.

En vidéo : la démonstration des véhicules

Glisser sur le bitume… en trottinette électrique

“Il y a une vraie demande du public”, témoigne Arthur-Louis Jacquier, directeur général de Lime. L’entreprise américaine, présente dans 26 villes européennes est spécialisée dans les trottinettes électriques en libre-service : elles ont débarqué dans la capitale à la fin juin, où “quelques centaines” d’engins sont accessibles pour le moment. La trottinette peut rouler jusqu’à 25km/h (mais attention, il est interdit de rouler sur les trottoirs…) se débloque et se géolocalise avec un smartphone. Reste à trouver l’équilibre au démarrage… question d’habitude !

Pédaler sans effort… en vélo à assistance électrique

Bleu, blanc, rouge : la monture d’Oribiky ne passe pas inaperçue. Un clin d’oeil à la victoire des Bleus ? “Non, sourit Yann Poincloux, directeur général de cette jeune entreprise basée à Stains (Seine-Saint-Denis). On a choisi les couleurs pour rappeler qu’on était “made in France” “. Son idée: un vélo à assistance électrique, aux finitions soignées (cadre alu, support de téléphone mobile et chargeur usb, cadenas intégré dans le panier…) accessible, à terme, sur la métropole. “Les 400 premiers vélos seront disponibles au 1er octobre”, précise-t-il. A l’essai, la conduite est souple, avec une vraie impression de légèreté, malgré la sacoche que l’on a déposée à l’avant.

Rouler en voiture… en utilisant l’autopartage

A quelques semaines de l’arrêt d’Autolib’ (le 31 juillet prochain) de nouveaux services voient le jour, comme l’a annoncé récemment la maire de Paris. Avec un point commun : l’autopartage. Parmi les nouveaux venus, Totem Mobi, créée en 2015. “On propose des petites voitures électriques en free-floating ( Ndlr : 170 à Marseille, 30 à Montpellier)”, détaille Cyrille Estrade, l’un de ses responsables. L’utilisateur a le choix : après son trajet, il peut soit laisser le véhicule sur une place de stationnement classique, soit sur une place disposant d’une borne de recharge. Après le sud de la France, l’entreprise espère s’implanter rapidement à Paris.

 

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