Actualités

Le Salon de l’Agriculture 2026 ouvre ses portes ! Paris Expo Porte de Versailles.

Découvrez le Salon International de l’Agriculture, l’événement incontournable pour les passionnés du monde agricole.
À vos agendas ! Le Salon International de l’Agriculture revient pour sa 62eédition du 21 février au 1er mars 2026 à Paris Porte de Versailles.
Entre découverte, émerveillement et amusement, ce rendez-vous incontournable invite petits et grands à plonger dans l’univers fascinant de l’agriculture.
Des animations surprenantes et des activités interactives rythmeront une expérience à la fois ludique et enrichissante, à vivre en famille ou entre amis !

L’incontournable Ferme Pédagogique

La Ferme Pédagogique du Salon International de l’Agriculture accueillera les agriculteurs et agricultrices en culottes courtes pendant toute la durée du Salon. L’occasion pour eux de rencontrer chèvres, moutons, vaches, lapins et autres ânes et d’en apprendre toujours plus sur leur vie quotidienne à travers des animations thématiques. Le plus dur sera de choisir !
Les parcours audio-guidés seront à nouveau de la partie pour le Salon International de l’Agriculture 2026. Disponibles sur la WebApp du Salon ou en flashant des QR codes répartis dans les allées, ils offrent une expérience enrichie et ludique aux visiteurs, avec des cadeaux à la clé. De quoi motiver les troupes !
Un tarif spécial pour les familles
Pour visiter le Salon de l’Agriculture en famille, un pack spécial est proposé. Ainsi, deux entrées plein tarif et deux entrées enfants sont à 45 euros (au lieu de 52 euros). Valable uniquement du lundi 23 février au vendredi 27 février inclus. Les 4 personnes du Pack famille doivent se présenter ensemble aux portes du Salon. Voir sur le site.

Un Salon de l’agriculture sans vaches, c’est un peu comme un circuit automobile sans bolides ou un musée sans toiles de maître. Triste spectacle qui ne plaira peut-être qu’aux ayatollahs de l’écologie en guerre contre les rejets de gaz à effet de serre émis par les bovins. Un spectacle désolant, tragique miroir de nos campagnes qui se vident de leurs fermes, de leurs troupeaux et de leurs paysans.

À l’heure de l’angélus, il y a malheureusement de moins en moins de monde dans les champs. La France compte dix fois moins d’exploitations qu’il y a soixante ans. La détresse est telle qu’un agriculteur se donne la mort presque tous les jours. Face aux crises en tout genre, sanitaires ou économiques, les plans d’urgence ont beau se succéder à coups de centaines de millions d’euros, rien n’y fait : la terre se dérobe sous nos pieds. Pour la première fois depuis 1978, notre balance commerciale agricole a même plongé dans le rouge l’année dernière. Une alerte qui ne devrait laisser personne indifférent. La souveraineté alimentaire de la première puissance agricole européenne est en jeu !

L’équation à résoudre peut se résumer en une formule bien connue : comment avoir le beurre et l’argent du beurre sans tuer la crémière ? Les Français aiment leurs agriculteurs, car ils forcent le respect : ils travaillent dur pour gagner peu. Mais les Français aiment-ils leur agriculture ? Ils veulent consommer local, dénoncent l’emploi des produits phytosanitaires, s’élèvent contre les accords de libre-échange, mais beaucoup cherchent toujours les prix les plus bas, d’autres pestent contre la présence d’une étable près de chez eux et certains s’opposent à l’ouverture d’une réserve d’eau. Aux incohérences des consommateurs s’ajoutent les contraintes européennes et les provocations des écolos terroristes.

Quel modèle agricole voulons-nous ? Incapables de fixer un cap, nos gouvernants successifs restent en mode défensif. D’où la défiance de plus en plus grande des campagnes et la fronde de plus en plus violente du monde paysan contre les représentants du pouvoir.

Yves Thréard

Source : Le Figaro 20/2/2026

Laisser un commentaire