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la Chapelle expiatoire «Histoires et mémoires de la Révolution et de la Restauration»

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Le Centre des monuments nationaux présente la troisième édition du cycle de conférences « Histoires et mémoires de la Révolution et de la Restauration », à la Chapelle expiatoire du 17 mai au 14 juin 2018

 

Pour la troisième édition du cycle «Histoires et mémoires de la Révolution et de la Restauration », le Centre des monuments nationaux propose cinq nouvelles conférences à la Chapelle expiatoire à Paris.

Le 17 mai, l’historienne Geneviève Haroche-Bouzinac évoque la vie mouvementée d’Henriette Campan, première femme de chambre de Marie-Antoinette. Après la Révolution Madame Campan ouvre une maison d’éducation pour jeune fille où elle promeut un enseignement destiné à former des femmes capables d’autonomie. Elle est nommée directrice de la Maison impériale d’Écouen, destinée aux filles des membres de la Légion d’honneur, jusqu’en 1814.

Le 24 mai, le diplomate et ancien ambassadeur Bernard de Montferrand présente la figure du comte de Vergennes, Secrétaire d’État aux affaires étrangères de Louis XVI de 1774 jusqu’à sa mort en 1787. Avec Vergennes, le royaume de France redevient une puissance de premier plan sur la scène internationale au XVIIIe siècle. C’est notamment grâce à l’implication de Vergennes que Louis XVI décide de soutenir les insurgents américains contre la couronne Britannique.

Le 31 mai, Pierre Serna, historien, anime une conférence sur Pierre-Antoine Antonelle. Personnage méconnu, Antonelle est un aristocrate fortuné qui s’engage très tôt dans la Révolution, tout d’abord en Arles, sa ville natale dont il devient le premier maire, puis à Paris aux côtés des Jacobins. Juré aux procès de Marie-Antoinette et des Girondins, il est ensuite déclaré « suspect » et arrêté. Après sa libération, il conspire au sein de sociétés secrètes démocratiques. Son opposition à Bonaparte lui vaut d’être sous surveillance constante. En 1814, il se rallie finalement à la Restauration et prend parti en faveur d’une monarchie constitutionnelle.

Le 7 juin, l’écrivain et historien Claude Ribbe présente trois figures méconnues de la Révolution : le Chevalier de Saint-George, le Général Dumas et Jean Amilcar. Le premier, est connu pour ses talents de violoniste et d’escrimeur. Duelliste hors pair, il fréquente la Cour puis se rallie aux idéaux révolutionnaires et s’engage dans l’armée de la République. Le deuxième participe à la plupart des campagnes militaires de la Révolution, ainsi qu’à la campagne d’Égypte au côté de Bonaparte. Le troisième enfin, arrive à Versailles en août 1787 à l’âge de cinq ans et devient le protégé de Marie-Antoinette.Tous trois sont noirs et ont connu la condition d’esclave avant de s’en affranchir.

Le 14 juin, une soirée spéciale sur Louis XVII et le « survivantisme » est animée par l’historienne Hélène Becquet et le conservateur du patrimoine Pierre-Gilles Girault. La mort tragique du fils de Louis XVI le 8 juin 1795 a laissé libre cours à tous les fantasmes et aux rumeurs. Sont ainsi apparus aux siècles suivants plusieurs prétendants au trône : les « faux Dauphins ». La conférence sera suivie de la projection du film « Monseigneur » (1949) de Roger Richebé et avec Bernard Blier, pour lequel plusieurs scènes ont été tournées à la Chapelle expiatoire (avec l’amical soutien des Films du Jeudi).

Toutes les conférences ont lieu à la Chapelle expiatoire à 18h30 et sont suivies d’un verre de l’amitié et d’une séance de dédicace.

Durées : 1h

Tarifs : 6 €, gratuit pour les moins de 26 ans

Renseignements et réservations :
01 42 65 35 80 et chapelle.expiatoire@monuments-nationaux.fr

Chapelle expiatoire

« Suivant moi, la Chapelle expiatoire est un vrai chef-d’œuvre, surtout les portiques de l’entourage d’une composition si ferme et si caractéristique. » Charles Garnier, lettre à Charles Bigot, 1883.

Cet édifice, « peut-être le monument le plus remarquable de Paris », selon Chateaubriand, se trouve au cœur du VIIIe arrondissement, dans le square Louis XVI. Il est un des rares monuments mémoriels de la Restauration préservés.

La Chapelle expiatoire s’élève à l’emplacement de l’ancien cimetière paroissial de la Madeleine, ouvert en 1722. En 1770, les victimes de « la grande presse de la Rue Royale », un drame survenu pendant les festivités du mariage entre le futur Louis XVI et Marie-Antoinette, y sont inhumées.

Sous la Révolution française, le cimetière, situé à proximité de l’actuelle place de la Concorde où est, le plus souvent, dressée la guillotine, accueille les dépouilles de nombreux condamnés jusqu’à sa fermeture en mars 1794. Brissot, Vergniaud, Olympe de Gouges, Philippe-Egalité, Madame Roland et Madame du Barry y sont notamment inhumés.

Le 21 janvier 1793, Louis XVI y est enterré puis, le 16 octobre, Marie-Antoinette. Sous la Restauration, Louis XVIII fait transférer les dépouilles du couple royal, le 21 janvier 1815, à la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France.

L’édification de la Chapelle expiatoire, à partir de 1816, a une vocation mémorielle. Pour son commanditaire, Louis XVIII, l’édifice doit réaffirmer l’autorité du principe monarchique, et rappeler le péché que constitue la mort de Louis XVI. L’architecte Pierre François Léonard Fontaine, secondé par Hippolyte Lebas, est chargé des travaux. D’inspiration néo-classique, fortement marquée par l’esprit romantique, la Chapelle expiatoire est achevée en 1826. Dans la nef, deux sculptures monumentales illustrent le drame des souverains : l’Apothéose de Louis XVI par Joseph Bosio, et Marie-Antoinette soutenue par la Religion par Jean-Pierre Cortot.

Souvent menacée de démolition, la Chapelle expiatoire est classée Monument Historique en 1914, à la veille de la Grande Guerre.

La Chapelle expiatoire est gérée, restaurée, animée et ouverte à la visite par le Centre des monuments nationaux. En 2017, elle a accueilli 23 674 visites.

Informations pratiques

Chapelle expiatoire
29, rue Pasquier
75008 Paris www.chapelle-expiatoire-paris.fr

Horaires
D’octobre à mars : Les mardis, jeudis, vendredis et samedis 10h-12h30 / 13h30-17h

D’avril à septembre : Du mardi au samedi 10h-12h30 / 13h30-18h30 Dernier accès 30mn avant la fermeture
Tarifs

Plein tarif : 6 euros
Tarif réduit : 5 euros
Tarif groupes scolaires : 20 euros

Gratuité
Moins de 18 ans (en famille et hors groupes scolaires) 18-25 ans (ressortissants de l’Union Européenne et résidents réguliers non-européens sur le territoire de l’Union Européenne) Personne handicapée et son accompagnateur Demandeur d’emploi, sur présentation d’une attestation de moins de 6 mois, bénéficiaires RMI, RSA, aide sociale Journalistes

1er dimanche du mois de janvier à mars et de novembre à décembre

Accès

Métro : lignes 3, 12, 13, 14 : Saint-Lazare Métro ligne 9 : Saint-Augustin
Bus : lignes 32, 43,49, 84 et 9

Le CMN en bref

Sites archéologiques de Glanum et de Carnac, abbayes de Montmajour et du Mont-Saint-Michel, châteaux d’If et d’Azay-le-Rideau, domaine national de Saint-Cloud, Arc de triomphe ou encore villas Savoye et Cavrois constituent quelques-uns des 100 monuments nationaux, propriétés de l’Etat, confiés au Centre des monuments nationaux.

Premier opérateur public, culturel et touristique avec près de 9,5 millions de visiteurs par an, le Centre des monuments nationaux conserve et ouvre à la visite des monuments d’exception ainsi que leurs parcs et jardins. Ils illustrent, par leur diversité, la richesse du patrimoine français.
S’appuyant sur une politique tarifaire adaptée, le CMN facilite la découverte du patrimoine monumental pour tous les publics. Son fonctionnement repose à plus de 85 % sur ses ressources propres issues notamment de la fréquentation, des librairies-boutiques, des locations d’espaces ou encore du mécénat. Fondé sur un système de péréquation, le Centre des monuments nationaux est un acteur de solidarité patrimoniale. Les monuments bénéficiaires permettent la réalisation d’actions culturelles et scientifiques sur l’ensemble du réseau.

Après l’ouverture au public du Fort de Brégançon en 2014 et de la Villa Cavrois restaurée en 2015, le CMN assure depuis 2016 la gestion de la Villa Kérylos, propriété de l’Institut de France, et prépare l’ouverture à la visite du château de Voltaire à Ferney en 2018, de l’Hôtel de la Marine pour 2020 et du château de Villers- Cotterêts à l’horizon 2022.

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