Les Journées européennes des métiers d’art (JEMA) se tiennent d’aujourd’hui à dimanche. Pour de nombreux artisans parisiens, il s’agit d’une occasion unique de partager leur savoir-faire avec le grand public.
- •Coordonnées par l’Institut pour les Savoir-Faire Français, les JEMA sont la plus grande célébration internationale dédiée aux métiers d’art et au patrimoine vivant.
- •Créées en 2002 en France puis étendues à l’Europe, elles s’étalent sur 6 jours au printemps.
- •Au total, près de 6 000 événements gratuits sont prévus, dont plus de 150 dans la capitale.
- •L’Institut a recensé, dans une liste fixée par arrêté, 281 métiers sur 16 domaines, allant du tailleur de pierre à l’orfèvre, en passant par les restaurateurs de meubles ou encore les modistes.
- •Ateliers, manufactures et établissements de formation ouvrent leurs portes au public.
- •Dans la capitale, il est possible de rencontrer des mosaïstes, restaurateurs de tableaux, tapissiers, sculpteurs, graveurs, maroquiniers, chapeliers, brodeurs ou encore des gemmologues.
- •À Paris Centre, des visites de l’orgue de l’église Saint-Eustache, des ateliers du musée du Louvre ou une rencontre avec l’émailleuse sur métaux Marie-Hélène Soyer sont prévus.
- •Dans le 18e, l’Atelier Dablanc propose une immersion avec un maître-verrier dans sa confection de vitraux, tandis que dans le 13e, l’atelier artisanal Houdart présente les techniques de reliure et dorure.
- •De jeudi à dimanche, le 11e accueille un festival de céramique qui réunira de nombreux professionnels.
- •Tous les rendez-vous sont recensés sur cette carte. Attention, plusieurs d’entre eux nécessitent une réservation.
La Maison de la Conversation (18e) accueille le Laboratoire des conflictualités. Ce cycle de dix séances, animé par l’artiste-chercheuse Lena Karson, invite chacun à réfléchir à son rapport aux conflits.
- •L’intention première du projet est de créer un espace où le thème des conflictualités devient central.
- •« Je vais proposer un décalage de perception sur nos conflits, mais ce qui m’importe vraiment est de créer un cadre où l’on peut évoquer collectivement et donc de façon plurielle ces sujets », explique Lena Karson.
- •Formée à la médiation, elle souhaite dépasser une vision des conflits comme simples dysfonctionnements : « Cette question est souvent abordée comme une pathologie. Je souhaite la voir comme une force de transformation des contextes relationnels ».
- •Les participants sont invités à prendre part à « des moments mêlan téchanges, études d’écrits théoriques sur la conflictualité et ateliers artistiques ».
- •« L’idée est de mettre en forme et en vie des approches peut-être plus théoriques du sujet et ainsi affecter ces théories par les vécus des participants », décrit Lena Karson.
- •Loin d’un cadre thérapeutique ou de méditation, le dispositif s’adresse « à tout adulte ayant un intérêt pour le sujet ».
- •Artiste, chercheur ou curieux, chacun peut rejoindre cette aventure, ponctuellement ou sur l’ensemble du cycle.
- •Plus qu’un atelier, Lena Karson imagine ce cycle comme une invitation à construire une véritable « éducation à la conflictualité ».
- •« On pourrait par exemple prendre conscience de leurs nécessités et de leurs fonctions, de ce qu’un conflit peut vouloir dire pour soi, pour l’autre et pour la relation », souligne l’artiste.
- •La dimension artistique joue ici un rôle clé, car « elle permet de se décaler de nos échanges verbaux et de nos prismes de compréhensions habituels », affine-t-elle.
Y aller : 12 rue Maurice-Grimaud, 18e. De 18h à 20h. Inscriptions ici.
Les ateliers beaux-arts (ABA) de la Ville ouvrent aujourd’hui, à 12h, les inscriptions à leurs stages de printemps. Pendant une semaine, les adultes peuvent y découvrir ou approfondir une pratique artistique en étant accompagnés par des artistes professionnels.
- •Chaque année, entre septembre et juin, les ateliers beaux-arts de la Ville proposent des cours d’arts plastiques pour adultes sur 15 sitesrépartis dans la capitale.
- •Les séances ont lieu du lundi au samedi en modules de 3 heures, généralement en soirée, et s’adressent à tous les niveaux.
- •Les disciplines proposées vont du dessin à la gravure en passant par la sculpture, la photographie, la bande dessinée ou encore l’histoire de l’art.
- •Pour ceux qui ne souhaitent pas s’engager sur une année complète, des stages d’une semaine permettent de découvrir ces pratiques pendant lesvacances scolaires.
- •Les prochains stages auront lieu du 20 au 24 avril, de 10h à 13h et de 14h à 17h sur deux sites : l’atelier beaux-arts Montparnasse (14e) et l’atelier beaux-arts Marc-Bloch (20e).
- •Chaque programme est encadré par un artiste-enseignant autour d’une discipline ou d’une approche spécifique.
- •Les tarifs sont calculés selon le quotient familial, ce qui rend l’offre accessible à tous les niveaux de revenus.
- •À Montparnasse, le stage « Empreinte », animé par la photographe Regina Virserius, explore l’image comme matière vivante, « en interrogeant son rapport au réel, à l’imaginaire et aux espaces dans lesquels elle s’inscrit ». Les participants repartent avec leur propre projet photo finalisé.
- •Au même endroit, « Les mots et les formes », avec l’artiste Alexandre Léger et le professeur Francis Moulinat, propose d’explorer les liens entre écriture et dessin avec un cours d’histoire de l’art et une mise en pratique.
- •Enfin, à la Glacière (13e), « Correspondance, le geste à l’œuvre », animé par la plasticienne Carole Chebron et la peintre Florence Reymond, prend la forme d’un laboratoire d’expérimentation autour du corps et du dessin.
Y participer : Les inscriptions ouvrent aujourd’hui, à 12h, via ce lien. Places limitées.
Les Folies Bergère (9e) accueillent aujourd’hui et demain la première édition du festival itinérant Piano Pop, qui met à l’honneur le piano d’aujourd’hui dans toute sa modernité.
- •L’événement a été imaginé par le label parisien Junzi Arts.
- •Son objectif est de mettre en avant la diversité du piano contemporain, ne limitant pas sa pratique au classique.
- •Ce rendez-vous voit sa première dans la capitale, avant d’être proposé dans d’autres grandes villes européennes, à Berlin, Anvers, Londres et Düsseldorf, au mois d’avril.
- •La tête d’affiche de ces deux soirées est le pianiste et compositeur canadien Tony Ann, l’un des musiciens les plus suivis sur les réseaux sociaux dans le monde.
- •Il a acquis une renommée internationale avec ses collaborations avec des artistes pop comme le duo de producteurs américains The Chainsmokers.
- •Tony Ann est aussi le seul artiste à avoir collaboré avec le pianiste chinois Lang Lang, star du milieu qui avait notamment joué pour la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, sur son dernier album Piano Book 2.
- •Sur scène, il sera précédé, chaque soir, de plusieurs jeunes talents du piano, afin de mettre en avant la scène émergente.
- •Ce soir, la Belge Louisiana Bloom présente son style introspectif et plein d’énergie, et demain, place au jeune Irlandais Jamie Duffy.
- •Ils seront accompagnés de Van Toam, musicien réputé pour ses vidéos tournées sur des pianos publics partout dans le monde.
Y aller : 32 rue Richer, 9e. Ce soir et demain, 19h30. Billetterie ici, dès 19 €.
Parmi les plus de 130 musées que compte la capitale, celui de la Poste, situé dans le 15e, n’est pas le plus connu. Il fête pourtant cette année les 80 ans de son ouverture.
Le musée de la Poste est inauguré en 1946, 4 ans après le vote d’une loi à l’Assemblée nationale qui en décide la création.
- •Cette décision est gouvernementale, et initiée dès 1936 par Georges Mandel, alors ministre des PTT (Postes, télégraphes et téléphones).
- •Il s’installe d’abord au 4 rue Saint-Romain (6e), non loin du Bon Marché.
- •À l’origine, le lieu présente une collection impressionnante de timbres ainsi que des objets et documents en tout genre relatant l’histoire de la Poste.
- •Manquant de place pour accueillir les nombreuses pièces acquises par le musée ou offertes par des philatélistes et passionnés, l’établissement déménage boulevard de Vaugirard (15e) en 1973.
- •L’espace connaîtra ensuite quelques travaux légers, avant de vivre une rénovation d’ampleur de 2015 à 2019.
- •Plus d’accessibilité, une meilleure mise en avant des pièces, un parcours muséal et une scénographie repensés : le lieu est prêt à accueillir de nouveaux publics dans un espace de plus de 1 000 m².
- •Des boîtes aux lettres de toutes époques, des costumes de facteurs, des timbres en pagaille et de nombreuses œuvres d’art sont à découvrir tout au long du parcours dans le cadre de l’exposition permanente.
- •Cette dernière met aussi à l’honneur la « mission de proximité » de la Poste, explique le musée, en revenant sur les évolutions du service, l’installation de bureaux partout en France et la figure du facteur.
- •Dès mercredi et jusqu’au 22 septembre, l’exposition temporaire Sous toutes les coutures s’intéresse aux vêtements de travail dans la société française et à leur évolution au fil des siècles.
Y aller : 34 boulevard de Vaugirard, 15e. Tous les jours sauf le mardi, de 11h à 18h. Billetterie ici, 11 € plein tarif.
REVUE DE PRESSE
Les Catacombes rouvrent cette semaine
Après près de 6 mois de travaux, les Catacombes de Paris (14e) rouvrent au public ce mercredi. Le lieu présente une nouvelle scénographie, avec notamment l’ajout de jeux de lumière et d’ambiances sonores. Des informations sur l’histoire du site seront aussi à écouter, précise Actu Paris.
De nouvelles mesures contre les violences dans le périscolaire
Le maire de Paris Emmanuel Grégoire a annoncé vendredi une première série de mesures pour mettre fin aux violences dans le périscolaire. Un audit des services doit être instauré, la procédure de recrutement des animateurs renforcée et les agents spécifiquement formés. Une grande convention du périscolaire va aussi être créée, et un appel aux parents volontaires est en place depuis lundi, décrit Le Parisien.
