L’’association Tout le monde contre le cancer lance aujourd’hui la 4e édition de l’opération Même pas mal. Jusqu’au 5 mars, deux hôpitaux parisiens bénéficieront de formations gratuites dédiées à la gestion de la douleur des enfants et jeunes adultes atteints de cancer.
- •Pendant un mois, en partenariat avec la Fondation La Roche-Posay, l’opération Même pas mal propose des journées de formation à destination des parents et des soignants des hôpitaux Saint-Louis (10e) et Robert-Debré (19e).
- •« Les jeunes enfants n’ont pas les mots pour décrire les maux, et l’environnement hospitalier est étranger et anxiogène pour eux », souligne Nicolas Rossignol, président bénévole de l’association Tout le monde contre le cancer.
- •« En France, un enfant sur 440 sera atteint d’un cancer avant ses 15 ans, cette prise en charge est donc indispensable », permettant aussi de « désamorcer des situations difficiles », ajoute-t-il.
- •Durant ces sessions, les soignants apprennent des gestes simples pour apaiser la douleur. La « boîte à malice », qui contient des jeux sensorielsadaptés à tous les âges, fait partie des supports de formation.
- •« Sur chaque étape, notre socio-esthéticienne Véronique Panel forme un à deux groupes de soignants, et un groupe de parents », affine Céline Pigny, cheffe de projet pour Même pas mal.
- •« Nous nous déplaçons également en chambre pour échanger avec les patients des services AJA Adolescents-Jeunes Adultes », ajoute-t-elle.
- •Au cœur du dispositif figurent aussi les Massages Magiques. Inspirés de comptines, « ils permettent d’atténuer la perception de la douleur, de réduire le stress et l’anxiété tout en offrant un espace de complicité », précise la Fondation La Roche-Posay.
- •« Une meilleure prise en charge de la douleur dès les premiers instants permet d’éviter des situations de contention, très traumatisantes pour les enfants », explique Céline Pigny.
- •Sur le sujet, la science est formelle : « Les études montrent également que la distraction est une méthode efficace de réduction des niveaux de douleurs », note-t-elle.
- •En 2025, plus de 300 soignants et 100 parents ont déjà pu être formés à ces outils.
Les inscriptions pour les séjours Vacances Arc-en-Ciel, proposées aux familles parisiennes durant l’été, ouvrent cette semaine dans plusieurs arrondissements. Les jeunes de 4 à 16 ans sont concernés.
- •Les Vacances Arc-en-ciel sont les colonies de vacances culturelles et sportives proposées chaque année par la Ville pour les enfants parisiens.
- •Elles ont lieu dans des destinations partout en France, et accueillent « près de 5 000 jeunes chaque été sur près de 200 séjours », précise la Ville.
- •L’ouverture des inscriptions se fait en deux étapes : la première est mise en place par la mairie de Paris et a déjà eu lieu, la deuxième est gérée indépendamment par les caisses des écoles des arrondissements.
Pour ceux n’ayant pu s’inscrire à la première phase début janvier, plusieurs arrondissements, comme le 19e, le 10e ou le 11e, lancent aujourd’hui ou demain leur dispositif.À Paris Centre, dans le 14e ou le 20e, les démarches sont également accessibles, au moins jusqu’à la fin de la semaine.L’inscription ne se fait pas sur dossier ou dans une logique de « premier arrivé, premier servi », mais par tirage au sort.
Le tarif dépend du quotient familial de chacun et de la durée des séjours. Grille complète ici.Inscriptions et modalités auprès de la caisse des écoles de votre arrondissement« La Ville consacre tous les ans un budget de 15 millions d’euros à ces séjours », précise-t-elle.Plus d’une trentaine de séjours sont proposés selon les tranches d’âge 4/7 ans, 7/10 ans, 11/13 ans et 14/16 ans.
Durant 3 à 10 jours, ils sont organisés du 8 juillet au 25 août 2026.Les participants pourront jouer les « apprentis pirates » en Ille-et-Vilaine, marcher « sur les pas de Robin des Bois » dans le Haut-Rhin, frissonner avec le programme « adrénaline et sensations » en Savoie ou découvrir une nouvelle culture dans les Landes avec « manga en scène ».
L’EnerJ meeting, « journée de l’efficacité énergétique et environnementale du bâtiment », fête ses 10 ans ce mardi au Carrousel du Louvre (1er). L’occasion d’évoquer les grandes tendances du secteur qui vont concerner Paris dans les années à venir.
- •L’EnerJ meeting réunit les professionnels du milieu, « notamment les prescripteurs, ceux qui décident dans le bâtiment », explique Philippe Nunes, directeur du salon.
- •« Ils sont directement liés au grand public, car ce sont eux qui construisent les crèches, les écoles, les immeubles ou les commerces », ajoute-t-il.
- •Cette année, le thème central, Bâtir 2050, invite à penser la construction de demain, en se focalisant sur 5 piliers : « sobriété, efficacité, décarbonation, adaptation et désirabilité ».
- •« Les enjeux de demain sont pluriels, à la fois économiques et climatiques », détaille Philippe Nunes.
- •« L’effet de serre est de plus en plus important à cause des énergies fossiles. Le bâtiment du futur devra donc en utiliser moins ou pas du tout, mais aussi se servir de systèmes décarbonés », poursuit-il.
- •La rénovation sera aussi au centre des préoccupations, notamment à Paris. En effet, « 80 % du patrimoine immobilier sera encore là en 2050 », rappelle le directeur d’EnerJ meeting.
- •« Dans la capitale, on ne peut pas rajouter tellement d’immeubles, mais on peut faire de la surélévation, et gagner plusieurs étages par dessus un bloc déjà existant. Dans une ville où le mètre carré en hauteur se paye très cher, ces solutions peuvent faire gagner de l’argent aux copropriétés », évoque-t-il.
- •Il cite ensuite les matériaux bas-carbone, comme le bois ou les matières biosourcées, qui devraient continuer à être de plus en plus utilisés.
- •Parmi les autres tendances, le « hors-site », qui consiste à industrialiser la production de composants du bâtiment dans une usine, permet de faire deséconomies et de ne pas avoir trop de chantiers au cœur de ville.
- •« La réversibilité des ouvrages est aussi importante à Paris, avec notamment beaucoup de bureaux inoccupés et un manque de logements de l’autre côté. La réhabilitation permet de transformer le parc existant », conclut Philippe Nunes.
Devenu une figure du quartier Saint-Germain-des-Prés, où il travaille depuis près de 50 ans, Ali Akbar est le dernier vendeur de journaux à la criée de la capitale. Il a été décoré, mercredi 28 janvier, de l’ordre national du Mérite par le président Emmanuel Macron.
C’est très jeune, dans son pays natal du Pakistan, qu’Ali Akbar commence à travailler. Né dans la pauvreté, il tente de se sortir d’une enfance compliquée en multipliant les petits boulots. « Je devais avoir 12 ou 13 ans lorsque j’ai vendu des journaux pour la première fois, mais j’ai eu toutes sortes de postes », se rappelle-t-il.
Dès ses 18 ans, souhaitant s’ouvrir à de nouveaux horizons, il s’engage dans la marine marchande, et débarque en France au milieu des années 1970. « J’ai été clandestin jusqu’au début des années 1980 et l’élection de François Mitterrand, où j’ai été régularisé », précise-t-il. Il commence alors à travailler comme vendeur de journaux à la criée, pour écouler des exemplaires « du Monde, d’Hara-Kiri ou de Charlie Hebdo ».
À l’époque, tout juste marié, il commence avec son épouse à fonder une famille – aujourd’hui richement composée de 5 fils et 3 petits-enfants – et est obligé decumuler les professions. « Le matin, je faisais le ménage à l’hôpital Trousseau(12e) puis je prenais mon vélo pour aller vendre des journaux, toujours à Saint-Germain », raconte-t-il. Ce quartier, il ne l’a jamais quitté. « L’univers étudiant m’a permis de m’intégrer, et de travailler dans une bonne ambiance. C’est aussi grâce à ces jeunes que j’ai pu parler le français, que j’ai appris avec un dictionnaire acheté chez Gibert Jeunes ».
Près de 50 ans après ses débuts, il sillonne toujours les rues, bars et commerces du secteur. Même si l’ambiance a changé, et si des touristes ont remplacé quelques groupes d’étudiants, il n’en démord pas : « Tant qu’il y a du respect et de la politesse, je m’adapte aux gens ! Aujourd’hui, je suis retraité, mais je continue ce métier pour garder la forme et le contact avec les gens. Je suis un blagueur, j’aime faire rire les gens, je veux qu’ils vivent dans la joie ».
Cette passion et sa gouaille légendaire, qui a durablement marqué le quartier et fait de lui un personnage de la rive gauche, ont permis à Ali Akbar de recevoir la médaille de l’ordre national du Mérite. « C’est un moment inoubliable pour moi, j’étais très ému durant la cérémonie, car finalement, je suis un simple vendeur de journaux. Certains cherchent l’argent facile, mais ça n’a jamais été mon cas, et encore aujourd’hui je suis content si je reçois 40 ou 60 € sur une tournée. Je suisfier que mon travail soit récompensé », se réjouit-il. Pour autant, il ne compte pas s’arrêter, au contraire : « J’ai encore plus de jeunes qui viennent me parler, me dire qu’ils m’apprécient. J’ai toujours aimé cette proximité et l’idée de servir et d’aider tout le monde », conclut-il.
Concours et dégustations d’huîtres à deux pas de la tour Eiffel ce mardi
La finale du Championnat de France des écaillers a lieu au pied de la tour Eiffel (7e), au port de Suffren, ce mardi dès 14h. Le public pourra y voir s’affronter les20 finalistes lors de 3 épreuves et profiter de dégustations gratuites, précise Le Parisien.
5 équipes en course pour moderniser l’Opéra de Paris
L’Opéra national de Paris a lancé, fin 2025, le projet Nouvelle Ère, Nouvel Air, qui vise à moderniser ses sites, notamment les équipements techniques des théâtres Garnier et Bastille. Un concours international d’architecture a été lancé et 5 équipes ont été retenues, rapporte Le Moniteur. Le projet lauréat sera présenté en septembre.
