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Idées cadeaux Saint-Valentin.Quelle est la vraie histoire de la Saint-Valentin ?

Savez-vous pourquoi saint Valentin est le saint patron des amoureux ? Plusieurs explications sont avancées. Selon la première, Valentin aurait été martyrisé au Iersiècle pour avoir marié des soldats chrétiens malgré l’interdiction de l’empereur Claude. Selon la seconde, sa fête serait devenue celle des amoureux sur décision du pape Gélase Ier (Ve siècle) qui voulait remplacer une fête païennequi se déroulait le même jour, et qui était l’occasion de débauches. Selon la troisième, enfin, cette date aurait été retenue car c’est à partir de la mi-février que l’on entend de nouveau les chants des oiseaux qui préparent la saison des amours !

 

📚 Une chose est absolument certaine : l’amour est une source d’inspiration millénaire et inépuisable pour les écrivains, comme le montre ce numéro spécial Livres qui balaie les siècles, les genres et les inspirations, de l’amour courtois à la dark romance, des grands classiques à la littérature contemporaine.

🥰 Bonne lecture

la Saint-Valentin, la rédaction de Infos75 vous propose une sélection (subjective !) de 5 grands classiques de la littérature inspirés par le sentiment amoureux sous toutes ses déclinaisons.

TRISTAN ET ISEULT

  • •Tristan, neveu du roi Marc de Cornouailles, part chercher en Irlande la princesse Iseult promise à son oncle, mais tous deux boivent par erreur un philtre qui les lie à jamais par une passion aussi absolue qu’adultère.
  • •Découverts et pourchassés, ils vivent un temps en exil avant qu’Iseult ne retourne auprès de Marc.
  • •Loin de l’amour courtois, ce récit médiéval – dont les premières traces apparaissent au IXe siècle – dépeint une passion fatale. Il a inspiré de nombreux récits au fil des siècles.

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ROMÉO ET JULIETTE

  • •Roméo et Juliette, sont les enfants adolescents de 2 familles ennemies, les Montaigu et les Capulet, établies à Vérone, en Italie.
  • •Leur amour, né dans la clandestinité, se heurte de plein fouet à la haine ancestrale qui oppose leurs clans.
  • •Leur relation, magnifiée par le texte du Shakespeare, ne pourra échapper à un destin tragique.
  • •Parmi les nombreuses adaptations et réinterprétations tirées de cette pièce, on se souvient en particulier de Roméo+Juliette de Baz Luhrmann ou encore la comédie musicale West Side Story.
  • •Du côté musical, on retiendra aussi l’opéra de Berlioz et le ballet de Prokofiev.

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ORGUEIL ET PRÉJUGÉS

  • •Jane Austen campe son intrigue à l’époque géorgienne, dans la campagne anglaise. Le personnage principal, Elizabeth Bennet et ses 4 sœurs subissent la pression d’une mère prête à tout pour les voir mariées.
  • •L’héroïne rencontre un certain Mr Darcy, qui cherche à la séduire mais la blesse dans son orgueil. Il lui faudra plusieurs déclarations enflammées pour la faire changer d’avis.
  • •Figure majeure du roman sentimental, Jane Austen (1775-1817) a su renouveler le genre par un humour fin et un regard acéré sur les conventions sociales.
  • Orgueil et préjugés est toujours à ce jour l’un des romans anglais les plus vendus au monde. Lui aussi a donné lieu à plusieurs déclinaisons comme ce film ou cette série.

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LE ROUGE ET LE NOIR

  • •Le roman de Stendhal paru en 1830 suit Julien Sorel, jeune roturier brillant, qui gravit les échelons de la société et vit deux relations, l’une avec Madame de Rênal, l’autre avec Mathilde de La Mole.
  • •La première est spontanée et charnelle, l’autre calculée et socialement ambitieuse. Ce tiraillement va conduire Julien à sa perte
  • •En 1954, Claude Autant-Lara s’en est inspiré pour réaliser un des films les plus célèbres de l’histoire du 7e art français, avec Gérard Philippe et Danielle Darrieux au générique.

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ANNA KARÉNINE

  • •Dans son célèbre roman, paru en 1877, Léon Tolstoï retrace l’itinéraire de l’aristocrate Anna, épouse d’Alexis Karénine, qui succombe à une passion dévorante pour le comte Vronski lors d’une rencontre à Moscou, abandonnant mari, fils et société pour lui.
  • •Mais cette flamme la consume peu à peu, tandis qu’en parallèle, le couple formé par 2 autres personnages, Lévine et Kitty, incarne un idéal d’amour plus apaisé et moral.
  • •Sorti en 2012, le film de Joe Wright, qui a aussi signé l’adaptation d’Orgueil et Préjugés en 2005, a été récompensé aux Oscars pour ses costumes.
  • •Pour le 7e art, on n’oubliera pas non plus la célèbre adaptation de Julien Duvivier en 1949, avec Vivien Leigh dans le rôle-titre.

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Alexandre Jardin part dans son nouveau roman à la rencontre de Xi, princesse du Qinghai, figure mythique chinoise, à qui l’auteur attribue l’invention de l’Amour, qu’elle nomme en s’éveillant à ce sentiment en 1267 av. Jésus-Christ. Avant, le mot n’existait dans aucune autre civilisation. 

COMMENT LA PRINCESSE XI VIT-ELLE CETTE DÉCOUVERTE ?

« Elle le découvre comme une puissance de changement, ce que l’amour est fondamentalement. Pas une variation de degré d’un sentiment, mais une variation de la nature de l’être. Quand elle s’éveille dans l’amour aux côtés de Cheng, c’est une extraordinaire force de changement pour elle, sa famille et les autres. »

QUI ÉTAIT CETTE FEMME ?« J’ai appris l’existence de Xi en discutant avec un historien vietnamien. C’est compliqué de distinguer ce qui relève du réel et ce qui relève du mythique, mais ce n’est pas important pour moi. La seule chose certaine est que le mot apparaît à un moment, en chinois, et qu’il fonctionne encore. Avec lui émerge le moi du « je t’aime », la révolution de l’individualité et la possibilité de se choisir plutôt que de se fondre dans le collectif ».

VOUS INSISTEZ SUR LA PUISSANCE TRANSFORMATRICE DE L’AMOUR…

« L’Amour n’est plus aimé aujourd’hui. Il est réduit à une émotion, plus ou moins passagère, alors que c’est une force qui s’éveille très profondément quand on tombe amoureux. Il offre une pleine puissance, de la créativité, de l’audace : on entre dans le maximum de nous-mêmes.

Je ne veux plus d’un monde profondément sali par l’absence de ce sentiment. Pour le rappeler, rien de mieux que d’écrire l’histoire de celle qui s’est éveillée à elle-même ! Plus qu’un roman, plus qu’une love storyclassique, c’est un appel à entrer dans cette dimension géniale de l’amour. »

VOTRE RÉCIT NOUS ÉCLAIRE EN CREUX SUR LA VISION OCCIDENTALE DE L’AMOUR…« Nos histoires d’amour sont les héritières des mythes occidentaux du XI-XIIe siècle, qui décrivent l’amour à travers l’intensité de la séparation et du manque. Je trouve à ce titre que notre mythologie est pauvre. Xi et Cheng ne magnifient pas ce manque qui marque tous nos grands textes. C’est plus intéressant d’être force de changement à deux ! 

Je préfère de loin Xi à la princesse de Clèves ! Je ne crois pas que j’écrirais encore sur le sujet. Xi est au summum que je peux écrire, l’héroïne ultime de l’amour – puisqu’elle en est la source. Elle est la femme-vie. Les autres seront plus modestes. »

👉 Alexandre Jardin, La femme qui inventa l’amour, Michel Lafon, 320 p., 20,95 €.

La dernière chanson d’amour, dont la version en français a été publiée fin janvier, est un récit d’émancipation et de passion, porté par la force d’une héroïne en quête de liberté. Il a vu le jour grâce à Harry Whittaker, le fils de feu Lucinda Riley, qui a rassemblé les ultimes écrits de la célèbre autrice irlandaise.

  • •Des landes battues par le vent de la côte ouest de l’Irlande aux nuits électriques du Swinging London, La dernière chanson d’amour raconte l’histoire de Sorcha O’Donovan, qui quitte son village pour suivre Conor Daly, un musicien promis à la gloire.
  • •Le récit retrace l’évolution de leur relation, depuis le coup de foudreadolescent jusqu’aux épreuves de la vie adulte.
  • •Leur passion se heurte en effet aux conséquences de la célébrité. Menaces, secrets enfouis, choix déchirants entre fidélité à soi-même et vertige du succès… Tous ces éléments nourrissent une grande histoire d’amour et un récit  sur l’émancipation féminine.
  • •L’autrice irlandaise Lucinda Riley (1965-2021), figure de proue de lawomen’s fiction, révélée par la saga Les Sept Sœurs, a vendu des dizaines de millions d’exemplaires de ces romans.
  • •Elle était en 2024 l’autrice étrangère la plus lue en France, avec plus de 1,3 million de livres vendus cette année-là. Ce statut posthume de reine du roman populaire ne se dément pas malgré sa disparition.
  • •Cette success-story est intimement liée aux éditions Charleston, maison créée par Karine Bailly de Robien en 2013 autour d’une ligne éditoriale centrée sur les grandes héroïnes, les sagas familiales et les fresques romanesques au féminin.
  • •En misant très tôt sur Lucinda Riley et en accompagnant patiemment le bouche-à-oreille autour des Sept Sœurs, Charleston a signé l’une des plus belles aventures éditoriales de la décennie.

👉 Lucinda Riley, La dernière chanson d’amour, Charleston, 592 p., 23,90 €

La sortie au cinéma « Hurlevent », film inspiré de l’un des récits les plus connus de la littérature britannique, suscite des réactions mitigées. Et pose une question : le roman originel d’Emily Brontë, publié en 1847, est il vraiment une histoire d’amour ? 

  • Les Hauts de Hurle-Vent retracent la passion destructrice qui unit Heathcliff, enfant trouvé, adopté par les Earnshaw, et Catherine, sa sœur de cœur, sur la lande sauvage du Yorkshire.
  • •Humilié par Hindley, le fils de la famille Earnshaw, et trahi lorsque Catherine épouse le bourgeois Edgar Linton, Heathcliff revient riche, obsédé par la vengeance, et fait peser sa haine sur 2 générations.

👉 Le texte intégral (traduction de Frédéric Delebecque) est disponible sur Gallica.

  • •Le lien entre Catherine et Heathcliff tient davantage de la fusion maladive que d’un sentiment réciproque et émancipateur.
  • •Leur passion engendre brutalité, manipulation et destruction sociale plutôt que tendresse ou souci de l’autre, Heathcliff allant jusqu’à maltraiter les enfants pour assouvir sa rancœur.
  • •Le roman traite ainsi la violence du désir, la haine et la vengeance dans un cadre que l’on qualifierait aujourd’hui de gothique, bien plus qu’il ne célèbre un couple romantique.
  • •Les nombreuses adaptations au cinéma de cette histoire et les mentions qui en sont faites à travers séries et sagas pour jeunes adultes (Friends, Twilight) ou en musique (comme le tube éponyme de Kate Bush) ont participé à sa mythification.
  • •En choisissant de lire dans ce roman complexe seulement une histoire d’amour, on peut passer à côté de la dimension destructrice de la passion imaginée par Emily Brontë, qui a choisi d’en souligner sa violence.
  • •La réalisatrice Emerald Fennell éclipse cette dimension avec « Hurlevent » (les guillemets font partie du titre). Le film, qui sort cette semaine en salle, se revendique comme une « libre adaptation » et convoque un imaginaire érotique qui divise les lecteurs.

Couvertures sombres, longs avertissements… La Dark Romance, dont Captive de Sarah Rivens ou Borderline de Joyce Kitten sont des exemples emblématiques, a envahi les rayonnages des libraires. Non sans susciter des réserves, sinon des inquiétudes.

  • •Sous-genre de la romance contemporaine, ou New Romance, la Dark Romance se caractérise par ses intrigues où passion et danger se côtoient.
  • •Elle explore la part d’ombre des sentiments à travers des relations marquées par des comportements ambigus et des enjeux psychologiques forts.
  • •Il s’agit souvent de récits dans lesquels l’héroïne se retrouve sous ladomination ou le contrôle de personnages masculins toxiques, voire sadiques.
  • •Loin du romantisme classique, elle interroge les frontières du consentement, du pouvoir et du désir, avec une écriture qui met à nu la complexité de certaines émotions.
  • •Son succès, notamment sur les plateformes numériques, confirme l’attrait du public pour des récits plus transgressifs.
  • •Si cette littérature séduit un lectorat en quête de frissons, elle suscite aussi des réserves. Des voix s’élèvent contre la banalisation de schémas marqués par des logiques de domination. Elles alertent aussi sur le risque croissant de confusion entre fiction et modèle amoureux.
  • •La frontière entre fiction et réalité est parfois ténue, notamment auprès des plus jeunes lectrices et lecteurs.
  • •Ces derniers sont susceptibles de faire une lecture au premier degréde ces récits, renforçant ainsi des représentations déséquilibrées des rapports amoureux.
  • •Un article récent de La vie des idées rapporte qu’il s’agit du genre le plus demandé par les jeunes filles qui veulent utiliser leur Pass’Culture en librairie…
  • •Face à ces dérives possibles, des éditeurs misent sur des registres moins tourmentés sans renoncer à la passion.
  • •C’est le cas de la nouvelle collection Teen Romance chez Albin Michel, qui propose des histoires d’amour contemporaines centrées sur la découverte de soi et le respect mutuel.
  • •Ces romans explorent les mêmes élans du cœur, mais dans un cadre propice à la construction de relations émotionnelles équilibrées. Une manière d’offrir aux adolescents des repères plus positifs.
Amours, dans la collection Mini-Art, explore l’amour, sous toutes ses formes. Tendre ou passionné, courtois ou sensuel, ce sentiment a inspiré des générations d’artistes.
  • •Dans ce petit livre richement illustré, une quarantaine d’œuvres – peintures, esquisses ou photographies – signées d’artistes majeurs comme Edvard Munch, René Magritte ou Miyagawa Chōshun se répondent.
  • •À chaque image s’ajoutent des citations et extraits littéraires qui prolongent et enrichissent la réflexion sur les différentes facettes de l’amour. L’introduction est signée par Béatrice Fontanel, poète et autrice de livres d’art.
  • •Un ouvrage délicat, accessible et inspirant, parfait pour redécouvrir un sujet éternel à travers le regard des grands créateurs.

👉 Béatrice Fontanel (intro), Amours, La Martinière, coll. Mini-Art, 72 p., 12,90€.

🔎 Pour feuilleter un extrait du livre, suivez ce lien.

Le meilleur de l’érotisme

Théophile Gaultier, Joris Karl Huysmans, Pierre Louÿs ou encore Paul Verlaine font partie des géants de la littérature qui se sont prêtés au genre érotique. Avec 11 autres auteurs, ils sont au sommaire de ce recueil constitué par Jean-Jacques Pauvert, spécialiste de la chose. Pour un public (très) averti.

  •  Poésie érotique : Quinze chefs-d’oeuvre du XVIIe au XXesiècle, La Musardine, 372 p., 12€

Les clés de l’amour courtois

Aux antipodes du recueil ci-dessus, ce travail de haute érudition donne les clés de compréhension de l’amour courtois, intrinsèquement lié aux œuvres de Chrétien de Troyes. Réservé à un public de passionnés ou aux étudiants qui préparent l’agrégation, il donne à voir toute la subtilité de la sensibilité médiévale.

Jean-René Vallete, Chrétien de Troyes ou les langages de l’amour courtois, Honoré Champion, coll. Commentaires, 112 p., 10€.

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