Autos/Motos

Paris mène la vie dure aux deux-roues motorisés

Les transports routiers sont considérés comme l’une des trois plus grandes sources de pollution atmosphérique en milieu urbain. Pour pallier cette problématique, de nombreuses métropoles voient leurs politiques de transport évoluer et tendent à répondre à ces nouveaux enjeux environnementaux.

Par exemple, à Paris, depuis 2019, l’entrée en vigueur des normes Crit’air a limité l’accès véhiculé à la capitale. Les scooters deux ou trois roues immatriculés avant le 1er juillet 2004 ont été interdits de circuler. Aussi, Anne Hidalgo a annoncé en juillet 2020 être favorable au stationnement payant des scooters et motos. Si rien n’est encore acté, la décision devrait être prise en fin d’année lors des assises de stationnement. Avec plus de 100 000 conducteurs quotidien de deux roues motorisés à Paris, cela ne ferait certainement pas que des heureux. 

La crise de Covid-19 joue un rôle majeur dans la transformation des normes de mobilité des franciliens. Dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus, la Préfecture de Police de Paris a pris un arrêté préfectoral imposant le port du masque aux utilisateurs de deux-roues motorisés dans Paris et la petite couronne, tout en exemptant les cyclistes. Ce n’est que le 21 septembre 2020, après 1 mois de bataille, que les différentes associations de deux roues (FFM, FFMC, CSIAM, CNPA, CNPA ESR et Codever) ont obtenu gain de cause et un assouplissement de l’arrêté. Un deux poids deux mesures qui tend encore les relations entre l’exécutif parisien et les motards.

En dépit de ces mesures, on ne peut pas dire que les ventes de scooters ont souffert en 2020.

Des ventes qui résistent…

Le déconfinement a très clairement profité à la vente des deux-roues motorisés qui n’a fait que grimper : + 37% en juin, + 26% en juillet et +16% en août (Source  : cabinet AAA Data). De plus, le scooter ou la moto présentent des avantages non négligeables pour les franciliens : temps de trajet raccourci, embouteillages évités, distances sociales optimisées.

Ces chiffres attestent que les véhicules deux-roues motorisés commencent à être considérés comme des moyens de transport du quotidien.

…et profitent surtout au segment “scooter électrique”

Ainsi, avec une hausse de 63% (Source : cabinet AAA Data) des ventes sur le premier semestre 2020, les scooters électriques semblent être les grands gagnants de l’après confinement. Que ce soit pour des déplacements professionnels et/ou personnels, les franciliens ont largement jeté leur dévolu sur ces véhicules.

La Mairie de Paris, favorable à la transition énergétique, durcit de plus en plus les restrictions envers les deux roues thermiques. L’installation de radars méduses pour lutter contre la pollution sonore et les vignettes crit’air 4 donnent une bonne raison aux conducteurs de moto et scooters thermiques de se pencher vers l’électrique.

Nous devons répondre à une nouvelle demande des usagers de deux roues thermiques qui cherchent à changer de motorisation. La batterie et l’autonomie sont souvent questionnées mais les avancées technologiques commencent à convaincre cette clientèle.s’enchante Coralie Caron-Telders, Manager France d’unu, constructeur de scooters électriques.

Les opérateurs de scooters partagés Troopy et Cityscoot séduisent aussi en totalisant plus de 500 000 trajets par mois (Source : étude Fluctuo). Cependant, les franciliens semblent privilégier une mobilité individuelle en deux roues.

De nombreux utilisateurs de scooter en libre service qui ont eu une expérience positive nous sollicitent pour un essai. Nous venons de passer le cap des 1 000 précommandes sur notre nouveau modèle de scooter électrique, et déjà plus de 2 000 essais sont planifiés.note Coralie Caron-Telders confirmant l’engouement actuel pour le scooter électrique.

À voir sur la fin de l’année si la tendance se poursuit.

 

 

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