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ESSAI : Mercedes Classe B

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 Mercedes renouvelle son monospace

Voici le dernier Classe B, le monospace compact de la marque à l’étoile. Un véhicule familial, qui se veut chic et pratique et qui met l’accent sur la modularité. A y regarder de plus près, même si des efforts de style ont été faits, la Classe B n’est pas un premier prix de beauté.

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Le compact allemand hésite entre vrai monospace et faux SUV pour, au final, arborer une apparence sans grande originalité. Une fois cette constatation effectuée, il faut avouer que la Classe B est beaucoup plus agréable à vivre qu’à admirer. On a ici une Classe A avec tous les aspects pratiques qui manquent à la plus petite. La Classe B bénéficie d’une position de conduite surélevée, avec une meilleure vision de la route apportée par une assise légèrement plus haute que dans une berline.

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On trouve également une banquette coulissante, avec dossiers séparés, et un plancher de coffre qui se rehausse au niveau des dossiers pour faciliter le chargement, seule véritable marque de modularité… Sur la planche de bord, pas de changement de décor.

On retrouve la stricte configuration de la Classe A avec une instrumentation entièrement numérique constituée de deux écrans digitaux de 18 centimètres chacun. Le tout ne semble faire qu’un devant le conducteur et empiète même côté passager.

Cet ordinateur de bord se pilote soit du bout des doigts, directement sur l’écran de droite, soit par le pavé tactile, devant l’accoudoir central, ou encore à l’aide des boutons capacitifs au volant, comme sur les grosses berlines de la marque. Mais ce n’est pas tout : comme sur la Classe A, la Classe B est à l’écoute lorsqu’on annonce ” Hey Mercedes”. Là vous pouvez choisir, la musique, appeler votre maman ou lui demander de trouver la station essence la plus proche.

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La douloureuse facture des options 

Ce qui vient d’être énuméré fait partie de la dotation de série. En revanche, si vous réclamez l’affichage tête haute, il faudra ajouter 1.200 € et encore 1.850 € de plus pour disposer de la conduite semi-autonome qui donne à l’auto le pouvoir de ralentir automatiquement à l’entrée des villages ou à l’approche d’un virage, ainsi que  de corriger sa trajectoire pour éviter un obstacle. C’est magique ! Allez encore un effort de 300 € pour s’offrir la réalité augmentée, qui, sur l’écran de navigation, affiche en direct la direction à suivre, grâce à la caméra frontale.

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Côté conduite, cette Classe B est aussi surprenante en comportement. Elle est dynamique et très rassurante malgré un centre de gravité pénalisant. Pour les moteurs, pas de surprise, elle hérite de ceux de la Classe A, avec en entrée de gamme un bloc d’origine Renault, un 4-cylindres 1 litre 3 essence décliné en 109, 136 et 190 chevaux avec un tarif d’entrée de 32.500 €. Et une version 4 Matic sur la B 250 à plus de 49.000 €. Les diesels sont là également, avec des blocs certifiés à la norme Euro 6d qui n’entrera en vigueur qu’à partir de 2020. Des moteurs plus légers, plus puissants et plus propres avec un temps d’avance sur la concurrence.

Christophe Dameron

 

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