Le code de la route fixe clairement la règle en son article R417-1*, dont le principe général postule que le stationnement doit se faire du côté droit de la chaussée, dans le sens de la circulation. Il est donc formellement interdit de se garer à gauche, si cela suppose de se placer à contresens du flux. Cette généralité reconnait cependant deux exceptions qui sont la voie à sens unique (les véhicules peuvent alors être stationnés à droite ou à gauche, sauf signalisation contraire) ou un marquage/signalisation l’autorisant explicitement (matérialisation au sol des emplacements de stationnement du côté gauche de la voie)
Karine Bonnet, directrice générale de DEKRA Automotive, résume la règle : ”Il faut se souvenir que dans une rue à double sens, le stationnement s’effectue exclusivement à droite. En revanche dans une rue à sens unique, il peut être autorisé des deux côtés, sauf interdiction spécifique. Les usagers doivent également savoir que se garer à contresens de la circulation est assimilé à un stationnement gênant et fait donc l’objet d’une amende forfaitaire de 35 euros, doublée, le cas échéant, de la possibilité d’enlèvement du véhicule pour une mise en fourrière. De quoi inciter les automobilistes à aller faire demi-tour un peu plus loin pour revenir chercher la place disponible…mais dans le bon sens cette fois ! »
Une règle de prudence:
C’est la recherche d’une sécurité routière efficace qui commande cette disposition du code de la route. Le premier principe consiste à éviter les manœuvres dangereuses. Or, l’automobiliste souhaitant se garer directement à gauche dans une voie à double sens va d’abord couper la voie opposée pour stationner, avant de devoir recouper cette même voie pour repartir. Il génère donc à deux reprises un risque de collision.
Le deuxième principe, qui vise à améliorer la visibilité, retient que dans le sens de la circulation, le conducteur voit directement les véhicules circulant dans le sens opposé, ce qui lui permet de s’insérer sans risque dans le flux. À contresens, la visibilité est bien plus précaire et la manœuvre de réinsertion dans le flux s’opère souvent brusquement, sans progressivité.
C’est la recherche d’une sécurité routière efficace qui commande cette disposition du code de la route. Le premier principe consiste à éviter les manœuvres dangereuses. Or, l’automobiliste souhaitant se garer directement à gauche dans une voie à double sens va d’abord couper la voie opposée pour stationner, avant de devoir recouper cette même voie pour repartir. Il génère donc à deux reprises un risque de collision.
Le deuxième principe, qui vise à améliorer la visibilité, retient que dans le sens de la circulation, le conducteur voit directement les véhicules circulant dans le sens opposé, ce qui lui permet de s’insérer sans risque dans le flux. À contresens, la visibilité est bien plus précaire et la manœuvre de réinsertion dans le flux s’opère souvent brusquement, sans progressivité.
Le troisième principe repose sur la mise en sécurité des usagers vulnérables et rappelle qu’un stationnement normalement réalisé dans le sens de la circulation facilite la sortie du véhicule directement côté trottoir, limitant de fait le risque d’ouverture de la portière côté trafic pour l’ensemble des passagers.
Une exception ancienne
La France est l’un des derniers pays d’Europe à encore pratiquer (mais de moins en moins souvent) le stationnement alterné semi-mensuel. C’est bien sûr le code de la route qui en définit le fonctionnement dans son article R417-2** :

• Du 1er au 15 du mois, le stationnement s’effectue du côté des numéros impairs,
• Du 16 jusqu’à la fin du mois, le stationnement s’effectue du côté des numéros pairs.
Le changement de côté doit être effectué le 15 et le dernier jour du mois, entre 19h30 et 20h30.
À l’origine de cette disposition, on retrouve plusieurs raisons telles que le nettoyage complet des rues, la facilitation de la circulation dans les voies étroites et l’assurance, en obligeant les véhicules à bouger périodiquement, de ne pas subir la présence permanente de “voitures ventouses”.
Cette règlementation ne s’applique pas qu’aux résidents de la voie, mais à tout automobiliste. Les contrevenants s’exposent à une amende de 35 euros (stationnement gênant), avec possibilité de mise en fourrière.
On note que les municipalités, sauf exception (petites communes, voies anciennes étroites) s’orientent dorénavant vers des solutions alternatives du type “zone bleue” (stationnement limité avec disque horaire), stationnement payant ou zone résidentielle.
*Code de la route R417-1 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000030851510
**Code de la route R417-2 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000030851522
Image ©DEKRA SE
