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Le Salon international du patrimoine culturel (SIPC) revient au Carrousel du Louvre (1er) de jeudi à dimanche pour une 31eédition. Des centaines d’exposants y font découvrir les savoir-faire de ceux qui créent, restaurent, préservent et mettent en avant notre patrimoine.

  • •Organisé par Ateliers d’Art de France, le salon rassemble chaque année des artisans d’art, restaurateurs, architectes, associationset institutions engagés dans la préservation du patrimoine.
  • •« L’objectif principal est de fédérer l’ensemble des acteurs du secteur », explique Cassandre L’Hermite, responsable communication chez Ateliers d’Art de France, qui organise le rendez-vous.
  • •« L’événement est à la fois un lieu de découverte à destination du public, et une place de marché, avec 30 % de visiteurs professionnels », poursuit-elle.
  • •Plus de 300 exposants sont attendus, représentant l’ensemble des acteurs du patrimoine, des métiers d’art, de la restauration, mais aussi de la formation ou les associations de défense du patrimoine.
  • •Pour renouveler sa programmation, le salon adopte cette année la thématique Patrimoine en lumières, qui « vise à mettre à l’honneur les métiers qui utilisent la lumière pour créer, restaurer ou sublimer les monuments », explique Cassandre L’Hermite.
  • •Dès l’entrée, les visiteurs pourront découvrir une œuvre monumentale réalisée par 3 ateliers spécialisés dans le vitrail, la dorure sous verre et la miroiterie.
  • •« Nous proposons aussi des tables rondes avec un focus sur ce sujet. Il sera question du métier de concepteur lumière, sur la façon dont la lumière façonne notre rapport aux objets et aux lieux », poursuit la responsable.
  • •L’un des enjeux du salon est de participer à la préservation des métiers rares et d’alerter sur les besoins de transmission.
  • •« Le salon peut faire naître des vocations, souligne Cassandre L’Hermite. Pour la 3e année, un pôle dédié à la formation permettra aux visiteurs d’échanger avec des représentants de plusieurs campus des métiers d’art et de découvrir les parcours d’étude ou de reconversion possibles ».
  • •Le salon mettra aussi en avant des talents, comme Sophie Canillac, récompensée pour la restauration de décors en plâtre d’un hôtel particulier d’Aix-en-Provence, ou Garance Ricol, restauratrice de documents anciens, qui présentera des exemples de son travail.

Y aller : 99 rue de Rivoli, 1er. Billetterie ici, 17 € plein tarif la journée.

 

Un nouveau lieu culturel vient d’ouvrir sur l’île Seguin, aux portes de Paris, à Boulogne-Billancourt (92). Baptisé Large, ce centre d’art contemporain de plus de 5 000 m² entend mettre en valeur la création française dans un bâtiment à l’architecture singulière et impressionnante. Sa première exposition revient sur le passé industriel du site.

  • •Le centre Large est l’un des sites majeurs de la Pointe des Arts, nouveau quartier culturel et de loisirs aménagé à l’extrémité de l’île Seguin, sur un ancien site des usines Renault et à deux pas de la Seine Musicale.
  • •Le projet est porté par une association présidée par Laurent Dumas, fondateur du groupe immobilier Emerige et collectionneur d’art.
  • •Le centre entend soutenir les artistes français et étrangers travaillant en France, des jeunes talents aux figures majeures de l’art contemporain, en leur offrant des espaces d’exposition et de création.
  • •Sa programmation sera organisée autour de deux saisons artistiques annuelles, avec plusieurs expositions en simultanée, ainsi que des rencontres, projections et activités pour tous publics.

  • •Le bâtiment a été imaginé par le cabinet catalan RCR Arquitectes, lauréat en 2017 du prestigieux prix Pritzker, considéré comme leNobel d’architecture, en association avec l’agence française CALQ.
  • •Ses formes arrondies évoquent les courbes d’une carrosserie automobile, en référence à l’histoire du lieu.
  • •Les matériaux prolongent cette idée, avec du béton et de l’acier Corten, couleur rouille. De l’aluminium anodisé a aussi été utilisé pour refléter les variations de lumière et les couleurs de la Seine.
  • •À l’intérieur, les architectes ont pensé un parcours qui alterne lesvolumes monumentaux et les couloirs étroits, ainsi que de nombreuses ouvertures sur le paysage.
  • •Le lieu comprend notamment une grande salle d’exposition de plus de 14 mètres de hauteur, mais également une librairie boutique et un café à la terrasse panoramique, Extra Large. Près de la moitié des espaces sont accessibles gratuitement.
  • •La première exposition, Moteur Imaginaire, raconte jusqu’au 7 mars 2027 les liens entre l’art, l’industrie et l’automobile.
  • •Elle réunit des œuvres de la collection Renault et des pièces de grands artistes comme Jean Tinguely, Jean Dubuffet ou Victor Vasarely.
  • •Large s’associe également avec le cinéma Pathé voisin pour la projection, deux dimanches par mois, de films liés au thème de l’exposition. Titane, de Julia Ducournau, Thelma et Louise, de Ridley Scott, ou Drive, de Nicolas Winding Refn, sont notamment au programme.

Près de la place de la Bastille, À la Biche au Bois (12e) est un bistrot parisien presque centenaire au décor resté fidèle à son histoire. Spécialisée dans le gibier, cette adresse propose une cuisine française généreuse idéale pour la saison.

  • •À la Biche au Bois est un restaurant traditionnel ouvert en 1929. Il doit son nom aux biches du bois de Vincennes, qui se seraient aventurées jusque dans ce quartier de Paris dans les années 1920.
  • •« Depuis son lancement, il y a eu seulement 4 propriétaires. La trame de la carte n’a pas changé, et les spécialités sont les mêmes depuis les années 1930 », raconte Céline Marchesseau, qui a repris l’établissement en 2001 avec son mari Bertrand.
  • •Sans être étoilée, l’adresse figure dans la sélection du Guide Michelin à Paris. Elle est notamment réputée pour ses plats de gibier, servis de septembre à mars.
  • •À l’intérieur, le restaurant a conservé l’atmosphère et la convivialitédes anciens bistrots parisiens.
  • •« La décoration non plus n’a pas beaucoup changé. Nous avons une clientèle éclectique mais avec beaucoup d’habitués qui recherchent aussi ça », décrit Céline Marchesseau.
  • •La salle est animée, avec des tables rapprochées, et le service chaleureux fait partie des points forts de l’établissement.
  • •« Si je suis là depuis 27 ans, c’est parce que je suis amoureuse de mon restaurant, de mes clients, de l’ambiance et de cette équipe. Certains sont là depuis des dizaines d’années », se réjouit la propriétaire, même si elle note de nombreux changements depuis ses débuts, avec « l’augmentation des coûts de l’énergie et des matières premières ».
  • •Biche, sanglier, palombe ou perdreaux sont parmi les gibiers proposés, comme la plus rare grouse d’Écosse, servie en début de saison.
  • •« 85 % viennent de France, notamment des Ardennes ou de Sologne, et le reste d’Écosse ou de l’Union Européenne. Et nous ne faisons pas d’élevage, ce qui explique notre saisonnalité », précise Céline Marchesseau, qui travaille en lien avec son boucher particulier depuis des années.
  • •Côté entrées, on retrouve des classiques bistrotiers parisiens, comme les œufs mayonnaise, la terrine de campagne ou les cuisses de grenouille, ainsi qu’un foie gras de canard maison.
  • •La viande est toujours à l’honneur du côté des plats, avec un coq au vin, autre spécialité de la table, un rognon de veau grillé ou untournedos landais aux cèpes et foie gras.
  • •Crème brûlée, mousse au chocolat, un opéra ou des pruneaux à l’armagnac sont proposés en dessert.
  • •À noter : entrées dès 7,50 €, plats dès 23,50 €, desserts dès 8,50 €. Menu complet avec fromage à 51,40 €. Carte complète ici.

Y aller : 45 avenue Ledru-Rollin, 12e. Du lundi au vendredi, de 12h à 14h et de 19h à 22h15. Réservations par téléphone au 01 43 43 34 38.

 

Connaissez-vous le Mölkky ? Ce jeu de quilles se pratique en famille ou entre amis, mais aussi en club. À Paris, l’association Le Bâton Mouche rassemble depuis bientôt 20 ans des amateurs de tous âges, avec au cœur de sa démarche l’envie de créer du lien.

  • •Le Mölkky est un jeu d’adresse créé en Finlande en 1996. Les joueurs lancent un bâton en bois pour faire tomber des quilles numérotées de 1 à 12.
  • •Si une seule quille tombe, le joueur marque le nombre inscrit sur celle-ci. Si plusieurs quilles tombent, il gagne autant de points que de quilles renversées.
  • •Le but est d’atteindre exactement 50 points, mais si un joueur dépasse ce score, il retombe à 25 points. 3 lancers ratés et c’est l’élimination.
  • •Pour Gautier Maciazek, président du Bâton Mouche, l’accessibilité du jeu fait sa force : « N’importe qui peut gagner une partie. Pas besoin de force ou de technique particulière. Il y a une part importante de chance qui rend la chose très plaisante. »
  • •Créé en 2007 par Mike Hezard, le Bâton Mouche a d’abord réuni ses joueurs place Dauphine (1er) avant de s’installer porte de Charenton(12e), sur les terrains de pétanque de l’ASB12.
  • •L’association compte une vingtaine d’adhérents. Les membres se retrouvent tous les mercredis soirs pour jouer et partager un apéritif.
  • •La structure organise aussi deux tournois annuels, regroupant une centaine d’équipes.
  • •« Ce sont des moments qui rassemblent à la fois des Parisiens et des gens venus de partout en France et même à l’international : on a déjà eu des Belges, des Allemands, et même des Australiens et des Mexicains », raconte le président.
  • •Le prochain tournoi, organisé pour les 20 ans de l’association, aura lieu les 10 et 11 avril 2027.
  • •Pour Gautier Maciazek, l’un des points forts du Mölkky est de rassembler des personnes qui n’auraient pas forcément l’occasion de se rencontrer ailleurs.
  • •« C’est intergénérationnel et intéressant socialement. On participe à des tournois avec des gens très différents, et cela ne les empêche pas de se retrouver, de rire ou de se chamailler sur les mêmes situations », explique le président, âgé de 31 ans.
  • •Le jeu permet également de faire une pause dans le quotidien : « On tient à créer de la convivialité et des moments dont on se souviendra plus tard. Mélange de stratégie et de divertissement, le jeu est parfait pour se faire du bien mentalement. »
  • •Le Bâton Mouche accueille les débutants comme les joueurs confirmés sans pré-requis, si ce n’est l’envie de participer à la vie de l’association. Pour cela, rendez-vous un mercredi soir à l’ASB12. Informations et contacts ici.

 

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