Inaugurée hier avec une journée dédiée aux professionnels, l’édition 2026 du Mondial de l’Auto s’ouvre aujourd’hui au grand public au Paris Expo Porte de Versailles (15e).
- •Créé en 1898, le Mondial de l’Auto de Paris est l’un des premiers salons automobiles au monde.
- •Organisé tous les deux ans, il est un rendez-vous majeur de la filière automobile française.
- •Il permet de présenter les actualités et innovations du secteur au public.
- •Cette 91e édition du salon propose, comme souvent, la découverte de centaines de véhicules. Un centre d’essais est accessible avec plus de 5 000 créneaux pour tester 90 modèles d’une vingtaine de marques en vue d’un achat.
- •Un espace est aussi réservé aux véhicules d’exception, dont un hypercar Ferrari, une Bugatti Chiron ou des Lamborghini Aventadoret Centenario Roadster.
- •Suivant les évolutions technologiques et techniques, l’événement invite aussi à tester des voitures autonomes, capables de se déplacer sans chauffeur à l’aide de capteurs et de l’intelligence artificielle.
- •Au total, plus de 100 exposants sont répartis dans 5 halls du parc des expositions. Le programme est agrémenté de conférences et rencontres toute la semaine. Des moments plus festifs, avec des DJ sets, sont aussi annoncés.
- •Une Fabrique de l’innovation raconte comment les acteurs françaisdu secteur lancent de nouveaux projets, investissent et agissent pour construire les déplacements de demain.
- •Elle se décline en 3 univers : énergie, intelligence embarquée et métiers, et à travers des présentations et démonstrations pédagogiques.
- •Pour récompenser les plus belles initiatives, le Mondial de l’Auto lance aussi un concours de startups dédié « aux projets capables de transformer les usages et les technologies dans le secteur de la mobilité ». La remise des prix aux 4 lauréats est prévue aujourd’hui.
- •IA, véhicules autonomes, robotique, production, décarbonationet nouveaux services seront à l’honneur.
Y aller : 1 place de la porte de Versailles, 15e. De 9h30 à 20h jusqu’à jeudi, puis de 9h30 à 22h (clôture à 18h30 dimanche). Billetterie ici, à partir de 13 €.
La Cité des Sciences et de l’Industrie (CSI – 19e) dévoile sa nouvelle « exposition-spectacle », intitulée Magie, qui embarque les visiteurs dans l’univers fascinant de l’illusion et décrypte les mécanismes de perception de notre cerveau.
- •À mi-chemin entre l’art, le divertissement et la science, cette exposition explore jusqu’au 18 juillet 2027 la magie contemporainesous toutes ses formes.
- •Créée en partenariat avec le Centre de recherche en neurosciences de Lyon, elle s’intéresse particulièrement au fonctionnement du cerveau humain, des croyances aux biais cognitifs qui expliquent le fonctionnement de l’illusionnisme.
- •« Magie ne cherche pas à dévoiler les secrets des tours : elle interroge pourquoi ils fonctionnent, pourquoi le public se laisse tromper et pourquoi il l’accepte », explique la CSI.
- •Le parcours a été imaginé en lien avec des compagnies de magieet des artistes.
- •Le visiteur débarque d’abord dans un espace pensé par le magicien Moulla, spécialiste de l’utilisation des nouvelles technologies et ancien finaliste de l’émission La France a un incroyable talent, qui le plonge dans l’ambiance.
- •Après une installation de l’artiste plasticien Christian Delécluse, qui donne l’impression de voir des gouttes d’eau tomber vers le haut, 4 espaces thématiques sont délimités, sur les pouvoirs extraordinaires, le mentalisme, l’apparition et la disparition, ainsi que sur la lévitation.
- •Chacun propose des numéros expliqués en vidéo, des informations historiques et scientifiques et des installations.
- •En fin d’exposition, le public peut s’initier à la pratique de la magie et découvrir des secrets du métier.
- •La manifestation trouve un écho avec deux autres parcoursprésentés à la CSI, Cerveau, l’expo neuroludique, et Esprit critique – Venez vous tester.
- •Des animations familiales autour des mathématiques, un spectacle sur les origines de la magie et une enquête à mener en équipeprolongent l’expérience jusqu’au 1er novembre.
Y aller : 30 avenue Corentin-Cariou, 19e. Tous les jours sauf le lundi, de 10h à 18h (19h le dimanche). Billetterie ici, 15 € plein tarif.
Ce mardi 13 octobre, à travers le monde, les femmes sont appelées à tout stopper, quand elles le peuvent : travail, tâches domestiques ou achats, dans le cadre du mouvement World with Women (WWW). Un rassemblement est prévu à Paris.
- •World with Women est un mouvement citoyen international, qui milite pour une meilleure représentation des femmes dans la société, notamment dans les lieux de pouvoir et de décision.
- •Créé début 2026 et annoncé à l’occasion du sommet ChangeNOWau Grand Palais (8e) fin mars, il organise ce mardi une premièrejournée de mobilisation durant laquelle toutes les femmes sont invitées à stopper leurs activités.
- •L’objectif est de mettre en exergue leur importance dans le fonctionnement de la société sur une journée. Le mot d’ordre de WWW est le suivant : « Si les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête ».
- •À Paris, un rassemblement est prévu à 11h30 place de la Bataille-de-Stalingrad (19e). Des prises de parole, des performances artistiques et des rencontres sont annoncées. Réservation gratuite ici.
- •Pour celles qui ne pourront pas participer aux événements, d’autres formes de mobilisation seront possibles : s’arrêter pour une heure seulement, reporter leurs achats du jour, parler du mouvement autour d’elles ou prendre part à une mobilisation en ligne.
- •Les femmes assument majoritairement les responsabilités de la vie quotidienne mais sont encore trop absentes à la table des décisions.
- •« Ce déséquilibre prive nos sociétés d’une part essentielle de l’intelligence collective pour relever les défis de notre époque », rappelle World with women.
- •Ce mouvement mondial, citoyen, apartisan, aconfessionnel demandel’inscription de l’égalité femme-homme dans la Constitution ou les textes fondateurs du pays, une loi intégrale de lutte contre les violences sexuelles, l’accès universel aux soins de santé sexuelle et reproductive ou encore l’égalité salariale.
- •Ce mouvement est inspiré par la mobilisation historique des Islandaises de 1975 : une journée de grève durant laquelle 90 % des femmes du pays ont arrêté toutes leurs activités pour dénoncer les inégalités entre hommes et femmes.
- •Cette journée a été un électrochoc pour la nation, qui a pris conscience du rôle fondamental des femmes dans le quotidien, aussi bien au travail que dans la société.
- •L’année suivante, une loi garantissant l’égalité entre les femmes et les hommes était adoptée. 5 ans plus tard, une femme, Vigdís Finnbogadóttir, devenait même présidente, et le sujet de la mixité s’installait alors durablement dans le débat public.
Le nom de Nicolas Flamel est entouré depuis des siècles de légendes variées, le décrivant comme un alchimiste ou un immortel. Le musée de Cluny – musée national du Moyen Âge (5e) s’attache, dans l’exposition présentée d’aujourd’hui au 24 janvier 2027, à déconstruire le mythe autour de cette personnalité parisienne pour comprendre qui il était.

- •Né dans la première moitié du XIVe et décédé en 1418, Nicolas Flamel était un bourgeois parisien, écrivain et investisseur dans l’immobilier.
- •Son nom est resté célèbre car, quelques années après sa mort, des rumeurs commencent à lui attribuer une vie d’alchimiste qui aurait découvert les secrets de la pierre philosophale, qui permettrait de transformer les métaux en or, de guérir toutes les maladies et de devenir immortel.
- •Celle-ci va se propager et prendre en épaisseur. Des écrits comme le Livre des Figures hiéroglyphiques, publié en 1612, lui sont attribués.
- •Il devient même un personnage culturel et une inspiration pour des artistes. Victor Hugo en fait un personnage dans Notre-Dame de Paris, et il est également cité dans la saga Harry Potter de J.K. Rowling.
- •L’histoire et la création du mythe entourant Nicolas Flamel sont racontées par plusieurs documents montrés dans le cadre de cette exposition, comme son épitaphe ou son testament.
- •Intitulée Nicolas Flamel, alchimiste de papier, elle explore à la fois la vie de cette figure parisienne et toutes les raisons de la fascination que son nom évoque encore aujourd’hui.
- •Des vidéos, extraits d’ouvrages ou de musiques, ainsi que de nombreuses archives permettent de révéler la vérité autour de ce personnage historique.
•Nicolas Flamel est aussi rattaché dans l’histoire parisienne à son ancien logement, la maison de Nicolas Flamel, située rue de Montmorency (3e).
- •Construite en 1407, elle est considérée comme l’une des plus anciennes de Paris.
- •Classée Monument historique depuis 1911, elle abrite aujourd’hui l’Auberge Nicolas Flamel, restaurant du chef étoilé Alan Geaam.
Y aller : 28 rue du Sommerard, 5e. Tous les jours sauf le lundi, de 9h30 à 18h15. Billetterie ici, 14 € plein tarif.
Le Génie de la Liberté, nom de la sculpture d’ange installée au sommet de la colonne de Juillet, sur la place de la Bastille(12e), cache un bout de l’histoire de la capitale, mais n’a pas de lien avec la Révolution française de 1789.
- •En juillet 1830, les Parisiens se soulèvent contre le roi Charles X, qui a voulu rétablir son pouvoir absolu en bafouant les libertés constitutionnelles.
- •Ces 3 journées d’insurrection, que l’on appelle les Trois Glorieuses, entraînent son abdication et l’arrivée au pouvoir de Louis-Philippe, encouragée par les députés modérés et libéraux.
- •Quelques mois après son accession au trône, le nouveau roi commande un monument pour rendre hommage aux révolutionnaires et légitimer son propre pouvoir.
- •La première pierre de la colonne de Juillet est posée en 1831, sur la place où se dressait autrefois la prison de la Bastille.
- •La colonne est inaugurée le 28 juillet 1840. Les noms des 504 victimes de la révolution de 1830 sont gravés sur le monument, qui sert aussi de tombeau.
- •La statue dorée située au sommet de la colonne s’appelle le Génie de la Liberté. Haute de près de 4 mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Auguste Dumont.
- •Dans l’art et la mythologie, un génie prend la forme d’un être ailé qui incarne un messager pour personnifier une idée ou un lieu.
- •Dans une main, le personnage brandit un flambeau et dans l’autre, il tient une chaîne brisée. Ces attributs symbolisent la liberté et l’émancipation.
- •Si la tradition a tendance à représenter la liberté sous les traits d’une femme, notamment avec Marianne, ce génie-là est un homme.
- •Ce choix s’explique notamment par des considérations politiques, car la révolution de 1830 a instauré une nouvelle monarchie constitutionnelle et le pouvoir reste réticent à utiliser une figure féminine.
- •Ironie de l’histoire, en février 1848, une nouvelle révolution renverse Louis-Philippe. Son trône est transporté jusqu’à la place de la Bastille et brûlé au pied de la colonne.
- •Le monument accueille alors dans un second tombeau les dépouilles des 196 personnes mortes lors de cette seconde insurrection et commémore désormais les victimes de ces deux révolutions.
- •Si la place reste aujourd’hui associée à la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, la colonne de Juillet rappelle donc en réalité surtout les combats révolutionnaires du XIXe siècle.
Incendie. Le marché des Enfants-Rouges, le plus vieux marché couvert de la capitale situé dans le 3e arrondissement, a été totalement détruit par les flammes dans la nuit de dimanche à lundi. Le feu, maîtrisé par environ 150 pompiers, a ravagé 1 000 m² de surface et unevingtaine de marchands ont perdu leurs étals.
Vaccination. La campagne annuelle de vaccination contre la grippe débute ce mardi en France, ciblant particulièrement les seniors, les personnes fragiles et les professionnels de santé.
