La Fête des vendanges revient animer Montmartre (18e) d’aujourd’hui à dimanche. Comme chaque année, des animations autour des vignes de la Butte et de la gastronomie sont proposées. L’occasion de s’intéresser à la Montmartroise, liqueur élaborée depuis 2 ans à partir du marc des vignes du quartier.
- •Organisée depuis 1934, cette grande fête populaire connaît sa 93eédition cette année.
- •Avec 492 000 visiteurs accueillis en 2025, elle figure sur le podium des plus grands événements organisés par la Ville, après Paris Plages et la Nuit Blanche.
- •Durant 5 jours, des visites des vignes, des concerts, spectacles, un défilé et même une course nocturne sont au programme.
- •Le coup d’envoi est donné aujourd’hui avec une soirée de lancement, puis le marché gourmand sera à découvrir de vendredi à dimanche.
- •Il y a 3 ans, un groupe d’habitants de la Butte a décidé de se lancer dans un projet inédit : créer une liqueur venue du quartier.
- •« On vit juste à côté des vignes, et on a appris que le marc était jeté depuis toujours. On s’est dit que c’était dommage et qu’il y avait plein de choses à faire avec », raconte Delphine Socha, présidente de la Montmartroise, nom donné à cette nouvelle boisson.
- •« Nous nous sommes entourés pour créer une recette, autour de Xavier Thuizat, élu meilleur sommelier de France en 2022, et de Nicolas Julhès, fondateur de la Distillerie de Paris», poursuit-elle.
- •Après quelques essais et distillations, ils parviennent à finaliser cette boisson au goût frais et herbacé, qui contient des touches de framboise, verveine, citron, gingembre, et de nombreuses épices.
- •La première mise en bouteille a eu lieu l’année dernière, et la liqueur commence à être distribuée dans plusieurs lieux de la capitale, et notamment dans le 18e. « Nous avons une capacité de production de 40 000 bouteilles, même si l’on est loin de ce chiffre pour l’instant », précise la présidente.
- •Les Parisiens pourront découvrir ce nouveau produit à l’occasion de la Fête des vendanges, sur le stand tenu par le Comité des fêtes du 18e sur le Parcours du Goût.
- •« Des spritz à la Montmartroise et des bouteilles seront à disposition », confirme Delphine Socha.
- •« On vit ici et on est très attachés à ce quartier, donc on aimerait beaucoup que les Montmartrois l’apprécient », complète-t-elle.
Derrière chaque arrondissement se cachent des crimes sordides, des exécutions publiques ou des affaires judiciaires jamais élucidées. C’est cette facette méconnue de la capitale que nous propose de découvrir le guide-conférencier Alexis Lecomte dans son ouvrage Le Paris sombre et criminel, aux Éditions Darkside.
- •Créateur du projet Histoire de rue, suivi par plus de 272 000 personnes sur Instagram, Alexis Lecomte déterre les petits secrets de Paris, en mêlant recherches historiques et anecdotes.
- •Avec son ouvrage Le Paris sombre et criminel, l’auteur nous invite dans le Paris des bourreaux et des tueurs en série qui ont défrayé la chronique du Moyen-Âge au XXe.
- •« Je traite 5 affaires par arrondissement, ce qui fait 80 histoires au total », explique Alexis Lecomte, guide-conférencier à Paris depuis dix ans.
- •« Je pars toujours d’un lieu qui raconte une histoire sombre, en retournant par exemple sur les pas d’un serial killer ou d’une criminelle », raconte celui qui a décortiqué les archives de la BNF et des musées parisiens pendant près de deux ans.
- •Par l’approche du crime, ces affaires révèlent aussi l’histoire de l’urbanisme et de l’architecture à Paris. « Près de l’église Saint-Séverin(5e) par exemple, vous avez de très jolies galeries et des voûtes gothiques. Beaucoup ignorent que ce square était à l’origine un charnier où l’on entassait des ossements à l’époque médiévale », illustre l’auteur.

L’auteur est à l’origine du projet Histoire de rue, qui comptabilise plus de 270 000 abonnés sur Instagram (crédit : DarkSide / Alexis Lecomte).
- •Cette promenade macabre démarre avec le terrifiant gibet des rois de France, sur la butte de Montfaucon, à l’actuelle place du Colonel-Fabien(10e). Une structure qui servait à exposer les condamnés à mort aux portes de la ville, « parfois pendant 3 ans », rappelle Alexis Lecomte.
- •Les grandes figures criminelles qui ont fait la Une des journaux sont aussi décortiquées, de Pierre-François Lacenaire à Henri Désiré Landru, surnommé le Barbe-Bleue de Gambais, tristement célèbre pour avoir assassiné et brûlé une dizaine de femmes.
- •Ces exemples renseignent le lecteur sur la manière dont la police, la justice, la population et la presse abordent les faits divers au fil des époques.
- •« À la fin du XIXe, on voit apparaître la presse spectacle. On fait appel à de grandes plumes qui vont traiter ces affaires sous forme de séries, avec les premiers dessins de presse qui montrent les criminels et le corps des victimes », souligne l’écrivain.
- •L’idée de ce livre est née lors d’une visite de la capitale.
- •« Un éditeur de Dark Side avait assisté à une de mes visites incognito, et à la fin du parcours, m’a suggéré d’en faire un ouvrage ».
- •Deux ans de travail ont été nécessaires pour former une cartographie précise de ce pan de l’histoire parisienne loin des cartes postales traditionnelles.
Le musée du Louvre (1er) dévoile aujourd’hui deux nouvelles expositions mettant à l’honneur la richesse de l’art hispanique. L’une est consacrée au peintre Francisco de Zurbarán, figure majeure du XVIIe, l’autre aux chefs-d’œuvre de la sculpture espagnole.
- •Contemporain et ami de Diego Velázquez, Francisco de Zurbarán(1598-1664) est un peintre incontournable en Espagne.
- •En association avec la National Gallery de Londres et l’Art Institute de Chicago, le Louvre dévoile cette exposition qui réunit 65 tableaux, dont une cinquantaine du maître, afin d’explorer son œuvre mais aussi son influence sur des artistes comme Edouard Manet ou Pablo Picasso.
- •Le parcours suit une organisation chronologique et thématique qui retrace, en 7 sections, les différents temps forts de la carrière de l’artiste né à Séville.
- •Celui-ci est notamment réputé pour ses scènes religieuses et ses représentations très réalistes et sobres de saints ou de moines. Influencé par le caravagisme, il apporte une attention particulière aux contrastes entre ombre et lumière.
- •Dans le même espace muséal du hall Napoléon est installée une autre exposition, Sculpter la couleur. Chefs-d’œuvre du musée national de Sculpture, Valladolid.
- •Dans une scénographie pensée pour que les parcours dialoguent, elle réunit 23 sculptures prêtées par ce musée autour de l’art espagnol du XVIIe.
- •Une fois encore, la thématique religieuse est centrale, avec des représentations du Christ et de la Vierge.
- •Des artistes de référence comme Gregorio Fernández ou Alonso Canosont à l’honneur.
- •En parallèle, le Louvre donne le coup d’envoi d’un cycle culturel complet sur l’Espagne.
- •Il mêle des concerts classiques, une lecture musicale de la pièce L’abuseur de Séville par la Troupe de la Comédie-Française, ou un atelier artistique et créatif avec la participation de la chanteuse Olivia Ruiz.
- •Le cinéma est également célébré avec une carte blanche donnée à l’actrice Rossy De Palma.
- •Enfin, du 8 au 13 décembre, l’institution prévoit un petit festival entre danse, gastronomie, musique et arts vivants.
- •Programme complet et réservations ici.
Y aller : Rue de Rivoli, 1er. Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h (21h les mercredis et vendredis). Billetterie ici, 22 € plein tarif.
L’univers du tango traditionnel et contemporain est célébré dans la capitale durant 8 jours, d’aujourd’hui à mercredi 14 octobre, lors du Paris Tango Festival.
- •Lancé il y a 8 ans, l’événement s’est d’abord appelé FETES avant de devenir le Paris Tango Festival il y a 4 éditions.
- •Le projet a été fondé et reste dirigé par Francisco Leiva, metteur en scène, danseur et comédien, également directeur de l’École de Tango de Paris.
- •La production générale est confiée à l’association Tango en Red, basée dans le 17e et qui gère aussi l’établissement de formation.
- •Ce rendez-vous international célèbre les différentes cultures du tango argentin, et ne se limite pas à la danse.
- •Des milongas, sortes de bals traditionnels, sont bien sûr au programme, accompagnés de spectacles, concerts, cours, rencontres et conférencesautour de cette danse née à la fin du XIXe.
- •Les participants peuvent ainsi profiter d’une formation dispensée par des professionnels avant de mettre en pratique ce qu’ils ont appris lors d’une soirée, ou d’admirer des spécialistes de la discipline sur scène.
- •Cette édition se déroule entre Paris (17e, 18e et 20e) et Romainville (93) et prévoit chaque jour plusieurs rendez-vous.
- •Invités d’honneur de cette édition, Miguel Ángel Zotto et Daiana Guspero, partenaires de renommée internationale, sont à la baguette de séminaires dès aujourd’hui.
- •D’autres couples très établis dans le secteur, comme Fernando Sánchez et Ariadna Naveira ou les champions du monde 2022 Sebastián Bolivar et Cynthia Palacios encadreront aussi des cours et rencontres.
Y aller : Détail du programme et billetterie ici, dès 15 € la soirée et dès 30 € le cours.
La remise des Prix L’Oréal – UNESCO Pour les Femmes et la Science est prévue ce mercredi à Paris, à l’occasion de la Fête de la Science. Récompensée pour ses travaux sur la poussière interstellaire et la formation des planètes, Marie-Anne Carpine, l’une des lauréates de cette promotion, détaille ses recherches et l’importance de cette distinction pour elle.
Originaire de la région niçoise, Marie-Anne Carpine est installée en Île-de-France depuis quelques années et vit aujourd’hui à Boulogne-Billancourt(92). Passionnée de sciences, elle a vite développé une appétence pour la physique, même si son cursus s’est d’abord tissé dans l’ingénierie. « J’ai fait une classe préparatoire puis l’École polytechnique», raconte-t-elle. Et c’est dans l’astrophysique qu’elle trouve finalement son domaine de prédilection. « C’est un secteur qui réunit plusieurs pans de la physique, où l’on étudie des phénomènes très intéressants », pointe-t-elle. Elle se lance alors dans une thèse sur le sujet.
Ses travaux de doctorat portent sur la poussière interstellaire, ou poussière d’étoiles, ces « grains de matière solide qui peuplent l’espace, notamment dans notre galaxie ». « Ils sont très importants dans beaucoup de processuschimiques et physiques et constituent une réserve de matériaux pour laformation des planètes », poursuit-elle. À l’aide de modèles numériques qu’elle réalise grâce aux observations de télescopes comme le James-Webb, Marie-Anne Carpine étudie les propriétés et les caractéristiques de ces grains. « J’ai rendu mon manuscrit il y a deux semaines, et je prépare ma soutenance pour novembre », ajoute la scientifique. Elle s’apprête à poursuivre son travail grâce à un contrat au département d’astrophysique du centre de recherche CEA Paris-Saclay.
Encouragée par des collègues et motivée par « l’idée de promouvoir les femmes dans la science », elle s’inscrit il y a quelques mois au Prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science France. La distinction, qui fête cette année ses 20 ans, est réservée aux doctorantes et post-doctorantes ayant effectué des recherches prometteuses. Elle est remise par un panel de membres de l’Académie des sciences. « L’astrophysique reste un milieu assez masculin, avec environ 25 % de femmes dans les postes permanents. Personnellement, ça m’a toujours poussée à aller plus loin et à paver la voie», explique-t-elle.
Alors lorsqu’elle reçoit un coup de téléphone lui annonçant qu’elle est l’une des lauréates parmi les plus de 820 candidates, elle a « du mal à y croire ». « J’étais très heureuse et émue. On m’offre beaucoup d’opportunités, une vraie mise en avant auprès du public et de mes pairs de mes recherches et de mon parcours », se réjouit-elle. Surtout, la chercheuse apprécie de pouvoir « montrer à tous la réalité d’être une femme dans les sciences», et peut-être d’inspirer de futures professionnelles à s’engager dans des recherches.
Louvre. Forte de plus de 25 ans d’expérience au ministère de la Culture et à l’administration de plusieurs musées, Virginie Donzeaud vient d’être nommée administratrice générale adjointe du musée.
En parallèle, le musée a annoncé le lancement d’une rénovation de la Cour du Sphinx, au cœur de l’aile Denon, qui se prolongera jusqu’en 2029. La verrière datant de 1934 sera remplacée par une nouvelle structure vitrée intégrant un système de climatisation, les façades seront restaurées et le sol refait. Plus d’infos.
Plan climatique à Paris. Emmanuel Grégoire a présenté au Conseil de Paris un programme de 400 millions d’euros pour adapter les écoles et crèches aux canicules, prévoyant une salle rafraîchie dans chaque établissement d’ici 2027, des protections solaires dans 360 écoles et 100 voiles d’ombrage dans les rues. Ouest France détaille le projet.
