Les inscriptions pour l’édition 2027 du concours Lépine, qui récompense chaque année les meilleures inventions, ouvrent aujourd’hui.
- •La 126e édition du concours Lépine se tiendra du 30 avril au 10 mai prochain, au Paris Expo Porte de Versailles (15e), dans le cadre de la Foire de Paris.
- •Tous les créateurs de la promotion 2027 se réuniront à cette occasion pour présenter au jury mais aussi au grand public leurs nouveaux produits.
- •En 2026, près de 400 000 personnes ont visité l’espace durant les 12 jours de l’événement.
- •Les créatifs souhaitant participer doivent d’abord remplir un dossier de présentation détaillé de leur projet et de leur invention.
- •Après une vérification de la conformité de la demande, un comité de sélection examine les documents et décide quels candidats seront sélectionnés pour participer au concours.
- •Les produits doivent respecter quelques impératifs, comme être présentés « sous la forme d’un prototype ou d’une maquette » et « être protégés par un titre de propriété industrielle ».
- •Ils ne peuvent non plus concerner les secteurs alimentaire, pharmaceutique, diététique ou militaire.
- •Les inventions peuvent être déjà commercialisées ou pas encore, et peuvent aussi être connectées, comme une application ou un logiciel. Elles rejoignent alors la section « univers connecté ».
- •Enfin, les porteurs de projets doivent s’engager à venir présenter leurs idées sur place lors du concours. Elles sont alors jugées par un panel d’une cinquantaine bénévoles.
- •L’année dernière, le Grand Prix du Concours Lépine a été attribué à Alan D’Alfonso Perla pour Mr Turbino, « dispositif sous-marin autonome intelligent pour dépolluer les fonds marins », précise l’institution.
- •Cette création a rejoint le stylo à bille, le fer à repasser à vapeur, les verres de contact, le presse-purée ou l’aspivenin parmi les primés.
- •Ces dernières années, des initiatives très variées ont été récompensées, comme Jobstable, une table basse se transformant en poste de travail informatique en 2021, ou Spokeo, un assistant d’écoute amplifiant les sons environnants en 2025.
Le musée des Arts de la Mode fête cette année les 40 ans de sa création au sein du musée des Arts décoratifs (1er). Pour l’occasion, une exposition spéciale réunit dès aujourd’hui et jusqu’au 4 avril 2027 plus de 200 œuvres revenant sur 4 décennies de mode et de savoir-faire.
- •Lancé en 1986, le musée des Arts de la Mode résulte de l’alliance entre l’Union Française des Arts du Costume et l’Union des Arts Décoratifs.
- •Ses collections sont installées au cœur du musée des Arts Décoratifs, à Paris.
- •Il compte plus de 150 000 pièces de haute-couture très fragiles, exclusivement montrées lors d’expositions temporaires pour les protéger de la lumière.
- •Pour célébrer son anniversaire, le musée dévoile dans l’exposition Look ! 40 ans de mode au musée 220 œuvres, parmi lesquelles 40 silhouettes iconiques visibles dans la nef du musée.
- •Ces pièces reviennent sur l’histoire des grandes expositions qui ont marqué le musée, de Christian Dior à Elsa Schiaparelli.
- •Parmi les pièces présentées figurent une robe en tulle et organza de soie brodés, signée Karl Lagerfeld, ou encore une paire d’escarpins Roger Vivier en satin brodée de paillettes et perles datant de 1963.
- •Autour des silhouettes sont présentés des dessins, des patrons, des échantillons de broderie et des dépôts de modèles pour revenir sur les différentes étapes de leur création.
- •Le parcours montre également des photographies pour comprendre comment les vêtements étaient mis en scène et diffusés.
- •Il donne à voir les coulisses du conditionnement des pièces dans les réserves, leur restauration et leur mise en exposition pour passer du vêtement à l’objet de patrimoine.
- •Plusieurs visites guidées sont organisées, avec un parcours consacré aux coulisses de la mode, revenant sur le travail des couturiers, des photographes, puis des conservateurs et restaurateurs.
- •L’atelier « De pli en aiguille », ouvert aux plus de 15 ans, propose de découvrir des techniques textiles comme le plissé ou la broderie.
- •Les plus jeunes pourront quant à eux créer un accessoire à partir d’un patron, ou composer un carnet de recherche combinant dessin et textile.
- •Enfin, pendant les vacances de la Toussaint, un workshop sur la mode destiné aux 11-14 ans se penchera sur la photographie de mode.
Y aller : 107 rue de Rivoli, 1er. Du mardi au dimanche de 11h à 18h (21h le jeudi). Billetterie ici, 18 € plein tarif.
Après quelques jours d’une traditionnelle coupure inter-expositions, la Maison européenne de la photographie (MEP- 4e) rouvre aujourd’hui pour présenter 3 nouveaux parcours explorant la richesse de l’art, à admirer jusqu’au 17 janvier 2027.
- •La principale exposition dévoilée aujourd’hui, PENN & FASHION, est dédiée à Irving Penn (1917-2009), photographe américain majeur du XXe.
- •Spécialisé dans les clichés de mode et les portraits, il se démarque dès les années 1950 par ses représentations de collections de haute couture. Il capture les égéries de grandes maisons comme Dior ou Balenciaga.
- •Il suivra ensuite des créateurs comme Emanuel Ungaro, Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld ou John Galliano et collaborera avec le Japonais Issey Miyake. Plusieurs pièces issues de ce partenariat sont d’ailleurs visibles pour l’occasion.
- •Imaginé de façon chronologique, le parcours invite à suivre la carrière du photographe et l’évolution du regard qu’il porte sur ses modèles et sur la mode en général.
- •Dans le même temps, la MEP invite à découvrir le travail de Nanténé Traoré, jeune artiste né en 1993 et travaillant entre Paris et Bruxelles.
- •Ce dernier raconte, à travers l’utilisation de pellicules de son enfance, une période particulièrement traumatique pour lui.
- •La Petite Galerie, qui propose une introduction à l’art à destination des jeunes, accueille de son côté le parcours Vêtement du quotidien.
- •Il regroupe le travail de plusieurs artistes comme Xavier Zimmermann ou August Sander, qui explorent comment les habits peuvent raconter des histoires sur celles et ceux qui les portent.
Y aller : 5/7 rue de Fourcy, 4e. Du mercredi au vendredi, de 11h à 20h (22h le jeudi), et le week-end de 10h à 20h. Billetterie ici, 14 € plein tarif.
La Cinémathèque française (12e) consacre une rétrospective au cinéma spatial dès aujourd’hui et jusqu’au 19 octobre. C’est l’occasion de (re)découvrir une trentaine de films autour des voyages dans l’espace aux côtés de cinéastes et de spécialistes du CNES.
- •Le cycle remonte à 1902 avec Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès, chef-d’œuvre considéré comme le tout premier film de science-fiction au cinéma.
- •On y retrouve également les grands classiques du genre, avec La Femme sur la Lune de Fritz Lang, mais aussi 2001 : l’Odyssée de l’espace, Alien, Interstellar ou Proxima.
- •La programmation s’intéresse aussi bien aux films liés à la conquête scientifique qu’aux longs-métrages d’aventure ou de menace extraterrestre.
- •Pour les mordus d’espace comme pour les curieux, ce cycle permet de voir comment les représentations du cosmos ont évolué avec les progrès scientifiques et techniques, en lien avec les préoccupations de chaque époque.
- •La rétrospective a été imaginée avec le Centre national d’études spatiales (CNES), l’agence spatiale française, pour créer des ponts entre les représentations proposées par le cinéma et les connaissances scientifiques actuelles.
- •Plusieurs séances sont ainsi accompagnées de rencontres avec des astronautes, scientifiques et autres spécialistes du spatial, qui apporteront leur éclairage sur les films.
- •On pourra ainsi voir Seul sur Mars, de Ridley Scott, décrypté par l’astrophysicien Francis Rocard, ou encore Moon, de Duncan Jones, par l’exobiologiste Christian Mustin.
- •Les cinéastes sont aussi de la partie puisque le 10 octobre, Alice Winocour, réalisatrice de Proxima, interviendra aux côtés de l’astronaute Claudie Haigneré pour un dialogue autour de l’impact grandissant de la technologie pour notre propre humanité.
- •Voilà plus de 100 ans que le cinéma imagine ce qui pourrait se trouver dans l’espace, parfois bien avant que la science ne permette d’y aller.
- •Si certaines œuvres se sont nourries de la science, d’autres ont surtout cherché à fournir des propositions de réponses à l’inconnu.
- •Le cycle montre comment le cinéma a construit notre imaginaire collectif de l’espace et évoque aussi la place de l’humain face aux machines ainsi que notre avenir sur Terre.
Y aller : 51 rue de Bercy, 12e. Programmation complète et réservation ici. 7 € plein tarif la séance.
Double champion du monde de pizza, l’Italien Peppe Cutraro est devenu une figure forte de la gastronomie parisienne. Installé dans la capitale depuis une dizaine d’années et à la tête de son groupe de pizzerias, il développe avec succès des recettes novatrices tout en conservant l’âme des mets traditionnels.
Peppe Cutraro est né en 1988 à Naples, ville mère de la pizza moderne. Ses premiers souvenirs gourmands prennent place au cœur de la ville : « Tous les samedis soirs, nous allions à la même pizzeria, dans le centre-ville. J’ai tout de suite été séduit par le côté artistiquedu chef qui faisait tourner et danser la pâte à pizza », raconte le cuisinier à l’accent chantant.
Quelques années plus tard, des cours pour les enfants des quartiers populaires, dont il est originaire, sont proposés près de chez lui, et le jeune passionné saute sur l’occasion pour se former auprès d’un pizzaïolo. « Je n’avais que quelques bases, car j’avais l’habitude d’aider ma mère et ma grand-mère en cuisine étant petit. Mais j’ai rapidement su que je voulais faire ça toute ma vie ».
DE NEW YORK À PARIS
Cette formation, « la meilleure école qui puisse exister », le convainc qu’il a trouvé sa voie. Désireux de découvrir le monde et de multiplier les rencontres, il engrange de l’expérience en travaillant dans plusieurs villes du monde, jusqu’à New York. En 2017, « une opportunité professionnelle » le conduit à Paris, où il devient chef exécutif du groupe Big Mamma. « J’ai découvert une ville éduquée à bien manger. Les Français savent reconnaître les bonnes pizzas, et cela nous motive au quotidien », confie-t-il.
En parallèle, pour se mesurer aux autres et continuer de partager sa passion avec le plus grand nombre, Peppe Cutraro multiplie les participations aux concours, et les victoires. Il est élu champion du monde de pizza contemporaine à Naples en 2019, meilleur pizzaïolo italien d’Europe en 2024, puis à nouveau champion du monde de pizza par l’Accademia Nazionale Pizza DOC en 2025. « J’aime cette ambiance compétitive, à la fois pour faire profiter les équipes et pour ressentir ce stress, cette énergie que l’on peut trouver dans ces événements, comme un enfant. Au travail, on fait 300 pizzas par jour, là il faut en réaliser une seule mais avec toute cette atmosphère, c’est un vrai défi », raconte-t-il.
CHEF ET ENTREPRENEUR
Celui dont les yeux brillent quand il évoque ses nouvelles recettes, comme sa dernière pizza sucrée, est aussi devenu entrepreneur. Avec son associé Jordan Rosner, il a lancé le Gruppo Peppe en 2020 avec une première adresse dans le 20e. Aujourd’hui, il est à la tête de 9 restaurants, à Paris, en proche banlieue et même à Lyon.

Parmi ses projets des prochains mois, le chef s’apprête à participer activement à la Pizza Week, organisée à Paris du 12 au 17 octobre par le guide spécialisé 50 Top Pizza et le distributeur Mammafiore. « J’aime l’idée de créer une communauté autour de la pizza et de s’inspirer des autres, toujours dans le but de régaler les clients », conclut-il.
Trains SNCF. La réservation des billets pour les fêtes de fin d’année ouvre ce mercredi. Les trajets concernent la période du 13 décembre au 6 janvier pour l’offre « Inoui » (TGV et Intercités), et jusqu’au 2 juillet 2027 pour les Ouigo. Plus d’infos.
Tour Eiffel. Le directeur de la SETE, Patrick Branco Ruivo, a annoncé son départ d’ici la fin de l’année, quelques semaines après la visite d’un groupe de religieux hindou, au cours de laquelle le personnel féminin du monument avait été écarté.
