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Les Catacombes de Paris (14e) accueillent dès aujourd’hui et jusqu’au 31 janvier prochain une exposition des clichés de Nadar, photographe majeur du XIXe, qui a capturé Paris sous toutes ses coutures.

  • •Félix Tournachon (1820-1910), plus connu sous le pseudonyme de Nadar, est un caricaturiste et photographe parisien, célèbre pour ses portraits et ses clichés de la capitale.
  • •Pionnier du développement de nouvelles techniques de prises de vue, il dépose dès la fin des années 1850 plusieurs brevets, comme la photographie aérienne ou la photographie par éclairage électrique.
  • •Grâce à ces méthodes, il fait partie des premiers à immortaliser la capitale vue du ciel ou les salles et couloirs obscures des catacombes.
  • •Intitulée Nadar : inventer Paris, des profondeurs au ciel, cette exposition se déploie avec un accrochage à l’entrée de l’ossuaire.
  • •Une quinzaine de photographies réalisées dans ce même lieu en 1862, mais aussi dans les égouts de Paris en 1865, sont présentées.
  • •Elles font écho à d’autres images aériennes de Paris datant de1868 et réalisées depuis un ballon.
  • •« En raison de la grande fragilité des tirages et documents originaux, l’exposition présente uniquement des reproductions », précisent les Catacombes.
  • •Des documents d’archives montrent également la place de Nadar dans le monde artistique parisien de l’époque.
  • •Les Catacombes de Paris ont rouvert en avril après 5 mois de travaux de rénovation et de modernisation permettant de rendre le site plus viable.
  • •L’espace, qui accueille environ 2 000 visiteurs chaque jour, dispose d’une nouvelle scénographie et d’une médiation plus importante.
  • •La refonte des installations techniques a aussi permis de mieux éclairer certaines zones à mettre en valeur.
  • •Des protections ont été fixées pour renforcer les murs d’ossements.

Y aller : 1 avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy, 14e. Du mardi au dimanche, de 9h45 à 20h30. Billetterie ici, 31 € plein tarif.

La mairie du 8e invite les Parisiens à découvrir l’histoire de l’arrivée en France de l’un des monuments les plus emblématiques de la capitale, l’obélisque de Louxor, installé sur la place de la Concorde (8e). Une conférence est prévue de 15h à 17h.

  • •La Société historique et archéologique des 8e et 17e organise cette conférence, qui raconte le parcours de l’obélisque depuis l’Égypte jusqu’à la France, puis son acheminement à Paris et sa mise en place à la Concorde.
  • •Elle se tient à l’occasion des 190 ans de l’érection de l’édifice, le 25 octobre 1836.
  • •L’échange est animé par Michel Faul, guide-conférencier spécialiste de l’histoire de la ville, fondateur de Paris Visites et auteur de l’ouvrage La place de la Concorde se souvient, mémoires d’un haut lieu de l’histoire de France.
  • •Les moyens techniques, diplomatiques et humains nécessaires à ce transport exceptionnel seront décrits.
  • visible à Paris, âgé de plus de 3 000 ans, l’obélisque du Louxor porte des siècles d’histoire.
  • •En 1830, le gouverneur d’Égypte Méhémet-Ali fait don à la France de ce monolithe, qui se dressait jusqu’alors à l’entrée du temple d’Amon, à Louxor, à côté d’un autre obélisque resté sur place.
  • •Ce périple est un vrai tour de force technique car le monument pèse près de 230 tonnes et est très fragile.
  • •La France a d’abord construit un navire adapté, le Luxor, parti de Toulon pour rejoindre Louxor en remontant le Nil à l’été 1831.
  • •Protégé par un coffrage, l’ouvrage est ensuite déplacé jusqu’au bateau, qui devra attendre près de 6 mois et une importante crue pour repartir.
  • •Après avoir traversé la Méditerranée, il atteint Toulon, puis reprend son trajet direction Cherbourg, en rejoignant l’Atlantique par le passage du détroit de Gibraltar.
  • •L’obélisque termine son voyage par une remontée partielle de la Seine, sur un nouveau bateau à vapeur, jusqu’à Rouen. Il est finalement tracté par des chevaux jusqu’à la capitale, ne pouvant pas franchir tous les ponts qui enjambent le fleuve.
  • •Arrivé à Paris fin 1833, l’édifice devra attendre 3 ans avant d’être érigé, afin de refaire son socle, trop endommagé, et de préparer son installation.

Y aller : 3 rue de Lisbonne, 8e. De 15h à 17h. Entrée gratuite.

 

Ce mardi, sous la dalle de La Défense (92), le public est invité à découvrir Le Monstre de Raymond Moretti, œuvre cachée dans les entrailles du quartier d’affaires, à travers la performance de l’ombromane Philippe Beau. Un spectacle organisé dans le cadre de la saison culturelle Les Extatiques, qui explore cette année l’univers des « Sociétés secrètes ».

  • •« C’est une expérience étonnante, que l’on n’imagine pas pouvoir vivre à quelques mètres du sol de La Défense », explique Philippe Beau. Pour cet artiste, l’un des rares spécialistes français des ombres, la découverte du Monstre, cette œuvre invisible du grand public, a été une véritable rencontre.
  • •« Je ne la connaissais pas, avoue-t-il. J’ai passé du temps cet été avec cette œuvre pour voir comment je pouvais lui rendre hommage. »
  • •Cachée dans un vide technique depuis près de 50 ans, cette sculpture monumentale de 30 mètres de long ne se livre pas d’un seul regard.
  • •« On la voit de loin, mais les possibilités des ombres permettent de faire des gros plans sur certains détails, jouer avec certaines textures, comme le plexiglas coloré », rapporte le prestidigitateur.
  • •Avant même de découvrir Le Monstre, le lieu participe lui-même à l’expérience artistique imaginée par Philippe Beau.
  • •« On prend des escaliers, plongé dans le noir total, comme si on descendait dans une grotte, décrit-il. Puis on est transportés dans un autre monde à travers mes ombres. »
  • •Pour ce spectacle, l’œuvre elle-même est devenue partenaire. « Là, il y a un deuxième personnage, qui est l’art qu’il faut éclairer. Il a fallu que je prenne du temps pour créer des zooms et des focus sur certains éléments, jouer aussi avec les échelles. »
  • •Des projecteurs mobiles et fixes lui permettent ainsi de construire ses images et de transformer progressivement la perception de la sculpture.
  • •La performance est présentée aujourd’hui, de 18h et 19h, le 8 octobre à 18h et 19h, puis le 18 novembre à 12h et 13h. Billetterie ici, 5 €.
  • •Face à l’essor des nouvelles technologies, notamment de l’intelligence artificielle, l’artiste s’étonne du pouvoir de fascination qu’exercent encore les ombres chinoises.
  • •« Je propose quelque chose de différent : créer en direct, ramener de l’humain à travers l’image et reconnecter le public à cette simplicité », conclut-il.

 

L’Institut du monde arabe (IMA – 5e) célèbre la richesse des mariages au Maghreb à travers sa nouvelle exposition, présentée d’aujourd’hui au 28 février 2027. Des objets traditionnels y côtoient des créations d’artistes contemporains.

  • •Cette nouvelle exposition, nommée Vive la mariée, s’inscrit dans le cadre de la Saison Méditerranée, annoncée dès 2023 par le président Emmanuel Macron.
  • •Cet ensemble de rendez-vous « célèbre les artistes, les créateurs, les créatrices et les jeunes talents de ces régions, en valorisant les échanges culturels et humains », explique l’Institut Français, chargé de déployer le programme partout en France.
  • •Au Maghreb, le mariage est un moment fort personnellement et culturellement, marquant généralement de grandes fêtes collectives, qui sont racontées ici.
  • •Le parcours s’articule autour d’une quarantaine de costumes et vêtements traditionnels marocains, algériens et tunisiens des XIXeet XXe siècles, jamais présentés en France jusqu’alors.
  • •Le rôle des mariées est au centre de la manifestation, tout comme le rôle des autres femmes lors de ces événements.
  • •L’exposition permet de se rendre compte des différentes pratiqueset des héritages des communautés, mais aussi de l’évolution de ces célébrations au fil des années.
  • •Ces pièces sont mises en perspective avec les créations de 27 artistes contemporains du Maghreb et de ses diasporas, principalement des femmes.
  • •Des objets et documents d’archives viennent encore compléter cette vue d’ensemble des mariages maghrébins et de leur importance culturelle.
  • •En parallèle, l’IMA prévoit une série de projections de documentaires et de fictions autour des mariages orientaux.
  • •Cela démarre dès le 8 octobre avec le long-métrage Wajib – L’invitation au mariage, de la réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir, et le court Amour en Galilée, de Nader Chalhoub et Layla Menhem. Billetterie ici, 5 € plein tarif.
  • •Le même jour débutera aussi « un cycle de tables rondes autour des enjeux sociaux, culturels et contemporains du mariage dans le monde arabe », précise le musée. Entrée gratuite sur réservation ici.

Y aller : 1 rue des Fossés Saint-Bernard, 5e. Du mardi au vendredi de 10h à 18h, et de 10h à 19h le week-end. Billetterie ici, 12 € plein tarif.

Dernier temple positiviste subsistant en Europe, la chapelle de l’Humanité (3e) est un lieu singulier du patrimoine religieux parisien, où le positivisme est né sous l’impulsion d’un philosophe. On vous explique.

  • •Lors de la première moitié du XIXe, le philosophe et sociologue français Auguste Comte (1798-1857) développe un courant philosophique, le positivisme.

  • •Selon celui-ci, pour comprendre le monde, il faut observer les faitset chercher des lois qui les expliquent plutôt que de s’en remettre à des croyances ou des idées abstraites.
  • •Auguste Comte pense que les façons d’expliquer le monde évoluent : les humains ont d’abord invoqué les dieux, puis des idées abstraites, avant de chercher des explications scientifiques. C’est sa loi des 3 états.
  • •Le penseur est aussi considéré comme l’un des pères fondateurs de la sociologie.
  • •Quelques années plus tard, estimant que la science ne suffit pas à unir les gens dans la société, il imagine une religion de l’Humanité, sans Dieu ni surnaturel, basée sur la solidarité et le fait de se dédier aux autres.
  • •En 1903, près de 50 ans après la mort d’Auguste Comte, des positivistes brésiliens achètent la maison du 5 rue Payenne, construite au XVIIe par l’architecte François Mansart.
  • •Ce choix n’est pas un hasard : c’est ici qu’aurait vécu Clotilde de Vaux, dont Auguste Comte était passionnément amoureux et qu’il a fait égérie de sa religion. En réalité, il est probable que cette poète ait résidé au 7 rue Payenne, dans l’immeuble voisin.
  • •La façade et le 1er étage du bâtiment ont été transformés par les Brésiliens. On voit notamment sur le mur donnant sur la rue un buste d’Auguste Comte et une devise positiviste : « L’amour pour principe et l’ordre pour base, le progrès pour but ».
  • •Inaugurée en 1905, la chapelle est le seul temple positiviste encore existant en Europe, bien qu’elle n’ait jamais connu de réel engouement.
  • •Ouverte au culte durant seulement quelques années, elle accueille désormais de façon épisodique des conférences, journées d’études ou visites spéciales, comme lors des Journées du patrimoine.
  • •Ce soir, la chapelle ouvre ses portes au public pour la première rencontre d’un nouveau cycle sur les philosophies et idées politiques du XIXe, organisée par l’École des mines de Paris, en partenariat avec Canal-U et la Maison Auguste-Comte.
  • •Dès 18h30, l’historienne Annie Duprat, professeure émérite des universités, évoquera la place et le rôle des femmes lors de la Révolution française.
  • •D’autres échanges, sur l’épistolière Germaine de Staël ou sur les philosophes Antoine Lassalle et Auguste Comte, sont ensuite prévus jusqu’en décembre.

Y aller : 5 rue Payenne, 3e. Conférences sur inscription ici, 7 € plein tarif.

REVUE DE PRESSE

Grève de la fonction publique. L’intersyndicale appelle aujourd’hui à une grève massive de la fonction publique, avec comme point de départ le nouveau gel annoncé du point d’indice, qui sert de base pour calculer les salaires des agents publics. Une manifestation partira de la place de la République (11e) à 14 heures pour rejoindre la place de la Nation (12e) en passant par la Bastille.

Un nouveau musée. Un Musée de l’info et de la presse (Musip) devrait ouvrir ses portes à Paris en 2029, sous l’impulsion d’Antoine Mariotti, journaliste à France 24. Le projet est soutenu par de nombreux médias et l’Unesco. Plus d’infos.

 

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