LeGrand Palais (8e) présente aujourd’hui une nouvelle exposition d’ampleur, à découvrir jusqu’au 17 janvier prochain, sur le peintre français Paul Cezanne et son héritage artistique, de la fin du XIXeà aujourd’hui.
Né en 1839 à Aix-en-Provence, Paul Cezanne part pour la capitale à la vingtaine afin de tenter de devenir peintre.
- •Il y rencontre plusieurs de ses contemporains, comme Camille Pissarro, avec qui il travaillera plus tard.
- •Malgré des œuvres souvent refusées au Salon officiel, il participe en1874 à la première exposition impressionniste.
- •Les décennies suivantes le verront s’éloigner de ce style pour ajouter plus de formes et de géométrie à ses créations, entre cubisme et art moderne.
- •Il peint à la fois des paysages, dont la célèbre Montagne Sainte-Victoire, mais aussi des portraits, des natures mortes ou des scènes de vie collective.
- •À la fin des années 1880, de nombreux artistes et collectionneurs s’imprègnent du travail de Paul Cezanne dans la boutique parisienne du père Tanguy, célèbre marchand d’art de l’époque.
- •Il se révèle aussi au public avec sa première exposition chez un autre marchand, Ambroise Vollard, en 1895.
- •Cette reconnaissance tardive va laisser place, à sa mort en 1906, à un important héritage artistique.
- •Dès la fin du XIXe, pendant tout le XXeet jusqu’à aujourd’hui, nombre de ses successeurs revendiquent une puissante inspiration de celui qui est parfois qualifié de « père de l’art moderne », soulignent les commissaires de l’exposition.
- •Cet héritage et son évolution au fil des années est raconté dans cette exposition Cezanne et nous, qui s’appuie sur 174 œuvres dont 69 du peintre.
- •Celles-ci dialoguent avec les réalisations de 78 autres artistes, dont Paul Gauguin, Henri Matisse, Pablo Picasso, Joan Mitchell, Amedeo Modigliani ou même Andy Warhol et David Hockney.
- •Pour les familles, la visite s’accompagne d’un livret-jeu à destination des enfants.
- •Distribué au début du parcours, il permet de découvrir l’artiste, ses caractéristiques majeures et ses liens avec d’autres peintres.
Y aller : 17 avenue du Général-Eisenhower, 8e. Du mardi au dimanche de 10h à 19h30 (22h le vendredi). Billetterie ici, 19 € plein tarif.
6 structures parisiennes dédiées aux personnes touchées par un cancer se rassemblent aujourd’hui à l’occasion d’une journée d’information et de sensibilisation aux soins de support et à l’accompagnement proposé pendant et après la maladie.
- •La Maison de la Ligue contre le cancer (19e), la Maison RoseUp (12e), l’Atelier Cognacq-Jay (6e), la Maison A de l’association Aïda (10e), la Maison RoseUp en ligne et le dispositif Paris après cancer s’associent pour cette journée.
- •Les 3 premières citées proposent des portes ouvertes de 15h à 19h afin de permettre à tous de découvrir leurs propositions de soins de support.
- •« Nos structures se sont rapprochées afin de créer plus de complémentarité et de donner un maximum de visibilité à cette offre de soins hors hôpitaux à destination de toutes les personnes touchées par le cancer, pendant et après les traitements », présente Giorgia Ceriani Sebregondi, directrice de la communication de la Fondation Cognacq-Jay.
- •« Les soins de support sont un maillon indispensable de la chaîne du rétablissement, mais sont encore méconnus », explique Giorgia Ceriani Sebregondi.
- •« Des études scientifiques ont montré qu’ils améliorent la capacité à recevoir les traitements et diminuent les risques de récidive, mais aussi qu’ils ont un effet sur la qualité de vie », poursuit-elle.
- •Les structures proposent un accompagnement entre 12 et 24 mois, selon les profils, pour permettre aux bénéficiaires de reprendre une vie ordinaire dans les meilleures conditions possibles. Elles s’adressent à tous les patients touchés par le cancer, dès le début du traitement.
- •Les activités sont très variées, comprenant à la fois de l’activité physique adaptée, un soutien psychologique, de la nutrition ou de la sophrologie, selon les envies de chacun, dans des lieux éloignés de l’univers médical.
- •« Les activités ont pour but de reconstruire des liens sociaux et de se sentir mieux. Elles peuvent servir de tremplin vers une pratique dans d’autres lieux », ajoute la professionnelle.
- •Cette journée permet aux centres participants de présenter leurs offreset leurs objectifs.
- •Il sera possible pour les visiteurs d’expérimenter certaines activités. L’Atelier Cognacq-Jay propose notamment de tester une activité de mise en mouvement par la danse.
- •« Il est important de pouvoir visiter et ressentir l’atmosphère des lieux, de rencontrer des bénéficiaires et éventuellement d’orienter chacun vers les structures les plus adaptées à leurs profils », précise Giorgia Ceriani Sebregondi.
À l’occasion des 50 ans de carrière de U2, le Centre culturel irlandais (5e) accueille une exposition photographique gratuite consacrée au groupe. Organisée à partir des archives de Paris Match, elle revient sur les débuts de la formation, à Dublin, et sur les lieux qui ont marqué son histoire.
- •L’histoire de U2 commence en 1976 quand Larry Mullen affiche une petite annonce dans son collège dublinois : « Batteur cherche musiciens pour former un groupe ».
- •Adam Clayton, Dave Evans qui prendra le pseudo The Edge, son frère Dik, ainsi que Paul Hewson, bientôt surnommé Bono, répondent à l’appel.
- •Le groupe s’appelle d’abord Feedback, puis The Hype, avant de devenir U2 en 1978.
- •La même année, il remporte un concours de jeunes talents à Limerick, avec à la clé un contrat d’enregistrement. Impressionné par leur talent, Paul McGuinness devient leur manager et lance leur carrière.
- •Le groupe devient alors un quatuor, sans Dik Evans, et commence à se faire connaître sur la scène rock irlandaise.
- •U2 sort son premier album, Boy, en 1980. Depuis, en 50 ans, les compères ont publié 15 albums studio et remporté 22 Grammy Awards.
- •Avant les stades, U2 construit sa réputation dans les salles de Dublin et donne ses premiers concerts dans des lieux emblématiques de la ville tels que le Project Arts Centre, le McGonagles ou le Liberty Hall.
- •C’est notamment au Project Arts Centre que Paul McGuinness, qui deviendra leur manager pendant près de 35 ans, voit le groupe jouerpour la première fois, en mai 1978.
- •Les studios dublinois accompagnent ensuite leur carrière puisque The Joshua Tree, sorti en 1987, est enregistré au studio Windmill Lane.
- •Le groupe y travaille également sur Achtung Baby, 4 ans plus tard.
- •La sélection présentée au Centre culturel irlandais rassemble des photographies qui permettent de suivre cette histoire.
- •L’exposition, intitulée U2 : Une histoire irlandaise, revient sur les premiers concerts du groupe, ses sessions d’enregistrement, ses séances photo ainsi que tous ces lieux associés à son parcours.
- •Les images sont issues de la collection de Paris Match et sont à découvrir jusqu’au 18 décembre.
Y aller : 5 rue des Irlandais (5e). Du lundi au dimanche de 14h à 18h (20h le mercredi). Entrée gratuite.
Les petits bonhommes aux mains en pince investissent d’aujourd’hui à samedi l’Hôtel Drouot (9e) à l’occasion d’une exposition publique qui se terminera par une vente aux enchères spéciale Playmobil. Plus de 280 lots sont proposés.
- •Pour la première fois, la marque de jouets Playmobil met aux enchères une partie de ses archives publicitaires et promotionnelles.
- •Il s’agit d’objets introuvables en magasin, fabriqués spécialement pour présenter et faire connaître la marque.
- •Les curieux pourront ainsi découvrir, et peut-être acquérir l’une des 70 figurines géantes présentées, parmi lesquelles les héros du film Playmobil, la princesse des neiges, ou encore le Père Noël.
- •On trouve aussi plus de 170 scènes miniatures qui reconstituent des châteaux, des bateaux pirates, des fermes ou même des baby-foots.
- •D’autres objets sont directement liés à l’univers commercial de la marque avec des présentoirs et kakémonos conçus pour les salons professionnels et les magasins.
- •Les bénéfices de la vente iront à l’association Cekedubonheur, qui agit pour améliorer le quotidien des enfants et adolescents hospitalisés.
- •Cette vente répond au développement du phénomène des kidults,contraction de kid et adult, un terme désignant les grands enfants qui achètent des jouets pour eux-mêmes.
- •En France, le marché du jouet affiche une progression de 9 % depuis le début de l’année 2025 avec une hausse de 22 % des achats réalisés par les adultes et adolescents, selon une étude Circana.
- •Certains collectionneurs achètent notamment des coffrets sans même les ouvrir, en espérant qu’ils prennent de la valeur avec le temps. C’est notamment le cas pour la licence Pokémon.
- •Pour les Playmobil présentés à Drouot, les estimations vont d’une dizaine à 1 500 € selon les lots.
- •Créé en Allemagne en 1974, Playmobil commence avec 3 personnages : un chevalier, un ouvrier et un Amérindien.
- •À l’époque, la mode est aux soldats de plomb, mais ceux-ci sont trop grands pour tenir dans la main d’un enfant.
- •Playmobil mise alors sur des jouets de 7,5 cm avec des mains en forme de pince, conçues pour tenir des accessoires et devenir tour à tour pirates, médecins ou explorateurs.
- •Au fil des décennies, les jouets ont investi une multitude d’univers et la marque a multiplié les collaborations et les licences.
Y aller : 9 rue Drouot, 9e. Exposition de 11h à 18h de mercredi à vendredi (20h jeudi). Samedi de 11h à 13h, avant la vente à 14h.
Au lendemain des Journées du patrimoine et à quelques jours de la visite du Pape, prévue vendredi et samedi à Paris et Saint-Denis(93), les édifices religieux de la capitale sont mis en lumière. L’occasion de s’intéresser à l’origine du nom de la basilique Notre-Dame-des-Victoires (2e), dont l’histoire remonte à près de 400 ans.
- •La construction de la basilique débute en 1629, sous l’impulsion des Augustins et à l’initiative du roi Louis XIII.
- •Ce dernier souhaite que le lieu soit dédié à la Vierge Marie et soit appelé Notre-Dame-des-Victoires.
- •Le monarque veut en effet célébrer ses victoires militaires, et notamment la récente prise de La Rochelle, autrefois cité protestante, achevée en 1628.
- •Notre-Dame-des-Victoires ne célèbre pas uniquement une réussite du roi, très attaché à la foi catholique.
- •Louis XIII attribue en effet tous ses succès militaires à la protection de la Vierge.
- •Très investi, le roi posera lui-même la première pierre du monument le 9 décembre 1629. Sa construction ne sera terminée qu’en 1740.
- •Au fil des années, la signification des « victoires » prend une portée plus large, se rapportant à toutes les guérisons, naissances, protectionset vocations qu’ont pu connaître les fidèles.
- •Le lieu abrite d’ailleurs plus de 37 000 ex-votos, petits objets servant d’offrandes ou de remerciements suite à un vœu.
- •Depuis 1972, la basilique est classée Monument historique.
- •Ces dernières années, elle a connu plusieurs rénovations, avec la restauration du maître-autel ou du narthex, selon la Fondation Avenir du patrimoine.
- •D’autres projets sont prévus d’ici à 2028, comme la réfection des 7 tableaux de Carle Van Loo, qui ornent son choeur, et de la chapelle de la Vierge.
UN MESSAGE D’ENGIE
Entrée chez ENGIE en stage en 2018, Louise Leleu dirige aujourd’hui un département Réseaux de chaleur en Seine-et-Marne et dans l’Essonne, avec 34 collaborateurs. Du Lean Management au facility management, puis à l’exploitation des réseaux de chaleur, elle raconte son parcours.
3 questions à Louise Leleu, Responsable de département Réseaux de chaleur chez ENGIE
EN HUIT ANS, VOUS AVEZ CHANGÉ TROIS FOIS DE MÉTIER SANS CHANGER D’ENTREPRISE. COMMENT CELA S’EST-IL CONSTRUIT ?
- •Je suis arrivée en stage de fin d’études comme chef de projet Lean Management, avant d’être recrutée en CDI. Après deux ans, j’avais envie de plus d’opérationnel : gérer un portefeuille, un client et des équipes. C’est beaucoup en échangeant avec des collègues que j’ai découvert les trajectoires possibles. J’ai ainsi rejoint un contrat de facility management au musée du quai Branly, d’abord comme responsable planification puis comme adjointe du responsable de département.
- •J’ai également participé à plusieurs communautés internes, comme la Communau’Tech, et à un programme de mentoring inter-entités. Ces rencontres m’ont permis d’explorer d’autres perspectives et de rencontrer des personnes passionnées. On m’a fait confiance sur des postes pour lesquels je n’avais pas nécessairement toute l’expérience attendue, et j’ai accepté de relever le défi.
- •Chef de projet, je n’avais jamais exploité d’installation ni encadré d’équipe. Aujourd’hui je dirige des équipes techniques. L’envie, la motivation et la confiance qu’on m’a accordées m’ont permis d’y parvenir.
. EN QUOI CONSISTE VOTRE MÉTIER AUJOURD’HUI ?
- •Je gère plusieurs équipes qui exploitent des réseaux de chaleur en Île-de-France. Nous produisons une énergie en grande partie renouvelable et la distribuons à des logements, bureaux, hôpitaux ou commerces, soit l’équivalent de 45 700 logements chauffés. C’est très concret, avec un impact local qui donne du sens au métier.
- •Une journée peut commencer par un café avec les équipes techniques pour évoquer les problématiques du moment, se poursuivre par une réunion avec une collectivité, un point financier avec le contrôleur de gestion, puis une réunion sur l’extension d’un réseau. Il m’arrive ainsi de passer d’une mairie à une visite de site en tenue de sécurité dans la même journée ! Management, technique, performance énergétique, contractuel, commerce, financier. J’aime particulièrement cette diversité qui nécessite souvent de trouver une solution en équipe.
- •Cette année, nous lançons notamment l’extension du réseau de Saint-Michel-sur-Orge, soutenue par la Ville : il va doubler de taille et permettre de chauffer 2 800 logements supplémentaires. Un projet qui mobilise mes équipes, mais aussi les travaux, le commerce et la gestion : un vrai travail d’équipe.
- •Ce qui me tient le plus à cœur, c’est d’être au contact des équipes et de travailler sur des sujets qui répondent aux enjeux de demain.
QUE DIRIEZ-VOUS À UNE INGÉNIEURE QUI HÉSITE À CANDIDATER SUR UN POSTE D’EXPLOITATION ?
- •Les femmes ont toute leur place dans les métiers de l’exploitation. Il n’est pas indispensable de connaître la technique sur le bout des doigts : il faut de l’ouverture d’esprit, l’envie d’apprendre et savoir se poser les bonnes questions. Les équipes techniques sont passionnées par leur métier et, si vous prenez le temps de les écouter, elles vous en donneront les clés.
- •Je me suis moi-même interrogée sur ma légitimité : à 29 ans, sans être spécialiste des réseaux de chaleur, j’allais encadrer des techniciens expérimentés. C’était un nouveau défi à relever. Avec leur appui, de l’écoute et l’envie d’apprendre, j’ai trouvé ma place. Cette expérience m’a montré que l’on peut réussir sans avoir toutes les réponses dès le départ.
- •Si vous avez envie de faire un métier passionnant et qui a du sens, il faut se lancer.
ENGIE recrute des ingénieures et ingénieurs partout en France, sur des postes à responsabilité en exploitation, ingénierie d’études et pilotage de projets. 👉 Découvrez nos opportunités.
Nos postes sont ouverts à toutes et à tous, et chaque candidature est examinée sur les seules compétences et l’expérience.
REVUE DE PRESSE
Centres de loisirs. Les inscriptions pour les vacances d’automne sont ouvertes jusqu’au 5 octobre via le portail Paris Familles. Plus d’infos.
Art monumental. Paris accueille jusqu’au 30 novembre 6 reproductions géantes de chefs-d’œuvre du Getty Museum de Los Angeles. Des toiles de Vincent Van Gogh, Édouard Manet, Paul Cezanne et d’autres maîtres recouvrent plusieurs façades de la capitale, du Louvre à Notre-Dame, à l’occasion des 250 ans de l’amitié franco-américaine. Le Parisien raconte ce projet.
