À l’occasion de la Journée Nationale de l’Orgasme, célébrée chaque année le 26 juillet, JOYclub, la première communauté sexpositive d’Europe avec plus de 6 millions de membres, publie en partenariat avec l’IFOP une étude inédite sur le fossé de l’orgasme en France. Menée auprès de 2 210 Français.es, cette étude met en lumière le fossé de l’orgasme persistant entre hommes et femmes, l’augmentation spectaculaire de la simulation et le décalage de perception entre partenaires. Les résultats interrogent profondément notre rapport à la performance, à la communication et au plaisir partagé.
LE FOSSÉ DE L’ORGASME : UNE RÉALITÉ PERSISTANTE, PARTICULIÈREMENT MARQUÉE CHEZ LES JEUNES
En 2026, 53 % des Français.es déclarent avoir un orgasme à chaque rapport ou presque. Mais ce chiffre agrégé masque un écart considérable : 67 % des hommes atteignent l’orgasme à chaque rapport ou presque, contre seulement 40 % des femmes, soit 27 points d’écart.
Ce fossé est encore plus marqué chez les jeunes. Parmi les moins de 35 ans, 75 % des hommes atteignent l’orgasme à chaque rapport ou presque, contre 33 % des femmes seulement. L’orgasm gap ne se résorbe pas avec les générations, il s’y accentue.
Un chiffre nuance cependant ce tableau : 59 % des femmes en situationship déclarent avoir un orgasme à chaque rapport ou presque, soit un taux nettement supérieur à la moyenne féminine. Un signal qui interroge le rôle du cadre relationnel et de la liberté de communication dans la qualité du plaisir partagé.
LA DURÉE DU RAPPORT : DES PERCEPTIONS QUI DIVERGENT
La durée moyenne d’un rapport jusqu’à l’orgasme est de 16,3 minutes, mais cette moyenne recouvre une réalité genrée : 14,6 minutes pour les femmes, 18 minutes pour les hommes.
21 % des Français.es déclarent que leur dernier rapport a duré moins de 10 minutes, 24 % chez les femmes, 18 % chez les hommes. 47 % entre 10 et 19 minutes, proportion quasi identique chez les deux genres. 32 % au-delà de 20 minutes, 28 % chez les femmes, 35 % chez les hommes.
Ces données de perception illustrent à elles seules l’angle mort masculin qui souligne un manque de dialogue authentique au sein des couples.
LA SIMULATION : UN PHÉNOMÈNE MASSIF, ENCORE TROP SOUVENT IGNORÉ
C’est sans doute la donnée la plus saisissante de cette étude : 59 % des Françaises déclarent avoir déjà simulé un orgasme. Ce taux monte à 81 % parmi les femmes ayant des partenaires sexuel.le.s occasionnel.le.s.
Face à cette réalité, seulement 32 % des hommes déclarent s’être déjà rendu compte que leur partenaire simulait, un chiffre qui monte à 44 % parmi les hommes ayant des partenaires occasionnels. La majorité des hommes n’ont pas conscience de la simulation. Ce n’est pas une question de mauvaise foi, c’est une question de dialogue. Ou plutôt, de son absence.
Les membres de JOYclub le disent eux-mêmes avec une clarté rare.
Une femme membre de la communauté témoigne : « J’ai souvent simulé car c’était des partenaires sourds. J’ai fini découragée de dire aux hommes qu’ils devraient revoir leurs bases. Je me prête à l’exercice avec ceux qui ont un semblant d’empathie et un ego peu chatouilleux. Et puis, beaucoup d’hommes ne sont pas à l’aise avec le non verbal ou le silence d’une partenaire ».
Un autre membre confie : « J’ai déjà simulé à plusieurs reprises avec des partenaires. Non pas que ce n’était pas bien, mais je ne montrais pas mon excitation, ce qui a dérangé plusieurs partenaires qui avaient l’impression que ça ne me faisait rien. Et j’ai déjà éjaculé sans orgasme de nombreuses fois aussi ».
Un homme de la communauté prend position : « En tant qu’homme je n’ai jamais simulé… mais j’ai pu être déçu. Pour ce qui est des femmes, je suis bien sûr contre, c’est une tricherie malhonnête. Je préfère savoir si ce jour-là je n’ai pas été à la hauteur, que penser que tout va bien et laisser de la frustration. On ne peut résoudre un problème qu’en toute conscience ».
LE VRAI SUJET : LA COMMUNICATION ET LA CONNAISSANCE DE SOI
Au-delà des chiffres, cette étude confirme ce que JOYclub défend depuis sa création : le plaisir ne se présuppose pas, il se construit. La simulation n’est pas une solution, elle perpétue le problème.
Les membres de la communauté l’expriment avec justesse.
L’un d’eux résume : « L’orgasme ne peut pas être réduit à l’aspect physique. Le psychisme joue un rôle décisif. Une femme vraiment féminine veut recevoir de la tendresse, elle veut vivre quelque chose « avant » et « après »… Les hommes pensent tout autrement et c’est un dilemme. Une femme vraiment érotique veut aussi en savoir plus de l’homme, ressentir plus de choses et surtout se sentir comme un être humain à part entière, pas seulement comme un obsédé sexuel
Sur la question des positions, un membre rappelle l’évidence trop souvent oubliée :
« Avec chaque partenaire, il y a une position différente avec laquelle on va être le plus en phase » ; une façon de rappeler que le plaisir se co-construit, qu’il n’existe pas de recette universelle, et que la connaissance de l’autre passe nécessairement par l’échange.
Le dialogue authentique reste la clé du vrai plaisir.
« Cette étude confirme ce que notre communauté de 7 millions de membres vit chaque jour : le fossé de l’orgasme n’est pas une fatalité, c’est le symptôme d’un manque de dialogue. 59 % des femmes ont simulé, pas parce qu’elles le souhaitaient, mais parce qu’elles ne se sentaient pas en confiance pour dire la vérité. Et 68 % des hommes ne se sont jamais rendu compte de cette simulation, non par indifférence, mais par manque d’outils pour lire l’autre. Chez JOYclub, nous croyons que l’ouverture, la communication et l’exploration sont les vraies clés du plaisir partagé. La Journée Nationale de l’Orgasme est l’occasion de rappeler que le plaisir féminin n’est pas un luxe, c’est un droit. Et que le plaisir partagé, ça se construit ensemble ». affirme Louiza
CHIFFRES CLÉS DES QUESTIONS DE L’ÉTUDE SUR L’ORGASME
Le fossé de l’orgasme – fréquence et réalité
- 53 % des Français.es ont un orgasme à chaque rapport ou presque
- 67 % des hommes, contre 40 % des femmes seulement : 27 points d’écart
- Chez les moins de 35 ans, le fossé est le plus extrême : 75 % des hommes, 33 % des femmes
- Cas particulier : 59 % des femmes en situationship ont un orgasme à chaque rapportou presqueLa durée du rapport jusqu’à l’orgasme
- Durée moyenne : 16,3 minutes (14,6 minutes pour les femmes / 18 minutes pour les hommes)
- Moins de 10 minutes : 21 %, dont 24 % chez les femmes et 18 % chez les hommes
- Entre 10 et 19 minutes : 47 %, proportion identique chez les deux genres (48 % / 47 %)
- Plus de 20 minutes : 32 %, dont 28 % chez les femmes et 35 % chez les hommesLa simulation
- 59 % des Françaises ont déjà simulé un orgasme
- Ce taux monte à 81 % parmi les femmes ayant des partenaires sexuels occasionnels
- Seulement 32 % des hommes se sont déjà rendu compte que leur partenaire simulait
- Ce taux monte à 44 % parmi les hommes ayant des partenaires sexuel.le.soccasionnel.le.sL’angle mort masculin
- 32 % des hommes détectent la simulation, révélant un manque de dialogue authentique
- 59 % des femmes ont simulé, le dialogue authentique reste la clé du vrai plaisir
