La Semaine mondiale de l’allergie se tient cette semaine. L’occasion de s’intéresser à l’évolution des risques dans la capitale, aux spécificités parisiennes et aux pollens, principaux facteurs des allergies respiratoires.
- •Fondée par l’association World Allergy Organization (WAO), la Semaine mondiale de l’allergie a pour objectif de sensibiliser le grand public et de faire connaître l’allergologie.
- •Dans l’Hexagone, l’association Allergie France relaie cette année l’événement.
- •Le thème de cette édition est : « Soigner les allergies, c’est essentiel ».
- •D’après l’Assurance Maladie, environ 30 % des adultes en France ont une allergie. Les acariens, les animaux domestiques (de par des protéines contenues dans leur corps) et les pollens sont les principales causes.
- •En Île-de-France, le nombre de personnes atteintes serait d’environ 3 millions.
- •« Une vieille étude japonaise a montré qu’à quantité de pollen égale, on est plus gênés en ville qu’à la campagne. Cela se vérifie aussi à Paris », explique Madeleine Epstein, allergologue dans la capitale.
- •« La pollution de la ville agit sur les voies respiratoires en produisant l’inflammation des muqueuses, et en fragmentant les grains de pollens, ce qui contribue à renforcer les risques », poursuit-elle.
- •Malgré des risques plus importants dans les zones urbaines, les allergies « sont les mêmes partout », précise Madeleine Epstein.
- •« Il y a une forte saison des arbres au début du printemps, et maintenant, au début de l’été, c’est au tour des pollens de graminées. Le pollen est léger et vole très loin, il n’est pas nécessaire d’être à l’endroit de l’émission pour être touché ».
- •La carte des émissions de pollens produite quotidiennement par Airparif, organisme chargé de l’étude de la qualité de l’air en Île-de-France, montre d’ailleurs cette présence importante ainsi que le pic de pollution que traverse actuellement la région.
- •« On a l’impression que les allergies étaient, dans les années 1970, une prédisposition génétique familiale. À l’époque, 7 ou 8 % de la population était concerné. Aujourd’hui, on est autour de 30 %, et d’ici 2050 cela devrait augmenter jusqu’à 50 %. Cela tend à montrer que la pollution agit sur le génome », conclut l’allergologue.
