Dès aujourd’hui et jusqu’au 20 juin, Renaud est au cœur d’une exposition inédite organisée à la mairie du 13e. Un parcours sensible jalonné d’œuvres inspirées de son univers revient sur l’une des carrières les plus emblématiques de la chanson française.
- •Né le 11 mai 1952 à Paris, Renaud Séchan, dit Renaud, grandit dans le 14e et s’impose dès les années 1970 comme l’une des voix majeures de la critique sociale, marquée par un usage singulier de l’argot.
- •Avec plus de 25 albums publiés, dont Mistral gagnant (1985) et Boucan d’enfer(2002), et avec près de 20 millions de disques vendus en France, il est l’un des artistes les plus marquants de sa génération.
- •L’exposition Renaud Ren’art lui rend hommage en mettant en lumière des œuvres variées, peintures, sculptures, illustrations, collages et créations graphiques, inspirées des textes engagés du chanteur révolté.
- •En mai dernier, le chanteur célébrait ses 50 ans de carrièreavec 3 concerts au Zénith (19e).
- •Une longévité exceptionnelle sur laquelle revient aussi l’exposition, en montrant comment son œuvre continue d’inspirer artistes et admirateurs.
- •Les bénéfices d’un recueil inédit regroupant une quarantaine de travaux de plasticiens inspirés des textes de l’artiste, nommé Renaud Ren’art, seront reversés à l’association Togeth’Art afin de soutenir la création artistique dans les pays touchés par la guerre ou les catastrophes naturelles.
- •La capitale, son atmosphère et son langage occupent uneplace centrale dans le travail de Renaud, qui y a souvent puisé ses décors, ses personnages et ses inspirations.
- •Des célèbres chansons le montrent, comme Amoureux de Paname (1975) ou encore La bande à Lucien(1976), qui décrit un groupe de jeunes issus des quartiers populaires parisiens, mais aussi Parc Montsouris(2019), un récit plus intime et nostalgique.
- •Après l’accueil positif de l’exposition Renaud, des mots et des images en 2024, la mairie du 13e entend une fois de plus célébrer la mémoire artistique et l’attachement d’un homme à une ville qui l’a largement inspirée.
Y aller : 1 place d’Italie, 13e. Vernissage ce soir à 18h.
Écrivain et spécialiste de l’histoire de l’érotisme dans la capitale, Marc Lemonier publie aujourd’hui un nouvel ouvrage, Paris Érotique (éditions La Musardine). Il y évoque des adresses actuelles mais aussi l’histoire de la ville et ses spécificités.
- •Auteur habitant Paris depuis des années, Marc Lemonier s’est spécialisé dans les ouvrages traitant de la capitale, de ses secrets et de son histoire, mais aussi du cinéma et de l’érotisme.
- •De 2000 à 2012, il est à la baguette du Guide du Paris Sexy, « qui recensait des adresses dites érotiques », précise-t-il.
- •Il a aussi écrit, entre autres, Histoire(s) du Paris libertin ou Secrets de maisons closes, tous publiés aux éditions La Musardine.
- •« Cet ouvrage est une fusion de ce que j’ai pu écrire auparavant. C’est à la fois un recueil d’adresses et un guide historique qui raconte les lieux parisiens liés à l’érotisme de près ou de loin », décrit Marc Lemonier.
- •L’objectif de l’écrivain est de « présenter un panorama, tout sauf glauque, de l’érotisme, et de montrer que cette thématique couvre tous les domaines, de l’art à l’histoire en passant par le commerce ».
- •Les lecteurs, qu’ils soient des touristes ou des Parisiens, peuvent découvrir des espaces variés : sex-shops, bars gays ou lesbiens, restaurants ou même clubs libertins.
- •Mais l’auteur y évoque aussi musées (Le Louvre, Orsay, Maillol…), galeries d’art, salons de tatouages, une bibliothèque ainsi que des œuvres érotiques accessibles en plein air, comme des statues.
- •« J’aime montrer que, derrière la ville que l’on voit, il y a des éléments du passé qui permettent de la découvrir différemment, c’est ce qui m’anime lors de l’écriture », ajoute-t-il.
- •« Pour moi, Paris peut être qualifiée de capitale de l’érotisme. C’est un sujet culturel, et surtout, on y trouve des lieux et des souvenirs associés à la sexualité librement consentie, au libertinage, ce qui n’est pas forcément le cas dans d’autres villes où la prostitution prend une grande place », juge Marc Lemonier.
- •« D’ailleurs, les premières traces d’étuves où des gens se rencontraient pour des relations amoureuses remontent au Moyen Âge. Ce n’est pas nouveau ! », complète-t-il.
- •L’ouvrage est accessible ici, à 17 €.
Une nouvelle table gastronomique vient d’ouvrir ses portes au cœur du 8e. Eskal est une adresse familiale qui propose une cuisine haut de gamme centrée sur la créativité et les produits.
- •Eskal, c’est une affaire de famille. Le projet est porté par Ken Nanaumi, entrepreneur spécialisé dans la restauration, et ses 3 associés : son père Yasuo, restaurateur depuis plus de 50 ans, sa sœur Maya, directrice artistique, et sa compagne Vanessa Weber, cheffe pâtissière.
- •Après avoir ouvert en 2023 Akabeko (7e), table gastronomique qui propose une fusion franco-japonaise, l’équipe souhaitait « partager d’autres expériences gastronomiques, avec une nouvelle identité », précise Ken Nanaumi.
- •Chez Eskal, le chef Alexandre Chambat, passé par la Monnaie de Paris (6e) ou le Pavillon Ledoyen (8e), mais aussi des adresses au Japon ou en Nouvelle-Zélande, est aux manettes de la cuisine.
- •« Nous partageons les mêmes valeurs de respect de l’humain et du produit. C’est sur ça que l’on veut se concentrer. Tout est sourcé, et nos cuisiniers sont presque des cueilleurs : ils n’hésitent pas à aller sur le terrain pour trouver les meilleurs aliments », détaille Ken Nanaumi.
- •La salle, de son côté, a une esthétique épurée, portée sur la nature, avec du bois, de la pierre et des couleurs rappelant lelichen et la forêt.
- •Deux comptoirs, dont l’un en travertin, délimitent cet espace légèrement tamisé installé en coin de rue.
- •« Avec le chef, nous avons aussi le point commun d’avoir réalisé un tour du monde, et cela peut l’inspirer dans les recettes qu’il imagine », ajoute Ken Nanaumi.
- •Parmi les spécialités que l’on peut découvrir, on remarque un homard, poché puis braisé, servi avec une sauce au diable et sa pince recomposée comme un rouleau de printemps.
- •Autre proposition, un pigeon rôti, accompagné d’une farce fine et de céréales, et agrémenté d’une sauce relevée.
- •La carte change régulièrement au fil des saisons et des envies des équipes.
- •À noter : menu déjeuner à 65 €, menu en 4 temps à 110 € et menu Eskal en 6 temps à 130 €.
Y aller : 47 rue des Mathurins, 8e. Réservations ici.
Le Printemps asiatique s’invite à l’Hôtel Drouot
À l’occasion du Printemps Asiatique, l’Hôtel Drouot met l’Asie à l’honneur avec un programme foisonnant mêlant expositions, conférences, ateliers d’experts et ventes spécialisées. Du 3 au 6 juin, une avant-première en salle 12 permettra de découvrir une trentaine d’objets qui passeront sous le marteau dans les jours suivants : céramiques chinoises, statuaire bouddhique tibétaine, jade impérial, laques, netsuke japonais ou porcelaines vietnamiennes.
Parmi les pièces remarquables, un Chakrasamvara tibétain du XVe siècle, un cachet impérial chinois de l’époque Qianlongen néphrite céladon, ou encore un rare pique-cierge en jade de la dynastie Qing, dont seuls deux exemplaires similaires sont aujourd’hui connus dans les grandes collections muséales de Pékin et Taipei. Le parcours se prolonge aussi vers le Japon avec une sélection de netsuke, vers le Vietnam avec les porcelaines « bleu de Huê », ou encore vers la Chine des Qing avec une robe brodée à décor de dragons.
Autour des ventes, Drouot proposera également une conférence sur les trésors de jade, le lundi 8 juin, ainsi que deux ateliers gratuits sur inscription : l’un consacré à la porcelaine « bleu de Huê » le 10 juin, l’autre aux netsuke japonais le 11 juin. Du 3 au 6 juin, l’Hôtel Drouot accueillera aussi en salle 11 Modes de présence, une exposition dédiée à la jeune scène contemporaine asiatique, avec les œuvres de Ruimin Ma, Manman Zheng, Zihua Fan, Chuhan Xiao et Ivy Zishan Tang. Une belle occasion de découvrir les arts d’Asie sous toutes leurs formes, des objets anciens aux créations contemporaines, avant de suivre les ventes organisées du 4 au 19 juin à l’Hôtel Drouot et sur drouot.com.
Pour découvrir le programme complet, rendez-vous sur 👉 drouot.com.
VOX, le festival du livre audio et de la lecture à voix haute revient ce soir pour une 5e édition à la Maison de la Poésie (3e).
- •Depuis sa fondation en 2018, VOX met en avant les formes innovantes, de la littérature orale à la création sonore en passant par la lecture immersive.
- •L’événement a lieu depuis 2022 à la Maison de la Poésie.
- •Cette année, le thème retenu est « l’art de la désobéissance ».
- •Au programme de la soirée, lectures à voix haute, ateliers d’écriture et un concert littéraire proposé par l’artiste interdisciplinaire Claïmax qui vient défendre son dernier projet, Journal d’une adoptée.
- •Des extraits de livres audio dont les parutions sont prévues au début de l’été seront également diffusés en avant-première.
- •Auteurs, éditeurs et comédiens seront présents lors de cette soirée. L’occasion pour les lecteurs et auditeurs d’avoir un aperçu des coulisses de l’écriture et de l’édition.
- •Deux sorties majeures de l’année feront l’objet de lectures à voix haute : Stéphane Ronchewski lira Une pension en Italie dePhilippe Besson et Odile Cohen Et la joie de vivre de Gisèle Pelicot.
- •Des ateliers d’écriture en autonomie ou des lectures déambulatoires complètent l’offre.
- •Plus d’informations sur le site de l’événement.
- •Alors que le marché du livre audio ne cesse de progresser (+ 16 % en 2026 en France), de nouveaux débats commencent à émerger, notamment autour de l’IA vocale.
- •Le festival réunit les acteurs du monde du livre autour d’une conviction : la voix humaine reste un acte d’émotion, de transmission et de résistance.
- •« Lire à voix haute, c’est déjà, en soi, un acte de partage qui refuse le silence. Cette année, nous voulons faire résonner les textes qui ont osé dire « non » », écrivent les organisateurs.
Y aller : 157 rue Saint-Martin, 3e. Entrée gratuite sur réservation ici.
La cathédrale Notre-Dame de Paris (4e), l’église Saint-Julien-le-Pauvre (5e) ou les vestiges gallo-romains de la crypte archéologique de l’Île de la Cité (4e) : Paris abrite de nombreux monuments datant de plusieurs siècles. Mais le plus ancien visible dans la capitale vient de plus loin, et n’a été rapporté en France qu’au XIXe siècle.
- •Lorsque l’on pense à un édifice parisien ancien, les premiers noms qui viennent en tête sont souvent les arènes de Lutèce et les thermes de Cluny (5e).
- •Seuls édifices de l’époque romaine conservés de cette façon à Paris, ils ont été érigés entre la fin du 1er et le début du 2esiècle.
- •Mais un autre monument emblématique de la capitale a vu le jour des siècles auparavant, et loin des frontières de la France : l’Obélisque du Louxor, couramment appelé Obélisque de la Concorde.
- •Celui qui trône désormais sur la place de la Concorde a vu le jour il y a plus de 3 000 ans, au XIIIe siècle avant J.-C., en Égypte.
- •Cadeau du gouverneur d’Égypte à la France, il est installé à son emplacement actuel le 25 octobre 1836 devant une foule immense.
- •Auparavant, il ornait le célèbre temple d’Amon, à Louxor, accompagné d’un 2e obélisque, lui resté sur place.
- •Il est donc le doyen des monuments visibles à Paris, étant âgé d’environ 1200 ans de plus que les arènes de Lutèce.
- •Haut de 23 mètres et lourd de plus de 220 tonnes, la pièce est ornée de hiéroglyphes. Elle est classée aux Monuments historiques depuis 1937.
- •L’édifice a été rénové entre 2021 et 2022 afin de consolider des microfissures apparues au fil du temps et de le nettoyer profondément, sans pour autant altérer sa beauté.
- •Une pointe dorée en acier, appelée pyramidion, a été rajoutée au bout de l’obélisque en 2023, conformément à son aspect original.
L’ouverture de l’œuvre de JR sur le Pont Neuf reportée
Touchée par un coup de vent mardi en fin de journée, la Caverne du Pont Neuf, installation artistique éphémère imaginée par l’artiste JR sur l’édifice, a été endommagée. Une partie de la toile de la pièce a été déchirée, et son ouverture au public, prévue samedi, est reportée, rapporte Le Figaro. La nouvelle date doit encore être définie.
Un cinéma historique de Saint-Germain-des-Prés rouvre
Ouvert pour la première fois en 1969, le Saint-Germain-des-Prés(6e), autrefois appelé Bilboquet, Le Beau Regard ou le Silencio des Prés, était portes closes depuis début 2025. Grâce à un repreneur et après une période de travaux, il a rouvert ses portes mercredi, proposant des places qui n’excèdent pas les 11 €, précise Le Bonbon.
