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LIRE : POUR l’Amour DE MATHILDE De Louis CARON

amour

En 1939, le peintre français Henri Ramier se rend au Canada dans les forêts de la Mauricie où il est accueilli par Félix Métivier, un important forestier dans son pays. Reçu tel un roi, le peintre y séjourne, mille fois ébahi par la beauté de la nature. Dans cette demeure, il y rencontre Mathilde, une infirmière de vingt-cinq ans et attachée à l’entreprise.

Bien que le peintre ait le double de son âge, le courant passe entre les deux et ils vont vite devenir amants, au grand dam des parents de Mathilde qui envisageaient un partenaire plus jeune pour leur trésor. Félix n’est pas non plus d’accord avec cette relation même s’il n’est pas contre le fait que l’ami français se fasse son infirmière de temps à autre.

La romance se poursuit jusqu’au jour où la Seconde Guerre mondiale éclate en Europe. Le peintre décide alors de retourner en France, plus particulièrement dans son Gers natal où il a hérité de la maison de son père, une fois six pieds sous terre. Henri a pu séduire Mathilde car son épouse avait passé l’arme à gauche il y a déjà quelques années, sans doute emportée par un cancer foudroyant que l’on ignorait à l’époque.

De retour dans le sud de la France, il retrouve la fidèle Célestine, employée déjà par son père disparu. Il redécouvre aussi Laetitia Damazan, professeur dans un lycée de Pau et amante, non exclusive, du peintre depuis de longues années. Il n’hésite donc pas à parcourir soixante-dix kilomètres, en pleine guerre pour aller la retrouver. Henri l’a décrit telle « une grande femme gréée comme une caravelle avec une opulente poitrine » qui le troublait. Il apprécie la ferveur de leur relation physique qui lui fait oublier Mathilde merveilleusement bien.

Pendant ce temps-là, cette dernière décide de faire un geste pour la planète et s’engage dans la résistance comme spécialiste radio. Elle a suivi une formation très intensive à Londres et puis, parachutée dans le sud de la France, elle se retrouve chez Laetitia, résistante elle aussi, parce que sa radio ne fonctionne pas aux normes françaises. Elle y découvre celui qu’elle prenait pour son homme, le peintre Henri Ramier. Étonnée, elle retrouve, ipso facto, son Henri qui va la rendre enceinte pour le plus grand bonheur du couple en 1943.

Depuis ce moment, exit Laetitia, Henri et Mathilde, c’est du béton armé.

Pour l’amour de Mathilde, c’est une histoire tellement attachante que le lecteur se trouve réellement seul à la fin du roman.

Mathilde(1)Un livre délicieux

L’Archipel. 348 pages.

20 €. Format 24 x 15 cm

Dominique LE FUR

dl@infos-75.com

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