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Paris wee-kend : 17/18/19 Février 2017

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Eli Lotar au Jeu de Paume

L’exposition » Eli Lotar (1905-1969) » revient sur le parcours d’un grand acteur de la modernité photographique. La scénographie révèlera son travail sur les paysages urbains, industriels ou maritimes, mais aussi son art singulier des portraits, qui montrent son attrait pour les poses et postures et sa proximité avec la plupart des grands artistes de l’époque. Son engagement social et politique sera également mis en avant, à travers ses collaborations avec des écrivains, des hommes de théâtre ou encore des cinéastes que le contexte sociopolitique troublé des années 1930 ne laissait pas indifférents.

Un œil moderne

A travers plus d’une centaine de clichés, on parcourt l’œuvre avant-gardiste, diablement moderne et parfois étonnamment surréaliste de ce photographe contemporain de Germaine Krull, Giacometti et Luis Bunuel. Reporter au regard précis et cherchant l’angle le plus percutant pour rendre compte de la réalité à l’œuvre, il réalisa un certain nombre de photos pour la presse de l’époque (Détective, VU, L’art vivant…) que l’on rencontre ici, aussi bien par leurs tirages originaux que par les coupures presse dans lesquelles elles prenaient place.

Cette mise en scène du contexte artistique d’Eli Lotar ajoute à la brute authenticité du quotidien d’un photographe pour magazines des années trente. Réel et réaliste, Eli Lotar témoignait en effet de son temps, de sa ville, des hommes qui la faisaient. Une emprise du réel sur son travail qui se retrouve également dans son travail cinématographique.

Un homme de cinéma, aussi

Réalisateur d’un court-métrage de vingt-quatre minutes sur Aubervilliers – que l’on a le plaisir de pouvoir voir entièrement dans l’exposition –, Eli Lotar jouait de tous les médiums que son temps lui procurait dans sa recherche d’archiviste du réel. Passé plus inaperçu encore que ses photos, son travail au cinéma est ici revalorisé. Engagé politiquement, de façon tenace et convaincue, il faisait de sa caméra un outil de dénonciation par la monstration des conditions d’extrême misère dans lesquelles vivent les habitants de ce ghetto parisien.

Hommage émouvant et nécessaire

Chaque cliché est senti et porte l’empreinte d’un œil fin et perspicace par lequel tout spectateur est emporté, tant dans le Paris d’antan que dans le mécanisme optique du photographe visionnaire. On retrouve les effets visuels propres à cet avant-gardisme, mais on trouve surtout un regard singulier, qui cherche à mettre en lumière l’humanité vivante, délicate et frontale, pauvre et créative.

Ainsi le Jeu de Paume nous livre une rétrospective nécessaire parce qu’elle présente un travail de l’image s’inscrivant dans une histoire de l’art plus large, mais toujours surprenante tant ses maillons se révèlent parfois très tard.

1 place de la Concorde
8e
Paris
Heures d’ouverture Le mardi de 11h à 21h et du mercredi au dimanche de 11h à 19h
Transport Métro : Concorde ; Bus : 24, 42, 72, 73, 84 ou 94
Prix De 7,50€ à 10€
Site Web de l’événement http://www.jeudepaume.org/?page=article&idArt=2686

 

Vendredi 17 février

tristesse contemporaine

Aux commandes de cette machine new wave sans âge, le trio le plus apatride de l’Hexagone: Narumi est japonaise, Maik anglais d’origine jamaïcaine et Léo suédois. Avec son dernier album en date, « Stop and Start“, le groupe épure encore et toujours sa formule imparable: deux accords/un minimum d’instruments/un maximum de réverb… Soit une certaine idée du less is more appliquée à la pop musique, avec dix morceaux aiguisés comme la lame d’un rasoir.

Tristesse Contemporaine – Let’s Go (Official Video)

Tristesse Contemporaine

Boule Noire
120 boulevart de Rochechouart , 75018 PARIS

Le vendredi 17 février 2017

payant

the peacock society

The Peacock Society, c’est l’incontournable pèlerinage annuel de tous les fans de house et de techno. Avec des concerts et des DJ sets bien sûr, mais aussi des lieux de rencontres entre le public et les musiciens, des espaces chill-out, des think tanks, une warehouse… De quoi attirer un line-up éclectique qui saura ravir les foules les plus exigeantes.

THE PEACOCK SOCIETY 2017

Parc Floral de Paris
Route du champ de manoeuvre, 75012 Paris

Du vendredi 17 février 2017 au samedi 18 février 2017

payant

Samedi 18 février

monchichi

Monchichi, duo chorégraphique de Honji Wang et Sébastien Ramirez, décline les arts et les manières d’être deux, et explore avec humour toutes les facettes de l’altérité. Le spectacle est leur création source, racontant dans un condensé de poésie et de tendresse ce qui les unit dans la vie, au travers de leur double culture et de leur pratique du hip-hop. Le chêne du sud et le roseau de l’est esquissent joies et conflits, à travers leurs racines chorégraphiques…

Une danse hybride / Monchichi

Monchichi

Théâtre du Rond Point
2 bis avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 PARIS

Du mardi 14 février 2017 au samedi 18 février 2017

payant

Expo Anna Boulanger

Anna Boulanger est une jeune artiste contemporaine, qui papillonne sans se poser entre dessin et littérature. Elle expose au Point Ephémère des œuvres originales issues de ses albums « Birds » et « l’Absence », parus aux excellentes éditions Le Tripode. Se situant à la croisée du bestiaire, du livre d’art, du recueil de sagesse et de l’invitation à la rêverie, Birds est un livre d’une infinie douceur. L’Absence, quant à lui, est un livre entre art et poésie. Avec une série de treize diptyques de paysages extérieurs et intérieurs, accompagnée d’un bref texte, Anna Boulanger nous immerge dans un monde confronté à l’absence, à la disparition.

Birds

Exposition Anna Boulanger

Point éphémère
200 Quai de Valmy , 75010 PARIS

Du jeudi 16 février 2017 au mardi 28 février 2017

gratuit

How to love au Petit Bain

Pour la quatrième édition de son festival How To Love, Petit Bain s’associe à Frenchy but chic pour rendre hommage à la génération novö, tout en gardant un oeil vers l’avenir, sous le signe de ligne claire, que ce soit dans les traits de Serge Clerc, illustrateur à l’honneur cette année, que dans les accords cristallins de la pop hexagonale. Riche programme ce soir avec Arnold Turboust, Mini-Vague, et en tête d’affiche Aline, jeune fleuron de la pop hexagonale et son tube imparable, « Je bois et puis je danse ».

Aline – « Je bois et puis je danse » – Clip officiel

How to Love, saison 4, épisode 5

Petit bain
7 Port de la Gare, 75013 PARIS

Le samedi 18 février 2017

payant

Dimanche 19 février

l’île de la Cité du futur

Située au cœur de Paris, l’Île de la Cité n’a pas fait l’objet d’un projet d’aménagement de grande envergure depuis les travaux du Baron Haussmann au XIXe siècle. L’expo « Mission Île de la Cité » est le résultat d’une mission d’étude et d’orientation sur l’avenir de l’île, à l’horizon des 25 prochaines années. La salle des Gens d’Armes de la Conciergerie accueillera ainsi 20 panneaux de très grand format rétroéclairés, plongeant les visiteurs dans ce que pourrait être l’Île de la Cité à l’horizon 2040 grâce à des cartes, des projections et des vidéos.

« Mission Île de la Cité – Le coeur du coeur »

La Conciergerie
2 boulevard du palais, 75001 PARIS

Du mercredi 15 février 2017 au lundi 17 avril 2017

payant

sieste littéraire

A la recherche d’un alibi culturel pour rester inerte en ce dimanche après-midi? Nous avons le plan qu’il vous faut. La Maison de la Poésie invite Bastien Lallemant, ses complices musiciens et des auteurs, à inventer une sieste littéraire… Les artistes construisent ensemble un concert en acoustique mêlant lectures et répertoires de chacun, à découvrir allongé confortablement, dans la pénombre et se laisser bercer. Et inutile de culpabiliser: vous avez parfaitement le droit de vous endormir.

Sieste littéraire

La Maison de la Poésie
157 rue Saint Martin, 75003 PARIS

Le dimanche 19 février 2017

payant

 

 

 

 

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